29 décembre 2006
Les contrats « léonins » risquent de diviser Kabila et Gizenga
© Faustin Kuediasala | Le Potentiel Edition 3914 du Jeudi 28 Décembre 2006
Pourquoi Radio France international s’est intéressée à ce chercheur congolais qui vient de publier un ouvrage intitulé : « Crimes économiques dans les Grands Lacs africains ». Il s’agit bel et bien de Jean-Paul Mopoko Banda, qui était l’invité mercredi de Christophe Boisbouvier au journal Afrique de Radio France international. Sans trop bercer dans des discours politique, l’homme – en fin technocrate et chercheur indépendant – s’est dit convaincu que la collaboration entre le président Joseph et le premier ministre pressenti Antoine Gizenga ne sera pas de tout aisée. A la base, pense-t-il, il y a notamment l’exécution de tous les contrats « léonins » signés par le président de la République depuis 2002 qui en sera la pomme de discorde. L’intégralité de l’interview en page 3).
On sait que le Congo a été pillé pendant les six années de guerre, est-ce que le pillage a continué depuis la fin de la guerre ?
Absolument, le pillage a continué mais sous d’autres formes que durant la guerre. Aujourd’hui, c’est directement le gouvernement qui signe des contrats léonins et qui donne des avantages exorbitants aux multinationales étrangères tout simplement pour s’assurer le pouvoir et des revenus personnels.
L’exploitation minière représente trois quarts des exportations du Congo/Kinshasa. Quels sont les secteurs miniers où les autorités congolaises ont le plus bradé leur patrimoine ?
Il y a les secteurs de l’or, du diamant, du cobalt et du cuivre. Mais, c’est surtout dans le secteur de diamant où vous avez la Miba , une entreprise d’Etat, qui a été dépouillée de l’essentiel de ses sites rentables au profit de la Sengamines , une société congolo-zimbabwéenne créée par Kabila père et poursuivie par son fils sans que des investissements lourds pour moderniser l’outil de production ou de travail n’aient pu être faits.
Est-ce qu’il y a aussi du scandale dans les secteurs du cuivre et du cobalt au Katanga ?
Absolument, vous avez suivi celle les contrats signés par le président Kabila et des multinationales dont personne ne connaît le contenu, et cela, en s’appuyant sur le Code minier promulgué en 2002 et qui octroie tous les pouvoirs au président de la République de négocier, de signer des contrats, et de seulement de tenir informer les parlementaires. Le panel des experts des Nations unies détaillent et donnent la liste complète de ses multinationales. Il y en a 87 au total. Il y a donc des sociétés écran qui ont été créées avec la complicité des responsables politiques congolais pour pouvoir exploiter les ressources naturelles en RDC.
L’an dernier, une commission parlementaire dirigée par le député congolais Christophe Lutundula a mis à nu le scandale de plusieurs contrats miniers, est-ce que ce rapport a servi à quelque chose ?
Ce rapport a servi un tout petit peu sur le plan médiatique. On en a beaucoup parlé. Une partie de ce rapport a été publiée sur Internet. Mais, sur le plan politique et sur le plan concret, ce rapport n’a pas réellement servi, car il n’a jamais été discuté au Parlement pour qu’on puisse renégocier les contenus des contrats. Il y a eu de blocage de la part des proches du président Kabila qui n’ont pas voulu que ce rapport soit discuté.
Est-ce que la campagne électorale a permis de faire un grand déballage ou de pointer par exemple les plus grands prédateurs du pays ?
Non, pour la simple raison que les acteurs même de cette campagne étaient des seigneurs de guerre qui ont tous trempé dans le pillage des ressources naturelles. L’opposition politique, représentée par Tshisekedi, n’a pas pris part à cette campagne. Et donc, en partant de là, il n’y a pas eu déballage autour du pillage des ressources naturelles.
Le futur premier ministre Antoine Gizenga veut exclure de son gouvernement toute personne impliquée dans le pillage des ressources minières. Est-ce que vous croyez qu’il pourra tenir parole ?
Là, j’ai bien peur parce que tous ceux qui sont présentés comme pilleurs sont ceux cités notamment dans le rapport du panel des experts des Nations unies. Mais des gens qui n’ont pas été cités, mais qui ont pris une part active dans l’exploitation des ressources naturelles. Ceux-là ont donc toute leur chance d’entrer dans le gouvernement de M. Gizenga.
Quelles sont les personnalités en vue qui ont été citées ?
Vous avez le général Kalume, l’actuel ministre de l’Intérieur. Il y a Katumba Mwanke qui est l’éminence grise du président de la République. Il y a aussi Charles Okoto, ancien ministre des Affaires étrangères et Pad de la Miba. Mais , beaucoup d’autres, rebelles ou anciens membres du gouvernement qui n’ont pas été cités, mais qui se trouvent dans le vaste pillage des ressources naturelles du pays. Le rapport Lutundula a fait état de 26 contrats léonins qui ont été signés entre 2001 et 2003, et qui ont conduit à une perte sèche de près de 11 milliards de dollars pour la RDC.
On sait que les multinationales qui ont signé ces fameux contrats sont notamment sud-africaines, britanniques, américaines. Est-ce que dans ces conditions les gouvernements de Pretoria, de Londres, de Washington ont pu rester neutres pendant les dernières élections ?
Je pense que non. Le gouvernement sud-africain, surtout, qui était très impliqué dans le processus, mais aussi britannique et américain n’ont pas été neutres. Car, quand le panel des Nations unies avaient publié son rapport, sur les 87 multinationales citées, 14 de l’Afrique du Sud.
Au lendemain de son élection, Joseph Kabila a promis d’ouvrir cinq chantiers en faveur du développement. Est-ce qu’il va pouvoir financer les chantiers avec les revenus du secteur minier ?
Je crains que non, car la personne qui a signé les contrats léonins s’appelle le président Kabila. Alors il ouvre cinq chantiers. Pour pouvoir dégager une marge de manœuvre et utiliser des ressources pour financer ses chantiers, il faut renégocier ces contrats. Or, tout le monde l’a vu, jusqu’à quatre ou cinq mois avant les élections, le président Kabila continuait à signer des contrats. Et, tout le monde disait à ce moment là que c’était des conditions pour que les multinationales et les gouvernements occidentaux lui assurent leur soutien à la victoire. Aujourd’hui, il a été élu, va-t-il aussitôt remettre en cause ces contrats ? je pense que non.
Est-ce que ça ne risque pas de provoquer un malentendu avec le futur premier ministre Antoine Gizenga ?
Evidemment, le malentendu va être l’application de ces contrats que Gizenga n’a pas signés, mais qu’il va être obligé d’appliquer.
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Contrats léonins du Katanga
Au Katanga et à l’Est
Si, au Katanga, il y a encore possibilité de débattre, de corrompre…pour amuser la galerie (trompe-oeil, apparences…), mais le gagnant est déjà connu et viendra de la volonté arbitraire des esclavagistes et des prédateurs et de leur Kapita médaillé local déjà en poste à Kinshasa.
Mais il ne sera pas question de permettre à n’importe qui que ce soit, au risque d’être abattu comme un chien, de discuter ou de se présenter comme Candidats aux postes des gouverneurs des provinces hautement stratégiques du Sud-Kivu, du Nord-Kivu, de Maniema et de Province Orientale. Ces provinces sont déjà la chasse gardée et en réalité déjà annexées au Rwanda, Burundi, Tanzanie, Ouganda…Ce sont déjà des provinces de ces pays et non de la RDCongo. Il ne sera permis à aucun vrai congolais de lever son petit doigt, de poser sa candidature et de gagner la bataille. Le problème sera tranché et réglé ex cathedra par les esclavagistes et les prédateurs sans en accord avec les dirigeants du Rwanda, de l’Ouganda, de la Tanzanie , du Burundi…
En l’occurrence: rappelez-moi le nombre des voix de vote obtenues à l’”élection présidentielle” par Mbusa Nyamuisi, Pierre Pay-Pay… dans leurs propres fiefs et familles? Selon mes informations, c’est “Joseph Kabila” qui avait remporté haut la main, avec 500% des voix de vote partout à l’Est. Aucun de ces malheureux candidats n’a pu lever un petit doigt et protester. Tous ont été priés de se tenir bien tranquilles, trop tranquilles même et même d'appuyer "Joseph Kabila" au 2ème tour.
Continuez à participer à la Pièce Théâtrale , à légitimer l’escroquerie électorale et à parachever le Complot ourdi par les esclavagistes et les prédateurs contre vous-mêmes, contre vos familles, contre votre propre Patrie et contre votre propre Peuple.
© Dr François Tshipamba Mpuila
Katanga: Agitations suspectes pour le poste de gouverneur de province (Correspondance destinée a la presse)
De toutes les provinces, le Katanga semble être la seule province où l’on enregistre une grande agitation autour du poste de gouverneur de province avant même que la période officielle de campagne électorale ne commence. De colossales sommes d’argent seraient mises en jeu. L’on parle même des promesses d’enveloppes avoisinant cent mille dollars américains à chaque députe provincial le Menaces et trafic d’influence se succèdent. Peut-on dire au peuple katangais ce qui se trame au juste ? Qu’est ce qui se cache derrière la course au poste de gouverneur du Katanga ? La réponse pourrait se trouver dans la lettre ci-dessous d’il y a quelques mois de la part de la jeunesse du parti politique Unafec cher à Mr. Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Dans cet article la Junafec révèle des faits insolites et graves ci-après :
- La richesse de Katumbi serait d’origine douteuse
- Mr Katumbi serait impliqué dans des aventures qui seraient à l’origine du départ du pouvoir de l’ancien Chef de l’Etat zambien, Frédéric Chiluba
- La Junafec accuse Mr. Katumbi d’avoir amassé une fortune en faisant le trafic d'armes avec l'Unita en ajoutant que les armes trafiquées auraient servi a tuer nos compatriotes lors de la guerre d'agression Ougando-rwandaise
- La Junafec dénonce la participation active de Mr. Katumbi dans les pillages des richesses minières à Kilwa plus précisément à Dikulushi avec comme conséquence politique le refus des habitants de Pweto de voter pour le Chef de l'Etat alors que ce dernier n'y est pour rien dans ce que la Junafec qualifie d’entreprise mafieuse
- La Junafec dénonce également la présence de Mr. Katumbi dans plus de trois sociétés minières de Kolwezi
- La Junafec se demande comment un homme (Mr. Katumbi) qui est tellement plongé jusqu'au cou dans l'entreprise de pillage des ressources minières du Katanga peut-il donner des leçons a son leader politique (Mr. Gabriel Kyungu wa Kumwanza)
- La Junafec se demande si la course aux mandats électoraux auxquels de Mr. Katumbi ne viserait qu’à s'octroyer l'immunité nécessaire pour la protection de ses entreprises mafieuses.
Pour en savoir plus, je vous invite à lire l’intégralité du document de la Junafec tel que publié par © Katanganews.com © Jean Louis K. Kilufya (Lubumbashi)
GUERRE OUVERTE ENTRE KYUNGU WA KUMWANZA ET MOÏSE KATUMBI © Katanganews.com - Lubumbashi, le 2 septembre 2006
Qu'est-ce qui se passe au sein de l'AMP/Katanga ? Pas si loin qu'hier, on a vu Kyungu wa Kumwanza et Moïse Katumbi Chapwe bras dessus bras dessous entrain de battre campagne pour Joseph Kabila au premier tour des présidentielles, mais aujourd'hui, ces deux leaders du Katanga sont à couteaux tirés. Pour quelle raison ? Personne ne donnerait le véritable motif. Mais tout porte à croire que le feu qui couve sous les cendres est attisé par la présence de Moïse Katumbi aux législatives provinciales, car aux législatives nationales, où il s'était encore présenté, Moïse avait raflé les 1/3 des suffrages exprimés. Et sa présence aux législatives provinciales semble donner de la migraine aux autres candidats.
Est-ce le cas de Kyungu wa Kumwanza ? La question vaut la peine d'être posée. Certaines langues affirment que Kyungu avait tenu à son égard de propos peu courtois, à caractère injurieux. Ce à quoi, Moïse Katumbi avait répondu en des termes voilés. Cette grande fracture peut préjudicier Joseph Kabila au 2ème tour des présidentielles, car le Katanga risquerait de partir divisé. Prenant parti pour le leader de l'Unafec, la jeunesse de ce parti a adressé une lettre ouverte à Moïse Katumbi Chapwe.
Lettre dont voici l'exclusivité : " Depuis un certain temps, la JUNAFEC /Katanga s'est donnée une ligne de conduite qui n'est pas sans étonner plus d'une personne : à savoir ne pas poser des actes de nature à compromettre le bon déroulement du processus électoral pour lequel elle s'est battue depuis plus d'une décennie.
Seulement voilà, pendant que le peuple congolais en général et katangais en particulier a focalisé son attention sur la préparation des prochaines échéances électorales, c'est le moment choisi par le pécheur en eaux troubles pour rapporter des propos non vérifiés au Sieur Moïse Katumbi. Ce dernier à son tour et sans pour autant analyser les informations, profère des injures à peine voilées à l'égard de notre Leader Son Excellence Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza qui, comme vous le savez s'est battu pour la dignité et la réhabilitation du peuple katangais.
Sieur Katumbi, nous savons pour qui tu roules en feignant d'oeuvrer pour le Chef de l'Etat, manœuvre que tu utilises souvent pour t'attirer la sympathie des grandes personnalités ainsi profère des injures à peine voilées à l'égard de notre Leader Son Excellence Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza qui, comme vous le savez s'est battu pour la dignité et la réhabilitation du peuple katangais.
Sieur Katumbi, nous savons pour qui tu roules en feignant d'oeuvrer pour le Chef de l'Etat, manœuvre que tu utilises souvent pour t'attirer la sympathie des grandes personnalités ainsi que de leurs membres de famille pour accomplir avec aisance tes sales besognes. A cet effet, la JUNAFEC /Katanga a encore frais en mémoire les aventures dans lesquelles tu avais plongé l'ancien président zambien, faits qui ont entraîné sa chute et sa disparition de la scène politique zambienne. De plus, tu prétends avoir une richesse que Dieu seul sait comment tu l'as eue.
A ce sujet, la JUNAFEC /Katanga sait par exemple qu'à l'époque de feu Mzee Laurent Désiré Kabila, tu avais confisqué en Zambie la farine destinée aux nombreuses familles de la Gécamines en réclamation de la dette fictive que cette société te devait. Et aussi, nous savons combien de tonnes de cuivre détournées. Alors que tu étais transporteur de la société précitée. L'enquête diligentée par l'Audit interne de la dite société en Tanzanie fait foi. Sieur Katumbi, la population katangaise n'est pas dupe pour se faire berner jusqu'à ce point et prétendre aujourd'hui s'apitoyer sur elle en distribuant des moulins et autres bien ensanglantés.
Par ailleurs, la JUNAFEC /Katanga se souvient toujours que dans tes recherches effrénées du gain pour la gain, tu as amassé une fortune en faisant le trafic d'armes avec l'Unita lesquelles ont également servi pour tuer nos compatriotes lors de la guerre d'agression Ougando-rwandaise ayant entraînée plus de quatre millions de morts. Aussi la JUNAFEC /Katanga ne peut pas oublier ta participation active au pillage de richesses minières à Kilwa plus précisément à Dikulushi ayant pour conséquence politique. Le refus de nos frères de Pweto de voter pour le Chef de l'Etat alors que ce dernier n'y est pour rien dans ton entreprise mafieuse. La Jeunesse katangaise dénonce ta présence dans plus de trois sociétés minières de Kolwezi. Etant plongé jusqu'au cou dans l'entreprise de pillage des ressources minières du Katanga ; quelle leçon veux-tu donner à notre Leader politique ?
Ensuite, la Jeunesse Katangaise se demande quelle est cette population qui t'a demandé de te présenter aux législatives nationales et provinciales n'est-ce pas là un calcul personnel visant à s'octroyer l'immunité nécessaire à la protection de tes entreprises mafieuses ? Veux-tu nous faire croire que la population katangaise est naïve pour cautionner ton escroquerie politique car l'on ne peut être à la fois député national et provincial.
Trop c'est trop ! La JUNAFEC /Katanga te mets en garde et se réserve le cas échéant le droit de réagir avec toutes les conséquences dommageables qui en résulteront au cas où tu persisterais dans tes actes visant à porter atteinte à ce monument politique katangais.Nous prenons à témoin le peuple congolais en général, le peuple katangais en particulier, la communauté internationale en l'espèce : le CIAT, la Monuc et l'Union Européenne pour que cesse la provocation qui n'a que trop durée ! " © KatangaNews
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Communiqué d'Armand De Decker
« Selon le ministre belge de la coopération au développement Monsieur Armand DE DECKER le fait que la troisième République Démocratique du Congo perpétue les violations des droits et libertés fondamentales - ainsi que l'illustre l'arrestation arbitraire de Maître Marie-Thérèse NLANDU le 21 novembre 2006 - ainsi que la reprise des conflits armés au nord Kivu et en Ituri ne semblent pas de nature à ternir la réussite diplomatique de la Belgique du dernier quart de siècle !!! Le 24 novembre 1965, lorsqu'il réalisa son second coup d'Etat Joseph Mobutu tout comme Joseph KABILA avait 35 ans. A l'époque le gouvernement belge s'était également rejoui de la prise du pouvoir par le futur Maréchal du Zaïre ... » http://www.lepan.be/?p=842#more-842
« Pour le Ministre Armand De Decker, l’avènement de la Troisième République Démocratique du Congo… est la plus éclatante réussite diplomatique de la Belgique du dernier quart de siècle ». Telle est la teneur du communiqué de presse envoyé par le ministre de la Coopération au développement, de retour de l’investiture de Kabila à Kinshasa…
Mieux : cette réussite est, toujours selon la même source, à mettre à l’actif de Guy Verhofstadt, de Louis Michel et d’ « Armand De Decker, qui lui succéda au Gouvernement ». C’est Karel De Gucht qui va apprécier… On sait que De Decker, brillant par ailleurs, rêvait du portefeuille des Affaires étrangères. De là à dire qu’il en a été le patron alors que seule la Coopération lui a été attribuée… Ou bien le message tenterait-il de justifier qu’il n’a pas repris l’avion gouvernemental organisé pour l’investiture de Kabila, qui donnait droit à deux nuits blanches dans l’avion? Le ministre, conduit par son attaché de presse, a en effet préféré dormir au grand hôtel Memling, emmener une équipe de télévision pour le filmer sur le terrain (Image, quand tu nous tiens..) et reprendre un avion de la SN Brussel airlines le lendemain soir. Au-delà de cette anecdote, que cherche donc le frais maïeur d’Uccle, en cette période bientôt à nouveau électorale ?
La pacification et la démocratisation de la RDC , un grand succès des gouvernements Verhofstadt
BRUXELLES - Le Ministre de la Coopération au Développement, Armand De Decker, a participé le 6 décembre avec la délégation gouvernementale belge à la cérémonie d'investiture du Président Joseph Kabila.
Au cours de ce moment historique, le Président Kabila a confirmé sa détermination à reconstruire le Congo, à instaurer la bonne gouvernance et à associer tout le peuple congolais dans la tolérance, à son grand dessein de relance économique et sociale.
Pour le Ministre Armand De Decker, l'avènement de la Troisième République Démocratique du Congo, symbolisée par l'avènement d'un Président et d'un Parlement démocratiquement élus, est la plus éclatante réussite diplomatique de la Belgique du dernier quart de siècle.
Armand De Decker estime que si le mérite du succès du processus électoral revient d'abord au peuple congolais qui a fait preuve de courage et de détermination dans sa volonté de changement et d'une immense patience, cette réussite du processus de démocratisation ne fut rendue possible que par la détermination des deux gouvernements Verhofstadt de placer le Congo au sommet de ses priorités internationales et par son obstination à convaincre la communauté internationale d'en faire autant. Sans la volonté et l'action de Guy Verhofstadt, de Louis Michel et d'Armand De Decker, qui lui succéda au gouvernement, tout cela ne se serait sans doute pas passé, tant le scepticisme et la cynique indifférence étaient présents tant en Belgique que dans le monde.
Pendant son entretien avec le Président Kabila, le Ministre Armand De Decker a indiqué sa décision d'augmenter considérablement l'aide belge au Congo.
Le budget de la Coopération Belge avec la RDC passera en effet de 79 millions d'euros en 2006 à 109 millions d'euros en 2007.
Un Programme Indicatif de Coopération pour les années 2008 à 2010 sera établi, en partenariat avec les nouvelles autorités congolaises, lors d'une Commission Mixte qui pourra être organisée rapidement après l'installation du nouveau gouvernement de la RDC.
Le 7 décembre, le Ministre Armand De Decker a signé avec le Ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Ramazani, deux conventions spécifiques portant sur le programme d'appui au système de santé (8 millions d'euros) et le programme de restauration de la justice (1,3 million d'euros).
Le Ministre Armand De Decker a constaté avec beaucoup d'intérêt l'état d'avancement des travaux d'assainissement de Kinshasa, initiés par la Coopération belge dans le cadre du plan d'urgence pour la RDC , et qui ont permis la mise au travail de 1.700 congolais depuis le 4 août dernier. Il s'est longuement entretenu avec les jeunes et les femmes des quartiers assainis qui ont témoigné de leur satisfaction avec beaucoup d'émotion.
Le Ministre De Decker a également constaté les progrès de la réhabilitation en cours dans le port de Kinshasa dans le cadre du jumelage avec le port de Bruxelles.
Le Ministre Armand De Decker a enfin annoncé aux autorités congolaises l'organisation à Bruxelles les 26 et 27 février 2007 d'une conférence internationale sur la gestion durable des forêts en République Démocratique du Congo.
Source : Communiqué de presse Armand De Decker, 08.12.06
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Encore des affrontements au Nord-Kivu !
Laurent Nkundabatware continue à narguer Kinshasa © DIOSSO OLIVIER - Edition 3915 du Vendredi 29 Décembre 2006
Laurent Nkundabatware, le général déchu des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), fait de nouveau parler de lui. Il continue à utiliser le langage des armes pour marquer son refus d’intégrer les forces loyalistes. Des tirs à l’arme lourde et légère se sont faire entendre le mercredi 27 décembre 2006 à Kasebeya, Nyarubara et Kabasanza, localités du territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu.
Les troupes fidèles au général dissident déchu Laurent Nkunda ont rompu la trêve observée depuis quelques jours en attaquant les positions des FARDC à Kasebeya, Nyarubara et Kabasanza, localités du territoire de Rutshuru, renseigne radiookapi.net qui cite le commandant de la 8ème région militaire adjoint chargé des opérations. La source rapporte que, selon des témoins, les affrontements se seraient localisés plus autour de Kabasanza. Et d’après, les sources de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc) et des habitants de la contrée, « le bilan faisait état d’au moins six blessés dont un civil et plusieurs déplacés. » Et de faire remarquer que « la plupart d’entre eux seraient venus de Kabasanza et auraient trouvé refuge à Chengerero ».
ETONNEMENT
Pour sa part, un officier des FARDC à Rutshuru, signale le Journal en ligne de Radio Okapi, a fait savoir que « leurs positions dans les collines avoisinant la localité de Jomba ont été attaquées par des insurgés le même mercredi depuis 3 H00’ du matin, heure locale.» Il a ajouté qu’il y a trois semaines, «les deux parties s’étaient affrontées à Bunagana, dans le même territoire de Rutshuru. Et que, depuis lors, leurs troupes sont restées face-à-face à Runyoni.»
L’opinion se pose la question de savoir pourquoi la hiérarchie aussi bien politique que militaire à Kinshasa continue à tergiverser sur le règlement définitif du cas Nkunda. Il est vrai que les donneurs de leçons, parrains du processus démocratique en cours en RDC souhaitent une solution politique au problème de ce général déchu et ses hommes. Mais il est aussi vrai que ces derniers ne l’entendent pas de cette oreille. Parmi les revendications contenues dans leur cahier des doléances, l’abandon par le gouvernement congolais des poursuites judiciaires à charge de Laurent Nkunda qui est sous le coup du mandat international. Ce que les autorités congolaises ne sont pas prêtes à concéder. Elles ne voudraient pas user de la politique de deux poids deux mesures. Thomas Lubanga, qui comparaît devant le Tribunal pénal international, ayant pratiquement commis les mêmes crimes pour lesquels Nkundabatware est poursuivi.
Jean-Louis Esambo : « L’instabilité gouvernementale guette la IIIème République » © Le Potentiel - Edition 3915 du Vendredi 29 Décembre 2006
Jean-Louis Esambo Kangashe, est chef de travaux à la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa, président de l’Association congolaise de Droit constitutionnel et expert constitutionnaliste ayant participé à l’élaboration de la nouvelle Constitution de la RDC. C ’est à ce titre qu’il a bien voulu accorder cet entretien au quotidien Le Potentiel.
En date du 12 décembre 2006, le président de la République a désigné un Informateur chargé d’identifier et de constituer une coalition majoritaire au Parlement en vue de la formation du futur gouvernement. Quelle lecture faites-vous de cette décision alors que l’AMP a prétendu avoir la majorité parlementaire avant les élections ?
L’art.78 de la Constitution donne le pouvoir au président de la République de nommer le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci. Aux termes de l’art.146 de la Constitution , cette majorité est qualifiée d’absolue, c’est-à-dire que le parti ou la coalition qui se dit majoritaire doit pouvoir compter au sein de l’Assemblée nationale plus de la moitié des députés qui la composent. Etant donné que l’Assemblée nationale est composée de 500 députés, la majorité absolue dont il est question s’obtient en concurrence d’au moins 251 députés. N’ayant pas réuni cette majorité, l’AMP ne peut prétendre faire désigner directement un Premier ministre, raison pour laquelle le président de la République a recouru à l’alinéa 2 de l’art.78 sus-évoqué pour désigner un Informateur, chargé d’identifier la coalition majoritaire.
Quelles conséquences peut-on tirer de cette situation en rapport avec le régime politique mis en place par la Constitution de la troisième République ?
La lecture combinée des articles 70, 71, 78, 90, 146, 147 et 148 de la Constitution permet de dire que le régime adopté en RDC combine les éléments d’un régime présidentiel et ceux d’un régime parlementaire. Ce régime est autrement appelé « régime semi-présidentiel ». Mais du fait de l’absence d’une majorité parlementaire solide à l’Assemblée nationale, on est plus proche d’un régime parlementaire avec les conséquences que les députés peuvent à tout moment, et s’ils le veulent, renverser le gouvernement, ce qui peut conduire à l’instabilité gouvernementale, les divers intérêts politiques justifiant souvent les motions de censure auxquelles on risque d’assister.
Etant donné que le président de la République est, aux termes des articles 70 et 71 de la Constitution , élu au suffrage universel sur base d’un programme qu’il n’avait pas en ce que il s’était présenté comme candidat indépendant, qu’arrivera-t-il au cas où le Premier ministre issu de la majorité parlementaire voudrait appliquer le programme du gouvernement accepté par l’Assemblée nationale ?
Les articles 90, 146 et 147 de la Constitution rendent le gouvernement responsable autant de la détermination que de la conduite de la politique de la Nation dont il est responsable devant l’Assemblée nationale. Si, aux termes de l’art.91 de la même Constitution, le gouvernement définit en concertation avec le président de la République la politique de la Nation , c’est bien lui et lui seul qui assume la responsabilité et conduit la politique de la Nation. Cela ressort clairement des alinéas 1er et 2 des articles sous examen, étant entendu qu’ en cas de motion de censure ou de vote de défiance, le président de la République n’en est nullement concerné.
Vous voulez dire par là que tout dépend du poids des acteurs politiques que de la lecture grammaticale de la Constitution ?
La Constitution de la RDC ne voudra que ce que les gouvernants et les gouvernés auront fait d’elle en s’en tenant non seulement à sa lettre mais à son esprit. En clair, tout dépend à la fois de la volonté du président de la République et du Premier ministre de respecter la Constitution , rien que la Constitution , mais aussi du poids politique réel dont dispose le Premier ministre, chef du gouvernement.
L’article 99 de la Constitution impose au président de la République et aux membres du gouvernement l’obligation de faire une déclaration de leurs biens avant leur entrée en fonction et à l’expiration de celles-ci. Pouvez-vous nous donner l’économie de cette disposition constitutionnelle et les conséquences juridiques et politiques de sa violation ?
Parmi les valeurs prônées par la Constitution de la RDC figurent notamment l’instauration de l’Etat de droit, la lutte contre l’impunité et la nécessité d’assurer la bonne gouvernance (voir exposé des motifs). C’est en vue de rencontrer ces valeurs et surtout de moraliser la vie politique nationale que cette disposition a été imaginée. Sa violation implique deux conséquences : c’est que, d’une part, le défaut de déclaration de ses biens devant la Cour constitutionnelle (l’actuelle Cour suprême de justice) endéans 30 jours de son investiture implique la renonciation à la fonction ou la démission ; et d’autre part, en cas d’une fausse déclaration ou de soupçon d’enrichissement sans cause, la Cour constitutionnelle ou la Cour de cassation, selon le cas, se saisit de l’affaire et fait engager des poursuites contre l’intéressé, par la décision prise à la majorité des deux tiers des membres du parlement composant le Congrès (Assemblée nationale et Sénat), conformément aux dispositions de l’art 166 de la Constitution. Pour les autres membres du gouvernement, la décision de poursuite et de la mise en accusation, est votée à la majorité absolue des membres composant l’Assemblée nationale. J’ajoute que cette déclaration faite devant la Cour constitutionnelle doit être communiquée à l’administration fiscale (DGI, OFIDA, DGRAD, Inspection générale des finances…) pour des impositions fiscales éventuelles.
En rapport avec le débat actuel sur la nécessité de réviser les contrats léonins signés pendant la transition, quel pouvoir disposent le Parlement et le président ?
L’article 213 de la Constitution donne au président de la République le pouvoir de négocier et de ratifier (non de signer) les traités et accords internationaux. Quant au gouvernement, il conclut (entendez par là négocier et signer) les accords internationaux non soumis à la procédure de ratification (après délibération en conseil des ministres) et en informe l’Assemblée nationale et le Sénat. Seuls les traités de paix, de commerce, ceux relatifs aux organisations internationales ou au règlement des conflits internationaux, voire même les traités qui engagent les finances publiques ou modifient les dispositions législatives, ceux ayant trait à l’état des personnes, comportant échange ou adjonction de territoire font intervenir le Parlement parce qu’ils ne peuvent être ratifiés ou approuvés qu’en vertu d’une loi. Concrètement, si les accords dont vous venez de faire état ont été signés dans les domaines que je viens d’indiquer, le Parlement peut engager la procédure de leur révision étant entendu que leur approbation ou ratification ne peut se faire qu’en vertu d’une loi. PROPOS RECUEILLIS PAR FREDDY MULUMBA ET R. NGAPI
Nouveaux combats dans l'est du Congo-Kinshasa © A.P. 28/12/2006
KINSHASA (AP) - De nouveaux combats ont éclaté mercredi dans l'est du Congo-Kinshasa entre les troupes proches d'un général dissident et l'armée régulière, faisant au moins 18 morts, a-t-on appris auprès de responsables de la MONUC.
Les affrontements ont éclaté aux alentours du village de Jomba, à environ huit kilomètres au nord de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, selon le porte-parole de la Mission des Nations Unies au Congo, le lieutenant-colonel Didier Rancher.
Il a expliqué que des tirs à l'armée lourde et légère avaient été entendus depuis 3h du matin après l'attaque des militaires proches du général Laurent Nkunda contre des positions des sections et compagnies des troupes loyalistes dans cette partie du Nord-Kivu.
La MONUC est intervenue pour "protéger la population et arrêter les combats", a ajouté le porte-parole. "Les casques bleus ont évacué cinq militaires loyalistes blessés parmi lesquels un capitaine". Selon lui, la MONUC n'a pas eu à tirer parce qu'elle n'était pas visée.
Dix-huit militaires proches de l'ancien général ont été tués lors de ces combats. Le bilan n'est pas définitif, a fait savoir Didier Rancher. Les affrontements ont touché trois autres villages, Kasebeya, Nyaruburo et Kabasanga. Leur population a fui en direction de l'Ouganda, a-t-il affirmé.
Ces combats ont repris après une accalmie observée depuis plus d'une semaine. Ils avaient éclaté fin novembre et avait connu une courte brève après l'intervention de la MONUC qui avait recouru le 25 novembre dernier à des hélicoptères de combat, véhicules blindés et troupes au sol pour repousser les dissidents.
Mais ces derniers, bien qu'en pourparlers avec le gouvernement, orchestrent des attaques sporadiques contre des positions de l'armée régulière. Nkunda, ancien général dissident de l'armée gouvernementale, a lancé sa propre milice dans l'est après la fin de la guerre civile en RDC en 2003, s'élevant contre le processus de transition.
© Copyright A.P.
Nkunda torpille les nouvelles institutions démocratiques © Congo Tribune 28/12/2006
Au moment où à Goma, comme dans toutes les provinces, les différentes ethnies recherchent des compromis permettant des alliances en vue de diriger les provinces, le tutsi Nkunda continue à se battre pour imposer le pouvoir tutsi par les armes..
Même la trêve de Noël est ignorée. Ce général déchu qui a refusé d’intégrer l’armée nationale continue à déverser son courroux sur la population de Jomba. En ces jours de Noël, il continue à ignorer le message de paix, et, descendant des collines de Gatete où il se terre, il a encore terrorisé les paisibles citoyens ce mercredi 27 décembre. Dans la mesure où son complice, le chef de groupement de Jomba, le sieur Mwambutsa, l'a rejoint dans son maquis, les combats ne peuvent que se poursuivre.
En effet, Nkunda ne peut pas imaginer que ce groupement puisse être dirigé par quelqu'un qui ne soit pas tutsi. Il s'agit pourtant d'un groupement habité principalement par les hutu. Il était dirigé par Segihobe, un hutu, que la bande à Nkunda a assassiné en 1996, en même temps que la quasi-totalité des chefs coutumiers bantu. Ces chefs coutumiers furent remplacés par des Tutsi. Tout comme Nkunda et ses mentors rêvaient d’exercer tous les pouvoirs à Kinshasa, en 1997, et progressivement dans toutes les autres régions.
Il faudra que Nkunda comprenne un jour que le temps d'imposer des chefs par les armes est révolu. Il faudra qu'il comprenne que le pouvoir acquis par les armes ne dure jamais longtemps. Il a pourtant beaucoup de preuves dans l'histoire de ces 10 dernières années en République démocratique du Congo. Lui et ceux qui combattaient avec lui, appuyés par la coalition rwando-ugando-burundaise, ont conquis le pouvoir sur l'ensemble de la République en 1997 en se cachant derrière Mzee Kabila. Leur manque de vision stratégique et leur esprit hégémonique a dressé le peuple contre eux et on sait les conditions dans lesquelles ils furent chassés de Kinshasa.
Se servant une deuxième fois de quelques compatriotes naïfs, ils se sont remis à reconquérir le pays dès Août 1998, en partant de Goma. Même s'ils n'ont pas réussi l'exploit précédent, ils ont pu néanmoins contrôler la moitié du territoire national durant plus de trois ans. Nkunda et ceux qui le soutiennent ne sachant vivre qu'en dirigeant et en dominant tous les autres, ils se sont tout approprié dans les zones qu'ils dirigeaient, ne laissant que des miettes et un pouvoir d'apparat aux non tutsi. La conséquence en fut leur rejet par la population dans les territoires dominés.
Même durant la transition, personne ne peut considérer que les tutsi ait été marginalisés dans le partage des responsabilités et des pouvoirs. Ceci ne leur a néanmoins pas permis de se rendre plus crédibles auprès des populations. D'où l'échec cuisant enregistré lors des dernières élections. Cherchant à obtenir par les armes ce qu'il n'a pas obtenu par les élections, Nkunda est donc résolu à empêcher l'installation et le fonctionnement des nouvelles institutions. Sauf si par des mécanismes contournant les règles constitutionnelles et démocratiques, la majorité actuelle consent à l'intégrer dans ces nouvelles institutions. C'est ça qu'il cherche à négocier.
Nous répétons une fois de plus à Nkunda ainsi qu'à ceux qui lui permettront de bafouer la constitution et la démocratie que le pouvoir obtenu par les armes ne s'exercent pas longtemps. Nous l’invitons d'abord à fraterniser ; il sera alors inclus dans le système. L'inclusion sera faite par la base, par la population, et non par les armes.
© Tabara Sebahutu © Copyright Congo Tribune
Guerre à l’Est : Le Nord-Kivu de nouveau à feu et à sang après quelques temps d’accalmie © Digitalcongo.net 28/12/2006
Les affrontements entre les éléments insurgés fidèles à Nkundabatware et ceux de la première brigade intégrée des Fardc, ont repris de plus belle au Nord-Kivu nous revient des sources généralement bien informées. Les insurgés ont été les premiers à attaquer les positions des Fardc mercredi vers 4 heures du matin dans les localités de Kaseka, Nyumbara et Kabasanza à environ 8 km de la paroisse catholique de Tomba et des collines de Runyonyi près de Bunagera, territoire de Rutshuru.
Le bilan de ces affrontements fait état de 5 militaires des Fardc blessés dont un grièvement. Un civil a aussi été blessé par balle. La population civile fuyant ces affrontements ont dû se réfugier pour les uns à la paroisse de Tomba et pour les autres, dans la localité de Busanza.
Il y a trois semaines, les Fardc et les insurgés de Nkunda s’étaient affrontés à Bunagera, créant une insécurité sans précédent dans la région. D’ailleurs, la population se plaint du fait des tracasseries dont elle était l’objet de la part des éléments armés. Depuis, les deux groupes se regardaient en chien de faïence et dans cette paix précaire, la population faisait un effort de vaquer à ses occupations, tant bien que mal. Qui plus est, des rumeurs faisaient état de l’acceptation des insurgés de réintégrer les Fardc.
Il nous est difficile pour le moment de dire avec exactitude ce qui a poussé les éléments insurgés à attaquer la position des soldats loyalistes.
Cependant de plus en plus, des voix s’élèvent pour que le gouvernement ne négocie pas avec Nkundabatware. Car, on avance que cela équivaudrait à faire de l’armée un lieu ou régnerait le tribalisme, le régionalisme. Or, l’armée dans la mesure où elle est apolitique et supranationale, doit éviter ces écueils. En acceptant de négocier avec Nkunda qui ne jure qu’au nom de son groupement tribal, on ouvre une brèche difficile à fermer par après.
Vu sous cet angle-là, cette reprise des combats ne signifierait pas pour certains qu’un noyau de forcer la main au gouvernement central à une négociation politique.
Là aussi, il ne manque pas de soutien. La Monuc , les membres des pays des Grands Lacs, tous soutiennent une solution politique pour une paix durable dans le Nord-Kivu.
Pour la population meurtrie par autant d’années de guerre, il lui faut une solution durable qui mettra fin aux exactions, viols, pillages et autres maux qui charrient la guerre !
Le Palmarès © Copyright Digitalcongo.net
Incompatibilité avec le mandat électif : L’article 97 de la Constitution divise les partis politiques© Freddy Monsa Iyaka Duku © Le Potentiel Edition 3915 du Vendredi 29 Décembre 2006
Un débat vient de surgir au sein des partis politiques. Il tourne autour de l’incompatibilité avec l’exercice de « tout mandat électif, de tout emploi public… ». Il s’agit particulièrement de l’article 97 de la Constitution. Cet article stipule : « Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat électif, de tout emploi public, civil ou militaire et de toute activité professionnelle à l’exception des activités agricoles, artisanales, culturelles, d’enseignement et de recherche.
Elles sont également incompatibles avec toute responsabilité au sein d’un parti politique ». C’est justement ce deuxième alinéa qui divise déjà plusieurs membres de différents partis politiques. L’interprétation sélective bat son plein à telle enseigne que les avis sont partagés.
En clair, cet article et cet alinéa voudraient tout simplement dire que lorsque, par exemple, un secrétaire général d’un parti politique est nommé membre du Gouvernement, il doit absolument démissionner de ses fonctions au sein de son parti pour autant que celles-ci sont incompatibles avec l’exercice de son mandat électif. Et ce dans l’hypothèse où si celui-ci a été élu député national provincial ou sénateur. Ce qui permettra aux décideurs de tout parti politique concerné de pourvoir aux remplacements.
Au regard de l’esprit et de la lettre de cet article, précisément en son alinéa 2, l’on doit s’attendre à des bouleversements au sein des partis politiques. Ceci dans la mesure où lors des consultations initiées par Antoine Gizenga, alors Informateur, de nombreux responsables des partis politiques ont exprimé le vœu de faire partie du Gouvernement. Donc, ils doivent apprêter leur démission pour quitter les fonctions qu’ils exercent dans le parti, en restant simples membres.
Mais quand on sait que la plupart de tous ces partis politiques se confondent avec leur « président - fondateur ou secrétaire général », il y a risque de voir ce « tsunami » politique qui se pointe à l horizon emporté plusieurs partis politiques. Ce qui aura un impact sur l’évolution des institutions politiques d’une manière générale avec tous les risques de provoquer une certaine crise politique. Car, l’éventualité d’assister à des « départs massifs » avec la création de plusieurs courants ou ailes dissidentes au sein des partis politiques, n’est pas à écarter.
MANDAT PUBLIC ACTIF
Autant qu’il faut bien interpréter cet article, autant il y a lieu de se référer à toute cette littérature abondante pendant la transition avec les mandataires publics. A cette époque, l’on avait soulevé cette question d’incompatibilité des mandataires publics avec le mandat électif.
Pour continuer à manger dans plusieurs râteliers, les constituants de cette époque et qui voyaient venir le danger, s’étaient illustrés par des supercheries pour introduire le concept « actif ». Il a fallu un avis consultatif de la Cour suprême de justice pour mettre un terme à cet imbroglio entretenu à dessein, plus par cupidité que sur base d’un raisonnement normal.
Mais cette fois, il s’agit de l’existence des structures politiques. Particulièrement les partis et regroupements politiques. Si par aventure politique, l’article 97 de la Constitution est mal interprété au sein des regroupements politiques officiellement reconnus, des remous politiques qui pourront subvenir auront un impact négatif sur l’ évolution sereine des institutions nationales.
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Revue de Presse congolaise - www.CongoIndependant.com
Aucune référence à M’ZEE LD Kabila dans son Discours d’investiture! Et tout est toujours morose !
Félicitations. Nous sommes soulagés que quelqu’un d’autre, en dehors de l’UDPS, l’ait aussi constaté, l’ait souligné et s’en soit étonné. C’est paradoxal et hautement significatif non !
La critique tardive sur le découpage électoral et les assemblées provinciales démontre que personne n’avait lu les critiques pertinentes et fondées formulées par le Professeur Léon de Saint-Moulin sur le découpage électoral actuel: le Professeur s’est dit ahuri et très déçu par les réponses aussi contradictoires qu’absurdes qu’il avait reçues des vénérables députés interrogés par lui à la sortie de l’Assemblée Nationale alors qu’ils venaient d’adopter la fameuse “constitution” de la 3ème République. Il donne, en l’occurrence, dans ses critiques, le cas flagrant de la Province de l’Equateur, de la Province Orientale et de la Province du Katanga ainsi que le cas de Kolwezi et de Mutshatsha.
Nous avions repris, dans nos articles et cela plusieurs fois, ces critiques à l’attention des lecteurs. Nous n’avons enregistré aucune réaction, pas même de nos Compatriotes ressortissants de ces provinces !
© Dr François Tshipamba Mpuila
RD Congo : Besoin de révolution
La fin de l’année se termine dans la morosité. Les investisseurs attendent l’assainissement de l’environnement économique avant de se prononcer. Les indicateurs économiques sont figés au rouge. Les experts du FMI ont émis à ce sujet leurs préoccupations dans un mémo interne daté du 12 octobre sur « l’ampleur du relâchement budgétaire constaté depuis fin juin ainsi que sur les pressions inflationnistes et de change qui en ont résulté ».
D’autres sources affirment que l’espace présidentiel a vidé les caisses de l’Etat. Alors que le pays a besoin d’aide financière urgente, les institutions de Bretton Woods conditionnent leur appui à la mise en place d’une bonne gouvernance et d’un plan d’austérité draconien. Après une campagne électorale féroce, la population demeure tétaniser et croupit dans sa misère sans perspective d’amélioration. Un informateur a été nommé pour dégager une majorité parlementaire alors que l’on croyait que le triomphe de l’AMP suffisait. Vraisemblablement la bataille des clans a-t-elle commencé ?
Quelques positionnements des politiciens s’opèrent dans l’indifférence générale. Le Congo entre donc en 2007 avec une économie délabrée et une population clochardisée. L’occident qui a organisé et financé les élections congolaises est satisfait avec l’élection de son candidat à la magistrature suprême. Le Congo demeure cependant un vaste chantier. Mais le « président élu » n’a pas de programme chiffré. La population continue à survivre avec moins d’un dollar US par jour, selon les statistiques de l’ONU. Quelques 46 années après la décolonisation du Congo, le pays semble s’installer dans un néo-colonialisme qui a encore de beaux jours devant lui. Lumumba voulait un pays politiquement et économiquement libre. Laurent Désiré Kabila ne préconisait pas autre chose que la poursuite de cet objectif. Mais les faits attestent que Joseph Kabila s’est inscrit dans un registre diamétralement opposé. Il a démantelé la Gécamines et hypothéqué la Miba (société d’économie mixte de diamants), deux fleurons de l’économie congolaise.
Dans son discours d’investiture, aucune référence à Mzee Kabila. On rappelle que sous la bénédiction de Joseph Kabila, des contrats léonins ont été signés avec des personnes n’ayant aucune capacité d’investissement tel que Dan Getler. Cela traduit bien la rupture avec l’idéologie de Lumumba, assure un observateur. Le pouvoir congolais est éloigné du peuple, constate-t-il. Au lieu des réjouissances populaires après une nette victoire avec plus de 58 %, selon la cour suprême de justice, Joseph Kabila a organisé la cérémonie de son investiture présidentielle dans un coin derrière le palais de la nation avec quelques invités bien ciblés. Un silence abasourdissant a été constaté au sein de la population, comme chez les membres de la diaspora.
Voilà en gros la situation qui attend le nouveau gouvernement. Aura-t-il les moyens de conjurer le sort ? Rien ne permet de répondre par l’affirmatif. Le formateur qui sera nommé cette semaine, Antoine Gizenga sans nul doute, formerait un gouvernement où l’on risque de retrouver des personnes citées dans le panel des experts onusiens comme « pilleurs présumés des ressources naturelles du pays ». De même des personnes épinglées dans les « rapports Bakandeja et Lutundula », comme « auteurs présumés des malversations financières ».
Le moyen unique pour hâter la « libération » reste « la rue », selon un analyste Congolais. Il faut que les Congolais se re-approprient leur pays et organisent eux-mêmes leurs élections « démocratiques, libres et transparentes », dont les résultats seront opposables à tous. Il s’agit d’un travail de longue haleine. Mais la victoire est au bout de l’effort. En attendant, le pays s’enfonce encore d’avantage dans un régime où des prisonniers d’opinion sont légions. Le cas des militants de l’UDPS et celui de Me Marie-Thérèse Nlandu, notamment. La représentation nationale s’oriente vers une composition où son Bureau serait totalement dominé par les partisans de Joseph Kabila. Le secrétaire permanent de l’Alliance pour la majorité présidentielle (Amp), Lambert Mende Omalanga avait déclaré : « Le bureau définitif sera dirigé exclusivement par l’Amp, le Palu et l’Udemo ». Ce monolithisme rappelle le régime du « Parti-Etat ».
Ali KALONGA © Congoindependant.com - 28 DECEMBRE 2006
Les Assemblées provinciales s’installent dans tous les coins et recoins de notre foutu pays convoité par la communauté occidentale. On en parlait depuis deux ans. Mais depuis le 18 février 2006, jour de la promulgation de la Constitution adoptée par référendum, ce n’était plus un secret de polichinelle. Il ne faut surtout pas croire que quelqu’un, quelque part, a prévu quoi que ce soit. Nenni ! Tout le monde a feint d’ignorer qu’il faudra des locaux, du personnel d’appoint, des équipements, des salaires, tutti quanti. Donc, ce qui devait arriver arriva, comme on dit chez nous. Il s’en est suivi une pagaille dont seuls les Congolais détiennent le secret. Nos Assemblées provinciales s’installent ainsi vaille que vaille. La plupart sont des SBF (Sans bâtiment fixe).
A Kinshasa la pourrie, l’Assemblée provinciale a trouvé refuge dans la salle paroissiale de l’Eglise Fatima ! Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Bref, passons. Ce sont nos députés provinciaux, ces mal logés, qui vont élire les sénateurs ainsi que les gouverneurs et vice gouverneurs de province. Nous sommes en pleine pagaille, dans la bouillabaisse.
Déjà, nous assistons à une guerre de tranchées entre les chefs coutumiers pour leur cooptation aux Assemblées provinciales. Il paraît qu’il y en a parmi eux qui maîtrisent à la perfection l’art de faire tonner la foudre comme d’autres font parler la poudre. Que deviendrons-nous si ces foudroyeurs s’amusaient à utiliser l’arme fatale ? Attention Messieurs à ne pas provoquer la Guerre des mondes avec vos gris-gris.
Comme si cela ne suffisait pas, l’élection des sénateurs et gouverneurs de province est devenue une affaire de gros sous. L’argent parle. Il faut des espèces sonnantes et trébuchantes pour emmener les députés provinciaux à jeter leur dévolu sur un candidat. Le tarif, on le connaît. Dans certaines provinces, chaque député provincial réclame au minimum 1.000 dollars. Quel sens pourrait-on donner à un tel vote ? Quelle valeur aura notre démocratie ? Pleure ô pays bien-aimé.
Mokossa Disu © Congoindependant.com 2006 DECEMBRE 28
Le découpage territorial prévu par la Constitution sera difficile à réaliser, prévient Banza Mukalay - Kinshasa, 28/12/2006 / Politique
Le Député Banza Mukalay est d’avis que la IIIème République sera confrontée à de multiples difficultés, en l’occurrence celle du découpage territorial prévu par la Constitution avec la création d’entités encore moins viables que celles en place. A l’allure où vont les choses, le découpage territorial risque de poser problème suite à l’insuffisance des infrastructures et moyens pour faire fonctionner les différentes entités. Comment faut-il pallier à cette situation ?
Vous posez bien la question et vous avez tout à fait raison. L’Etat doit se gérer sans état d’âme, sans réactions épidermiques, sans émotion et sans trop d’improvisation. Je crois que nous avons, à Sun City, été plus guidés par l’émotion, par l’état d’âme, par l’intérêt des gens qui voulaient çà et là se retrouver soit gouverneur, soit ministre provincial…
Malheureusement, cela s’est poursuivi au niveau du Parlement de transition, Assemblée nationale et Sénat, institué à l’issue de l’Accord global et inclusif. Les gens n’ont pas approfondi la question, ils ont agi d’une manière épidermique. C’est pourquoi, vous constatez que beaucoup d’Assemblées provinciales n’ont pas d’infrastructures.
Or, justement, si l’on veut gérer l’Etat, on ne le gère pas dans l’improvisation, on ne crée pas de structures pour ensuite chercher des moyens qui permettent d’asseoir des structures. Mais, on peut concevoir des structures et on cherche ensuite des moyens pour le fonctionnement de ces structures. C’est cela la démarche normale, la démarche rationnelle. Moi, je crois que si jamais on faisait le découpage dans trois ans, ça n’irait pas, sincèrement. Ça n’irait pas parce que, au lieu de résoudre le problème, on en multiplierait.
C’est-à-dire....
A titre illustratif, vous prenez le budget 2005, d’une province comme le Bandundu avec des réalisations de l’ordre de 4.024.469.101 Fc en dix mois par rapport aux prévisions qui étaient estimées à 5.837.333.629 Fc. Ca veut dire que ce budget qui est déjà insuffisant pour la province telle qu’elle est, si l’on doit le diviser encore en trois provinces qui doivent naître, il sera encore nettement insuffisant. Pour l’exercice 2006, dans la même province, sur les 10.412.075:348 Fc attendus, on en était encore qu’à 3.655.758.185 Fc en six mois. Rien qu’avec ce seul cas, on comprend l’ampleur des problèmes qui vont être créés en cas de découpage.
« Si jamais on faisait le découpage dans trois ans, ça n’irait pas parce qu’au lieu de résoudre le problème, on en multiplierait »
C’est vrai qu’on parle de fonds de péréquation, mais il faut que ce fonds existe, qu’il soit alimenté. Mais, par quoi serait-il alimenté? Parce que notre budget est toujours déficitaire et est toujours alimenté par un apport extérieur. Donc, je crois qu’on peut maintenir la décision du découpage. Mais on la diffère. Les Belges ont attendu 50 ans en programmant leur fédéralisme, nous ne pouvons pas à la fois faire le fédéralisme et le découpage, coupler cela sans créer des problèmes pour nos populations. C’est pourquoi, je suggère qu’on étudie, qu’on monte des structures, qu’on fasse le partenariat avec les Chinois pour qu’ils construisent, dans deux où trois ans, des bureaux partout. Et peut-être qu’au bout de dix ans, on peut commencer le découpage. Mais avant ça ce sera de l’aventure, des problèmes insolubles et inextricables qu’on va créer. Comme je vous ai dit, l’Etat se gêne sans état d’âme, c’est-à-dire qu’on doit analyser froidement la situation et puis prendre des décisions qui s’imposent.
Mais, ce découpage, indique-t-on, procéderait du seul souci de rapprocher, les administrés des administrants
Si jamais, comme vous l’indiquez, le souci réel est de rapprocher les administrés des administrants, alors pourquoi ne pas commencer dans trois ans par des collectivités plus vastes puisque cela coûterait moins cher au pays? On ne doit pas prendre cela comme une simple blague parce que le pays vient de la guerre et il doit consolider son unité et sa cohésion et également restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, toutes ces tâches qui risquent d’être mis à mal par une sorte de saucissonnage par un découpage manifestement mal préparée.
© Marcellin MANDUAKILA / Forum des As - 28/12/2006
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27 décembre 2006
L’obtention d’un visa belge ne constitue pas une garantie d’entrée dans le territoire du royaume de Belgique
Des voyageurs congolais en provenance de Kinshasa et d’ailleurs se disent victimes d’un traitement humiliant de la part des policiers fédéraux chargés de l’immigration à l’aéroport de Zaventhem.
Depuis plusieurs mois, les voyageurs congolais en provenance du Congo-Kinshasa et parfois d’ailleurs se plaignent de « contrôles discriminatoires et vexatoires » dont ils font l’objet à l’arrivée à l’aéroport de Zaventhem. « Le seul « crime » est d’être titulaire d’un passeport portant le label RD Congo », clament des voyageurs. Dès l’entrée à l’aérogare, les Congolais, disent-ils en chœur, doivent se mettre en file. A part. L’attente peut durer entre une à deux heures au grand dam des personnes âgées astreintes à rester en station debout. Commence alors une sorte de « second filtrage » effectué par des policiers fédéraux chargés de l’immigration. Ces voyageurs se disent ulcérés – après le « parcours du combattant » accompli à l’ambassade belge à Kinshasa – de devoir subir une sorte d’interrogatoire à Bruxelles-National alors que, à leur entendement, toutes les conditions exigées ont été réunies lors de la demande du fameux visa. A savoir : passeport en cours de validité, attestation d’assurance maladie, prise en charge et paiement d’un montant de 35 €. Cette somme est non remboursable en cas de rejet du dossier.
Jusqu’ici, ces passagers préféraient subir en silence. Certains d’entre eux ont décidé d’élever la voix pour interpeller les autorités congolaises. « Trop, c’est trop !». L’homme qui parle se dit le porte-parole d’un groupe de passagers. Il a contacté la rédaction de Congoindependant.com lundi 25 décembre. D’emblée, notre interlocuteur assène : « Le ministre belge de l’Intérieur de qui relève la police fédérale doit nous dire si la détention d’un visa délivré en bonne et due forme par une mission diplomatique belge constitue encore une garantie d’entrée sur le territoire du royaume de Belgique ». L’expérience vécue par ce Congolais et ses amis se résume comme suit. Le vol SN 359 de la compagnie aérienne SN Brussels, en provenance de Kinshasa, atterri à l’aéroport de Zaventhem aux alentours de 6h40. Et ce, après huit heures d’un voyage épuisant pour des passagers qui devaient se présenter à l’aéroport de Ndjili la veille à 20 heures. Dès que les pneus de l’Air Bus ont effleuré la piste d’atterrissage de Zaventhem, certains passagers n’hésitèrent pas à pousser un retentissant « ouf » de soulagement. L’appréhension se lisait dans le regard de voyageurs de nationalité congolaise. Pour cause : l’arrivée à Bruxelles est généralement, pour eux, une sorte de seconde « course aux obstacles ». « Visa en règle ou pas », enchaîne avec colère, une femme d’affaires jointe au téléphone à Bruxelles. « Lorsque mon tour est arrivé, explique le porte-parole des voyageurs, j’ai présenté mon passeport au policier ».
Après une vérification minutieuse du document, le policier engage une sorte d’interview : « Quelle est la raison de votre visite en Belgique ? » ; « Avez-vous réservé une chambre d’hôtel ?» ; « Que venez-vous visiter en Belgique ?» ; « Avez-vous une prise en charge ? ». Après ces interrogations, le policier se fait remettre le titre de voyage avant de d’inviter le voyageur à le suivre. Direction : Bureau de police. Pour quoi faire ? Ici, le voyageur subit une « confrontation » des empreintes digitales. Si le test se déroulait sans encombres, il pourrait quitter l’aéroport. « Pas si vite !», ironise un autre voyageur ayant vécu la même mésaventure. Faudrait-il encore prouver que des parents ou amis sont venus vous accueillir. C’est mon cas. Un policier m’a accompagné à la sortie de passagers pour vérifier ce fait. » Selon des sources diplomatiques proches des pays ACP (Afrique Caraïbes et Pacifique) à Bruxelles, les voyageurs en provenance de la RD Congo ne sont pas les seules victimes de ce « traitement humiliant ».
Plusieurs ressortissants des pays d’Afrique noire, des Caraïbes et du Pacifique formulent les mêmes plaintes. A l’initiative du secrétaire général des pays ACP, une réunion de travail a été organisée avec le service du Protocole du ministère belge des Affaires étrangères. La réponse belge a été tranchante : « L’obtention d’un visa belge ne constitue pas une garantie d’entrée dans le territoire du royaume de Belgique ». Le voyageur en provenance de Kinshasa de réagir : « Les Belges munis de visa délivré par une mission diplomatique congolaise sont accueillis à Kinshasa avec respect pendant que les Congolais se trouvant dans la même situation subissent des tracasseries policières à Bruxelles. Qu’attendent les autorités congolaises pour appliquer la réciprocité ? »
B. Amba Wetshi © Congoindependant.com 2006
00:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 décembre 2006
Revue de Presse congolaise
Et nous l’aurons voulu nous-mêmes!
La politique d’autruche actuelle n’est payante pour personne d’entre nous à court, moyen et long terme: quels que soient nos familles, nos clans, nos tribus, nos ethnies, nos provinces, nos partis politiques, nos mouvements de pression, nos partis fictifs et alimentaires, nos organisations interprofessionnelles, nos mouvements de Jeunesse, nos Cercles d’Amis, nos métiers, nos confessions religieuses, nos prêtres, nos pasteurs, nos fortunes, nos couches sociales, nos catégories, nos tendances….
“Ils ne mouraient pas tous. Mais tous étaient frappés” (Les Animaux malades de la Peste , La Fontaine )
© Dr François Tshipamba Mpuila
Corruption en RDC : La CELC accuse l’espace présidentiel
Le Phare 14/12/2006
Elle a fini par sortir de son long silence et cela pour faire mouche sur les principales institutions de la République pendant la transition. Selon le rapport que la commission de l’Ethique et de la lutte contre la corruption vient de rendre public, la RDC occupe la sixième place au monde parmi les pays les plus corrompus. Un record dont aucun congolais ne peut se vanter et surtout pas les officiels dont certains vont peut être inaugurer l’opération « portes grandement ouvertes des prisons » décrétée par le chef de l’Etat lors de son discours d’investiture.
Aussi curieux que cela puisse paraître, la palme d’or de ce record revient à l’espace présidentiel, note-t-on dans ce rapport sulfureux qui porte sur 30 institutions, services et entreprises étatiques ou assimilées. La question qui se pose à ce stade des débats est celle de savoir qui des cinq membres de cet espace présidentiel va tirer le premier sur les autres. Qui a le plus mouillé ses mains dans la corruption ? A moins de se trouver en face d’un club des mafiosi jurant de garder la loi d’Omerta, le moins que l’on puisse dire est que ce rapport vient de jeter un pavé dans la marre. Rien de nouveau sous le soleil, ironise un observateur averti qui se rappelle qu’au mois de mars dernier, un autre rapport avait fait état des dépassements budgétaires faramineux toujours au niveau de cet espace présidentiel avec des cimes vertigineuses atteignant des chiffres effarants. Tous les membres de l’espace présidentiel, sans aucune exception, avaient dépassé le budget leur alloué, aggravant le déficit budgétaire et cela au grand dam des experts des deux institutions de Bretton Wood.
Selon certaines sources généralement bien informées, ces dépassements budgétaires opérés par les membres de l’espace présidentiel n’ont servi qu’aux dépenses politiques et de souveraineté, une rubrique destinée à soigner la clientèle politique. Et chose bizarre, les deux institutions officielles de contrôle d’Etat que sont la Cour des comptes et l’Inspection Générale des finances sont demeurées muettes comme des cadavres alors que c’était là l’occasion rêvée de sanctionner les dilapidateurs du trésor public. Et dire que ces crimes ont été opérés au sommet de l’Etat, sans que le parlement n’ait levé le petit doigt.
En deuxième position, c’est la Magistrature Judiciaire. La cause réside au niveau des salaires de misère que l’Etat congolais offre aux magistrats de siège et des Parquets. Lesquels n’ont d’autre voie que de se rabattre sue les pauvres justiciables qu’ils sucent à souhait en multipliant les procédures de sorte qu’un procès, même le plus banal qu’il soit, peut aller jusqu’à cinq ans avant de connaître son épilogue. L’OFIDA vient en troisième position suivi des autres services générateurs des recettes de l’Etat que sont la Direction Générale des Impôts, la Direction générale des Migrations, la SNEL , le ministère des mines, celui du Budget, celui des finances, celui de l’Education et la Banque Centrale du Congo. Voilà le tableau sombre des organes où la corruption est la règle car elle joue un rôle primordial.
L’Agence nationale des Renseignements est aussi citée comme un lieu où la corruption est pratiquée à grande échelle, étant donné que dans ce pays l’on confond allégrement un service d’intelligence à celui des tortures. Les agents y affectés passent la plupart de leur temps à racketter qu’à réfléchir sur des questions qui touchent aux secteurs clé du pays.
Dans les catégories d’agents de l’Etat les plus corrompus, ceux de la police nationale occupent la première place suivis des magistrats, des douaniers, des officiers de la police judiciaire et ceux de l’immigration, indique ce rapport qui arrive au mauvais moment à moins qu’un audit général ne soit diligenté par le chef de l’Etat pour sanctionner ce fléau en guise d’avertissement pour que cela ne se répète plus jamais.
Fidèle Musangu © 14 décembre 2006- Copyright Le Phare
Tel président, tel premier ministre ?
Congo Tribune 15/12/2006
« Gizenga serait illettré ». Les différentes personnes (candidats à la présidentielle, membres du PPRD, congolais présents lors des accords de Sun City ou autres) qui livrent cette "information" aux congolais ne se voient accordée généralement qu'une oreille distraite, un sourire amusé bref pas beaucoup d'attention. Cette nouvelle est souvent prise pour un gag de plus comme la République Démocratique du Congo en foisonne depuis quelques années, et en particulier depuis ce jour funeste où une bande d'illuminés promirent aux congolais de les "libérés", mais ne firent qu'introduire les "vers" de l’imposture, du pillage et de l'asservissement dans le fruit "Congo".
Trop occupés à essayer de se défaire de ces indésirables et ne sachant souvent plus à quels saints se vouer, les pauvres congolais n'accordent pas toujours d'importance et ne réagissent plus toujours à toutes ces aberrations dont on les abreuvent depuis déjà trop longtemps. Ce désintérêt est d’autant plus stimulé par le fait qu'ils ont appris à leurs dépends que ces « saints », « amis du Congo », « sage », « voisins dits bienveillants » - peu importe la carte de visite utilisée pour mieux les endormir- n'ont jamais été qu'une partie de l'essaim d'abeilles voraces qui s'est jeté sur eux et leur terre comme sur du miel.
Est-ce donc étonnant si régulièrement, la faim et la misère aidant, certaines nouvelles leur passent par dessus la tête ?
Alors quand les forces de l'ombre lancent une nouvelle du type: « Gizenga sera probablement le futur premier ministre de la République absolument pas démocratique du Congo" qu'observe-t-on pour la majorité d’entre eux ?
Quelques "intellectuels" se perdent en discussion, supposition, analyse pour imaginer ce que sera le gouvernement sous la direction du fameux patriarche qui d'après des sources concordantes serait bel et bien quasiment illettré !!! Ou du moins beaucoup s'accorde à dire qu'il ne réunit pas les capacités physiques et mentales pour une telle mission. Sa dernière visite en Belgique semble avoir conforté cette idée. Pendant que la guerre du positionnement fait rage au sein de l’AMP et que cet argument de poids ressemble à du pain béni pour la horde de vautours qui s’y sont rassemblés, d'autres congolais continuent à s'enfermer dans ces lieux de « racket privilégié » de certains de nos pasteurs vendeurs de miracles pour passer au bon Dieu la commande du fameux Grand Kärcher qui viendra nettoyer la racaille qui continue à infester nos institutions et tant qu'à faire leur mettre directement dans l'assiette ce que leurs enfants mangeront à midi.
Voici donc de ce fait ce qui pourra à nouveau être considéré comme un test réussi prouvant, surtout pour ceux que cela arrange, qu'une fois de plus le congolais- cette drôle de bête- est bon à être dirigé par n'importe quoi ou n'importe qui et qu'il vaut mieux le mettre sous tutelle parce qu'il est devenu dangereux pour lui même et surtout pour ses enfants pour qui il n'a jamais été capable de proposer un véritable avenir.
Eh oui , chers compatriotes celui qui confie l'avenir de ses enfants à un incompétent est irresponsable, celui qui ne se bat pas pour réclamer ce qui revient de droit à ces mêmes enfants ou à lui-même est aussi irresponsable, celui qui accepte sans se défendre qu'un criminel dirige désormais sa vie et celle de ses enfants est ir-res-pon-sa-ble !
Et nombreux sont ceux qui le traiteront comme tel !
Conséquences: ceux qui se battent dans l'ombre pour qu'aucun organe de décision ne relève encore d'un congolais de la RDC , le cataloguant comme une des pires espèces de l'irresponsabilité auront de beaux jours devant eux .Si Gizenga devait effectivement être le Premier Ministre de la RDC il ne faudra pas compter sur les congolais qui acceptaient déjà de travailler pour notre général major kadogo pour s'en offusquer ;
Celui dont on vient d’affubler les congolais à la magistrature suprême le "petit" joseph président marionnette toxico de surcroît incapable de quoi que ce soit sans béquille intellectuel, piètre militaire ayant fui son fameux QG depuis que Nkunda rode dans les parages, digne élève de James Kabarebe l’orfèvre des massacres dans la région des Grands lacs aura un « collaborateur » de choix ! Tel président, tel premier ministre ?
Le fameux patriarche dont on ne connaît même pas les capacités intellectuelles ni la réalité de son expérience dans le monde actuel a-t-il vraiment sa place dans un quelconque gouvernement, et qui sont ces congolais et en particulier des hommes politiques dignes de ce nom qui continuent à accepter que la responsabilité de ce qui concerne la république démocratique du Congo ne puisse revenir qu’aux plus cancres, plus inconscients, plus cupides d’entre nous ou … à des étrangers ?
Marcel Kalwangila © Copyright Congo Tribune
LE SERMENT DE JOSEPH KABILA: GRANDE PREMIERE ET GRANDES INTERROGATIONS
Sanfinna du 11 au 17 décembre 2006
Deux considérations nous viennent tout de suite à l’esprit lorsqu’on analyse les élections qui viennent de se dérouler en RDC.
La première, c’est que le pays en 40 ans d’histoire, vient de se doter d’organes qu’il a élus de façon démocratique. Ce n’est pas qu’il n’y ait jamais eu d’élections au Congo. Le phénomène a été pratiqué aux premières heures de la décolonisation et sous le régime Mobutu. Mais il faut reconnaître que jamais, on a eu des consultations qui approchent d’aussi près le modèle de la démocratie classique. Il y a eu pluralité de candidatures, de partis politiques, des observateurs internationaux, une gestion des élections par une structure du type CENI dotée de grands pouvoirs..
Ce qu’il faut relever aussi, c’est que contrairement à ce à quoi on s’attendait, il n’y a pas eu de contestation post-électorale. Le perdant, Jean-Pierre Bemba, crédité de 42 % contre 58 % pour Joseph Kabila, a reconnu sa défaite et invité dans un esprit de paix ses partisans à en faire de même et à organiser la contestation politique dans le cadre républicain. On pourrait donc dire qu’à 35 ans, Joseph Kabila inaugure un cycle démocratique sous les meilleurs auspices et que, par conséquent, après 5 ans d’une guerre éclatée et qui a révélé à l’opinion internationale des crimes les plus horribles causant des millions de morts, tout est bien qui finit bien.
Mais quand on pense aux consultations congolaises, on ne peut pas s’empêcher aussi d’être assailli par bien d’interrogations.
Comment le jeune Président, au moment où les forces européennes s’apprêtent à quitter le territoire (si elles ne l’ont déjà fait) pourra-t-il assurer la sécurité à tous et surtout parachever l’œuvre de reconstitution de l’entité territoriale ?
Comment réussira-t-il à imposer un seul commandement, une seule armée dans cet immense pays quand les bandes armées sévissent encore ici et là, n’hésitant pas à s’attaquer aux Casques bleus même pendant les élections.
Et il y a ces questionnements autour de Jean-Pierre Bemba. A-t-il sincèrement accepté sa défaite ou juste par calcul : attendre que son dossier soit réglé à la Cour Pénale Internationale (CPI), attendre que Kabila se « plante » pour revenir plus fort au devant des choses ? Réussira-t-il vraiment à calmer ses troupes, à apaiser les haines qui couvent dans certaines parties du territoire où on l’a voté massivement contre Kabila, considéré comme un étranger ?
Là-dessus, il y a de sérieux doutes surtout qu’il a refusé de participer à la cérémonie de prestation de serment, manifestant de la sorte sa déception quant aux conditions de déroulement du scrutin, même si, pour des raisons tenant à l’intérêt général, il les a acceptées.
C’est dire qu’avec tous ces mauvais présages, on se demande pourquoi Joseph Kabila a estimé devoir se montrer aussi sûr de lui, aussi suffisant et voire même, quelque peu insultant.
Qu’a-t-on surtout retenu de sa prestation de serment ? Ce sont ces mots forts, provocateurs : «J'annonce aujourd'hui la fin de la récréation, afin que le peuple puisse se consacrer au travail, et ce dans la paix et la tranquillité », ces mots méprisants : "Il y a un lien indissociable entre la sécurité et le développement. Les fauteurs de troubles doivent être considérés comme des ennemis du peuple et du développement (..) les prisons sont ouvertes pour tous ceux qui contesteront l’autorité de l’Etat».
Bien vrai que tout le monde doit se remettre au travail, qu’il faut que l’autorité de l’Etat soit restaurée mais cette cérémonie aurait dû être marquée plutôt par l’esprit de consensus, de réconciliation, d’apaisement pour ne pas dire d’humilité car sa victoire, pour ne pas être contestée, n’est pas encore confortée. Alors, on se dit que finalement, on n’est peut-être pas sorti de l’auberge et que peut-être le plus dur reste à venir ! En avoir conscience, c’est le meilleur moyen de conjurer les mauvais augures !
VT © Copyright Sanfinna
La récréation est finie, amorçons un virage décisif de notre histoire !
C’était le jour de son investiture. Le plus jeune président au monde - titre de noblesse qu’une certaine presse vouée à sa cause ne cesse de mettre en exergue - a prononcé son discours de circonstance. Discours qui, dans le jargon politique congolais est catalogué d’office d’historique. Certes, le 6 décembre 2006 entrera dans l’histoire de ce pays comme étant le jour où un certain Joseph Kabila, contesté vivement par une grande partie de la population pour ses origines douteuses, a été investi comme le premier président élu après les années de tyrannie couronnées par une transition interminable. Il se devait donc d’annoncer la couleur de la troisième république. Et, il l’a fait devant un parterre d’invités de marque. Du flot de son discours, nous ne retiendrons qu’une seule phrase, simple, mais combien significative : « fini la récréation.» La phrase aurait eu un véritable sens si la personne qui l’a prononcée commençait son job. Mais, hélas, il n’en est pas question.
C’est un vieux routier qui est demeuré cinq ans au pouvoir et qui, subitement, se rend compte de la nécessité de siffler la fin de la récréation. En se basant sur ce précédent, rien n’empêche qu’il observe une longue léthargie suivi d’un éveil soudain lors de sa prochaine campagne électorale dans cinq ans ou encore mieux ou pire, c’est selon, quand il sera de nouveau investi d’un deuxième mandat. La phrase qui a fait sensation n’est pas en réalité une nouvelle trouvaille dans la lexicologie de la politique congolaise. En dépit de cela, beaucoup de commentateurs politiques s’y sont attardés, comme s’il s’agissait d’un événement majeur. Plus qu’en rajouter, nous voudrions apporter sur la thématique d’autres considérations qui nous paraissent pertinentes.
Quand la récréation se termine, c’est tout le monde qui reprend du boulot. Elèves et maîtres, juges et magistrats, joueurs et arbitres etc. Dans le cas d’espèce, en prenant sa décision, Joseph Kabila a paradoxalement sanctionné la fin de la récréation pour lui-même d’abord. Les choses sérieuses devraient commencer et cela à partir du sommet de l’Etat. On pourrait sans malice ergoter, compte tenu de son bilan passé très sombre, qu’il n’avait pas pris au sérieux, jusque-là, son rôle institutionnel. En sifflant la fin de la récréation et en intimant l’ordre à tous les Congolais de se remettre au travail maintenant sous sa supervision, Kabila dévoile indirectement sa faiblesse et son irresponsabilité face aux hautes fonctions qu’il a occupées les cinq dernières années. Le problème est qu’il ne s’en rend pas compte. Au fait, ne vient-il pas à peine de commencer l’exercice de son pouvoir ?
Connaissant l’homme et son langage, il ne serait pas étonnant devant l’inaction ou la non tenue de ses propres promesses, qu’il se réfugie dans sa cuirasse. Ne l’oublions pas qu’il est « blindé » par nature. Et surtout, qu’il ignore toutes critiques sur sa personne et sur ses actions en se pavanant dans sa « caravane » qui, soit dit en passant, ne se cure point des chiens qui aboient. Toute somme, il est à croire et à penser, à la lumière de la flamme de contestation qui s’élève de plus en plus après la mascarade d’élections qui vient de le porter au plus haut perchoir de la république, que rien ne sera plus comme avant. Le virage amorcé après la tenue de ses élections contestées et contestables est un point crucial qui a éveillé la conscience du grand nombre de Congolais sur la main mise des intérêts maffieux sur le patrimoine du pays. C’est un point de non retour. Il pourrait être fatal pour son règne, à moins qu’il ne s’y prenne autrement.
La fin de la récréation ou du farniente étant désormais décrétée, il serait intéressant de voir comment se comportera le souverain primaire qui, dit-on, l’a élu démocratiquement, face à son nouvel engagement de fermeté. Le pays désormais transformé, comme dans un rêve onirique, en grand chantier, saura-il revêtir son beau manteau pour restituer à l’homme et à la femme congolaise leur honorabilité et leur dignité arrachées par l’application d’une politique défaillante et insouciante du bien-être collectif ? Dans ce contexte, l’homme qui sort de sa torpeur ne devrait pas seulement se contenter de son élection ou encore continuer à amuser la galerie avec du verbiage à bon marché. Il a impérativement l’obligation des résultats concrets.
Fini le temps des échappatoires. Fini le temps de la magouille. Fini le temps de la rhétorique propagandiste, des suspicions malencontreuses et malveillantes. Mais, surtout, fini le temps du grand silence. Puisque la récréation est terminée, nous devrions rouvrir tous les dossiers non traités. Le temps du grand travail a commencé et il faudra se mettre à l’œuvre sans attendre. Les magistrats sont avertis. Ils doivent reprendre du poil de la bête et se mettre au boulot en épluchant tous les cas litigieux et en enquêtant sur des dossiers sensibles. L’appel ayant été lancé de façon solennelle, nous y répondons subitement en rappelant un dossier qui traîne dans les tiroirs de la cour suprême de justice et des autres juges qui ont reçu copie de notre « Pétition ayant pour objet l’ouverture d’une enquête judiciaire au regard de l’identité et de la nationalité d’origine de M. Joseph Kabila. »
Nous nous sentons encouragés par cette prise de position du premier magistrat du pays, fraîchement « élu. » Il était temps d’en terminer avec un certain déterminisme négatif et arbitraire. L’occasion est propice pour enfourcher véritablement la voie de la démocratie et de la transparence. La voie qui permet d’éclairer les sentiers non battus et de mettre tout le monde, sur le plan juridique, sur le même piédestal. C’est là une des prémices pour jeter les bases d’un État de droit. On ne peut prétendre reconstruire le pays et parler d’une véritable renaissance qu’en s’appuyant sur le socle de la justice et sur un esprit novateur emprunt du respect de la légalité constitutionnelle. Tout ceci implique qu’à tous les niveaux des institutions, on puisse garantir l’application stricte des lois. Que l’on puisse bannir l’impunité et le fléau de la complicité hiérarchisée en maillon des vautours. Le renouveau du pays ne pourrait s’opérer sans un changement radical des mentalités de toutes les strates de la population et sans un désir ardent d’arpenter des horizons nouveaux. En effet, on ne peut amorcer un virage décisif de notre histoire sur base des promesses et des intentions clamées pour une consommation externe. Plus éloquent encore, on ne peut prétendre bâtir un pays sur une masse sablonneuse de mensonges. Il est illogique de croire que l’on peut continuer imperturbablement à étouffer la vérité. Le discours de la congolité lancé lors des élections n’était rien d’autre que le cri de désespoir d’une cause non entendue : la quête de la vérité. Le moment est arrivé d’aller au fond des choses. C’est une façon honorable de montrer que l’on a le cœur à l’ouvrage. Que l’on a réellement décrété la fin de la récréation. Pour tous.
Mwamba Tshibangu
Auteur de Joseph Kabila, la vérité étouffée.
14 DECEMBRE 2006, congoindependant.com
21:46 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 décembre 2006
CÉRÉMONIE D'INVESTITURE DU MENSONGE
00:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Kabila, génocide congolais, Kagamé, Tutsi, Congo, RDC, Monuc
11 décembre 2006
Congo-Kinshasa: Le sort des Congolais errants
Le Potentiel (Kinshasa)
22 Novembre 2006
Des centaines de milliers de réfugiés congolais errent dans des pays de la planète. Notamment dans des Etats limitrophes. Parmi lesquels il y a lieu de citer l'Angola, la Tanzanie , le Burundi, le Congo-Brazzaville, le Rwanda, la Zambie et la République Centrafricaine.
Mais là où le bât blesse, c'est le sort atroce de tous ces compatriotes ne semble pas préoccuper les responsables congolais. Il ne s'agit pas là d'un procès d'intention à l'encontre de ces derniers. Car les faits sont là. Les réfugiés congolais sont généralement abandonnés à leur triste sort. Ils se défendent ou se battent seuls. Sans le moindre concours du pays d'origine.
Le cas le plus symptomatique est celui du compatriote, domicilié au Burundi depuis plus de cinquante ans, mais qui est aujourd'hui frappé d'une mesure d'expulsion. Le drame se déroule à la barbe des autorités congolaises, restées impassibles face à cette situation. Ce qui fait dire à un commentateur que chez lui ou ailleurs, que le Congolais reste dépourvu de la protection assurée au citoyen.
Des exemples sont légion. Des Congolais dépouillés de tout ou victimes des mesures d'expulsion ou de discrimination font seuls face à leur infortune. Alors que sous d'autres cieux, des gouvernements se lèvent et protestent énergiquement. Pourtant terre d'asile, la RDC respecte les étrangers et leur assure protection et confort, en conformité avec les lois du pays.
Qu'est-ce qui justifie la pusillanimité des dirigeants congolais ? Compromission ou soumission ? Toujours est-il que faute de mieux au pays, des jeunes congolais continuent de s'expatrier à la recherche d'un eldorado perdu. Peut-être à jamais. L'heure est grave. Avec le changement prochain du gouvernement, les autorités congolaises devraient se montrer plus regardantes là où les intérêts des compatriotes sont en jeu.
L'exemple récent d'un européen condamné à mort dans un pays asiatique, qui a vu sa peine commuer en une détention à perpétuité, avant de recouvrer sa liberté et de regagner son pays, après 18 ans d'emprisonnement, devrait nous inspirer. Bien sûr, les pressions du pays d'origine de l'ex-infortuné , ont positivement influé sur ce cas.
Au lieu de désespérer et de se résigner, le Congolais du Burundi a le droit de bénéficier du soutien, de la défense et de la sympathie de la nation. Car c'est l'oeuvre de toute une vie qui est ainsi brutalement détruite par la mesure d'expulsion. Voilà une injustice qui ne devrait pas passer. Il suffit de se remémorer les expulsions en masse des Congolais d'Angola en 2005, lesquelles n'ont soulevé aucune protestation du pouvoir de Kinshasa, pour comprendre à quel point la déception est sans borne.
© 2006 Le Potentiel
23:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La recréation est finie, vive le pillage légal de la RDC
© Congo Tribune 11/12/2006
Le coté caché de la guerre qui se poursuit à l'est de la RDC
Pendant que la recréation est déclarée finie à Kinshasa, la grande recréation sanglante commence au Nord-Kivu sous la bénédiction du président fraîchement "élu" Hyppolyte Kanambe alias Joseph Kabila. Avant même son investiture, il est descendu à Goma pour planifier la suite des évènements avec ses parrains rwandais.
Pour mieux agir, il a ordonné la mutation manu militari du commandant d'origine Mai-Mai qui était basé à Rutshuru et qui contenait les miliciens sanguinaires et sanguicoles (soldats rwandais) de Laurent Nkunda qui avait leur base à Kitsanga. Joseph Kabila a remplacé ce vaillant patriote par le colonel de l'APR, Smith Gihanga qui combattait les forces loyalistes à coté de son mentor Laurent Nkunda.
Pendant son dernier séjour secret à Kigali(30/11/06), Joseph Kabila est allé festoyer avec ses mentor mais il a mis à profit ce sejour macabre pour monter des stratagemes permettant à Paul Kagame de faire main basse sur les richesses du Kivu. Comment ?
Il est un secret pour personne que le Nord-KIvu échappe au contrôle de Kinshasa depuis 1998 jusqu'aujourd'hui. Pour s'accaparer du Sud-Kivu, il faut commencer par insécuriser le Nord-Kivu, mettre les troupes loyalistes malfamées en déroute et demander des renforts au Sud-Kivu afin de le dégarnir et de le laisser à la merci du Rwanda dont les forces spéciales se sont déjà infiltrées à Uvira et à Bukavu.
Le prétexte que Kagame avancera est qu'il est à la recherche des affreux interhamwe qui 'pullulent" dans les forêts du Sud-Kivu. Or le monde entier connaît qui arme et nourrit ces génocidaires à partir de Kinshasa ( Joseph Kabila). C'est une stratégie cynique et vicieuse.
La planification de la mise sous tutelle du Grand Kivu au profit du Rwanda se poursuit présentement à Kinshasa. Les convives de la fête de la victoire de Joseph Kabila à Kigali se sont fait invités à la cérémonie de prestation de serment. On y a retrouvé Bizima Karaha, le Colonel Kazini, le banquier de la présidence de la RDC le sieur John Kahozi. La vrai famille d'Hypollyte Kanambe. Vous remarquerez même que "notre président" n'a pas de famille élargie en RDC. Lors de cette cérémonie, on a vu seulement Joe, Jaynet et Maman Sifa . Comme si Mzee Kabila n'avait pas de famille en RDC. Pas d'oncles et tantes paternels, Pas d'oncles et tantes maternels. Pas de cousins et cousines... En afrique c'est quand même curieux. La vérité est que Maman Katerebe, la maman biologique de Kanambe était entrain de pleurer quelque part le fait de ne pas profiter de la gloire de son fils.
Les congolais ont actuellement les yeux bandés et lorsqu'ils enlèveront le bandeau, ça sera trop tard car la pieuvre aura déjà déployé ses tentacules pour une dictature féroce, brutale et longue au service des néo esclavagistes et néo coloniaux occidentaux. Mobutu avait commencé comme ça ( à 35 ans) et nous avions eu droit à 32 ans de dictature et de destruction. Dans les mêmes conditions d'expérimentation, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ce sont les mêmes occidentaux qui avaient placé Mobutu et qui viennent de nous parachuter Mr Kanambe venu d'on ne sait où. Il n'aura de compte à rendre à personne. Il n'a pas de famille en RDC. Il était candidat indépendant. Ses vrais maîtres sont à Kigali, à Bruxelles, à Paris et à Washington.
"La recréation est finie, vive le pillage légal de la RDC".
Dorcas Lokendo
Washington D.C.
USA
23:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




