UNION POUR LA NATION (UN)

Wivine NGUZ N'LANDU

Wivine NGUZ N'LANDU

Wivine NGUZ N'LANDU est licenciée en Philosophie et Lettres de l'Université Nationale du Zaïre, Wivine N'Landu Kavidi a exercé plusieurs postes importants dans son pays, le Congo RDC. Elle fut entre autres Directrice des recherches au Centre National des Recherches Scientifiques (C.N.R.S.) puis Conseillère Principale pour les affaires sociales et culturelles. En août 1980, elle fut nommée Secrétaire Générale à la Condition Féminine. Elle démissionna de ces fonctions en avril 1981, mais on la retrouve Ministre de la Coopération internationale en 1996, et en exil en Afrique du Sud, à la suite de la prise de pouvoir de Laurent Kabila en 1997. Wivine N'Landu fut l'épouse du politicien congolais Nguz-a-Karl-i-Bond. Plus connue comme l’épouse de Nguz-a-Karl-i-bond, Wivine N'landu est la veuve de de cet ancien Premier Ministre. Elle fût Ministre de l'Agriculture et du Développement rural de 1994 à 1996 et Ministre de la Coopération Internationale de 1996 à 1997.

Ouvrage publié :
Leurres et Lueurs. Bruxelles: André de Rache, éditeur, 1984 (48p.). Avec quatre planches de Jehan de Meester. Préface de Nicolas de Kerchove d'Ousselghem

Poésie.

Nous n'avons plus de sculptures
Que nos corps
Plus de masques que nos visages.

Nous ne serons plus le moondo qui parle
Ni la kora qui chante,
Ni le fétiche qui danse.

Nous ne serons plus Perfection
Ni Plénitude
Ni Symbole vénéré du passé.

Nous ne surgirons plus de la nuit
Des temps immuables
Où les morts n'ont jamais cessé de vivre.

Qu'importe que nous soyons
L'Énigme des cœurs agités
Et des libertés parcourues de contradictions,

Nos entrailles entremêleront dans l'Univers
Toutes les nuances des destins passés et à venir.

« ... Dans la révolte qui couve sous ses larmes, on sent toute la force avec laquelle une vie si fortement attachée à la vie refuse la scandaleuse, l'insoutenable pérennité de l'irrémédiable... » (Préface de N. de Kerchove d'Ousselghem)

***
Titres des poèmes:
Nous n'aurons plus de sculptures
Laisse couler
Je navigue vers l'avenir
Plongée dans le crépuscule de la terre
Fille de Kongo
Je t'aime
Recueille
Il tonne
J'ai vu une rivière
Epouses aimantes
Parle
Pourquoi viens-tu ?
Je suis nue Seigneur
Tu es chaud
La terre s'assoupit
Écoute mon enfant
Altesse
Elle est fermée ce soir
Tu me regardes