30 octobre 2007
Toute la vérité sur la visite de la honte de Hyppolite Kanambe aux USA.
Face à la campagne de diversion et aux montages médiatiques dont le régime de l’imposture est devenu expert pour embrouiller et endormir les faibles d’esprit, grâce à une presse nationale totalement muselée, à l’exception de celle acquise au service de l’occupation, « L’OEil du Patriote » se fait le devoir de livrer à l’intention de l’opinion nationale congolaise tous les détails de la « visite de la honte » que vient d’effectuer l’imposteur au sommet des institutions à Kinshasa. Nous fixerons d’abord le peuple congolais sur les circonstances exactes de l’organisation de cette visite, avant de lui livrer dans les moindres détails le compte rendu fidèle des entretiens qui se sont déroulés à la Maison Blanche ce vendredi 26 octobre dans l’après-midi. Ainsi, chaque congolais se fera une idée exacte du niveau des hommes qui prétendent conduire aujourd’hui la destinée de tout un peuple !
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Qui a invité qui ?
Tout est parti du dernier séjour new-yorkais de Hyppolite Kanambe en septembre dernier. Durant cette visite, ses collaborateurs ont fait des mains et des pieds dans les coulisses des hôtels sans réussir à lui décrocher une petite audience auprès des présidents américains et français. Déçu et irrité, Hyppolite a plaqué son entourage congolais pour recourir aux bons offices des lobbies américains spécialisés dans l’organisation des « invitations » à la Maison Blanche. Tous les observateurs avertis de la politique américaine connaissent bien cette pratique à laquelle recourent souvent les présidents des pays du Tiers-Monde dont la présence n’est pas vraiment souhaitée dans la White House !
Après l’humiliation qu’il venait de subir lors de son passage en Belgique, pour pallier ensuite au rejet poli dont il venait d’être l’objet à New York, et pour sauver la face, les stratèges étrangers autour de Kanambe lui ont conseillé de recourir d’urgence aux bons offices des lobbies spécialisés pour lui obtenir « une invitation » à être reçu à la Maison Blanche dans le délai d’un mois. «Service express» quoi ! Aussitôt dit, aussitôt fait. Une note d’offre de service du lobby américain Caterpillar situé en Arizona lui fut présentée. Et après un bref marchandage du prix et des conditions de l’ «invitation », le marché fut conclu. Quarante-huit heures après, selon les clauses du contrat, Caterpillar autorisait Hyppolite Kanambe à annoncer officiellement «son invitation» par La Maison Blanche à rencontrer le Président américain George W. BUSH. Washington allait confirmer la nouvelle. Et il a suffi d’observer la liesse qu’a provoquée l’annonce de cette « visite » dans l’entourage de Kanambe et de sa presse à sensation pour comprendre les sacrifices financiers consentis sur le dos du peuple congolais. Car les quelques millions de dollars gaspillés pour ce show politique auraient pu servir ne fut-ce qu’àdédommager les pauvres familles des victimes de l’accident du crash d’avion à Kingasani.
Voulant respecter les clauses du contrat, la firme Caterpillar avait affrété comme prévu l’avion Boeing 707 immatriculé N88ZL pour assurer le transport de Kanambe dans les meilleures conditions de sécurité. Mais pour des raisons que «L’oeil du Patriote» a révélées dans sa livraison du 23 octobre dernier, Hyppolite Kanambe avait renvoyé cet avion à vide sur la Grèce, malgré la note déjà payée dans les frais inclus dans la facture initiale. Voilà pour les conditions et les circonstances dans lesquelles ce fameux voyage aux Etats-Unis a été concocté.
Compte rendu détaillé de l’audience à la Maison Blanche
Comme nous le disons plus haut, avant que les médias au service du régime d’occupation en place à Kinshasa ne mettent en marche leur machine de propagande pour encenser l’imposteur Joseph Kabila après sa visite aux Etats-Unis, « L’oeil du Patriote » qui était bel et bien présent à la Maison Blanche le 26 octobre dernier et qui n’a rien manqué de l’audience que le président américain George W. BUSH a accordée à Joseph Kabila, tient à mettre à la disposition du peuple congolais le contenu de leurs entretiens afin que chacun puisse se faire sa propre opinion :
L’audience qui était initialement prévue dans la matinée n’a finalement eu lieu que dans l’après midi ; le président américain étant pris par le suivi de l’évolution de la situation en Californie ravagée par de violents incendies. Prévue pour une durée d’une heure, l’audience n’a duré finalement que 35 minutes. Après l’introduction d’usage, c’est Joseph Kabila qui prit la parole le premier pour exposer à son interlocuteur l’objet de sa demande d’audience. L ’ OE I L D U P A T R I O T E 3
Et là Joseph Kabila, au lieu d’aborder les grands dossiers au centre des préoccupations des congolais, fit plutôt un rapport d’activités au chef de la Maison Blanche, dans lequel il se félicite notamment d’avoir promis et réalisé des élections « démocratiques » en RDC et d’avoir réalisé la réconciliation nationale ! Sa seule vraie requête à George BUSH est que ce dernier lui apporte une aide matérielle et militaire qui puisse lui permettre de mettre un terme à la guerre qui sévit à l’Est de la RDC.
Prenant la parole à son tour, le président américain lui fit comprendre que les Etats-Unis ne peuvent s’impliquer seuls dans la résolution du conflit à l’Est de la RDC ; il faudrait pour cela dit-il, l’implication de la Communauté Internationale dans son ensemble, et particulièrement l’Union Européenne qui a le plus investi dans la transition politique en RDC, spécialement dans l’organisation des élections. Le président George BUSH a saisi cette occasion pour lui faire remarquer qu’en tant que garant du bon fonctionnement des institutions américaines, son administration ne peut en aucun cas s’engager directement dans le conflit armé à l’Est de la RDC sans l’aval du Congrès, actuellement contrôlé par les démocrates.
Et enfin, le président américain a souhaité avoir des explications claires et précises sur le fait que les forces de Laurent Nkundabatware soient systématiquement prévenues des dispositifs militaires mis en place par les forces gouvernementales (FARDC). A cette question, Joseph Kabila a été incapable de fournir une quelconque explication cohérente à son interlocuteur…
Passant à un autre chapitre, le président américain a relevé quelques griefs importants à l’encontre de Joseph Kabila et de son régime à savoir :
1. Le non-respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
2. La neutralisation quasi complète de l’opposition politique institutionnelle.
3. La mise sous tutelle des médias nationaux, et particulièrement la presse gouvernementale.
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Pour étayer ses propos, George BUSH a cité le cas de l’assassinat à Bukavu le 13 juin 2007, du journaliste et secrétaire de rédaction de la station Radio Okapi, monsieur Serge MAHESHE et surtout le massacre des adeptes du mouvement politico-religieux BUNDU-DIA-KONGO par les hommes en armes de Joseph Kabila ayant fait officiellement 134 morts et plus de 750 disparus le 31 janvier 2007.
Concernant le dossier explosif relatif aux contrats passés entre la RDC et la Chine, le président américain a exprimé la préoccupation des Etats-Unis sur les points ci-après :
1. Les conditions obscures qui entourent la signature de ces accords ainsi que leur contenu en rapport d’une part avec les normes de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), et avec les programmes des institutions de BrettonWood (FMI ; Banque Mondiale…) et la RDC d’autre part. Comment la RDC de Kabila compte concilier tous ces engagements qui sont parfois contradictoires ? Là également, Joseph Kabila s’est montré incapable de donner une réplique satisfaisante à son interlocuteur.
2. Les conflits d’intérêts que ne manqueront pas d’engendrer les contrats miniers (léonins) signés entre la RDC et les firmes occidentales (couverts par la Banque Mondiale) d’une part, et les contrats miniers entre la RDC et la Chine d’autre part.
3. La crainte de voir la Chine profiter de sa mainmise sur le sous-sol congolais pour fabriquer des armes prohibées grâce notamment à l’uranium congolais.
A la fin de son intervention, le chef de la Maison Blanche a, de manière tout à fait inattendue, soulevé le dossier ultra-sensible du trafic illicite de l’uranium par les hautes autorités congolaises ! Il a
exprimé sa vive préoccupation sur les conséquences néfastes d’un tel trafic sur le terrorisme international et la prolifération d’armes nucléaires.
Dans sa réponse, Joseph Kabila a d’abord tenté de nier en bloc toute implication à un tel trafic, arguant maladroitement que ces accusations sont l’oeuvre de l’imagination de ses adversaires politiques. Mais George BUSH lui a répliqué que ces accusations étaient fondées dans la mesure où elles ont été confirmées par les enquêtes menées par des services spéciaux américains en Amérique Latine et ailleurs en Afrique, y compris en RDC !
Devant la fermeté du président américain, Joseph Kabila pour se blanchir, a promis à son interlocuteur de diligenter une enquête au sein de son entourage pour démasquer lesquels de ses collaborateurs s’adonnent à ce trafic à son insu… Cette réponse ridicule de Joseph Kabila, empreinte de malice et d’hypocrisie, a fait sourire ses interlocuteurs américains…
En conclusion, George W. BUSH a renvoyé Joseph Kabila vers la Communauté Internationale avec laquelle il doit clarifier beaucoup de zones d’ombre qui subsistent dans leurs rapports multilatéraux. Et quand on connaît le froid que Joseph Kabila a jeté au sein de cette Communauté Internationale, et au sein de l’Union Européenne en particulier par son mariage avec la Chine, il est clair que Joseph vient de scier l’arbre sur lequel il s’est assis…
Quant aux communiqués diplomatiques et déclarations d e presse sur lesquels se fondent Kabila et sa presse à sensation pour pavoiser, il n’y a que des analphabètes en politique qui ignorent ce que représentent ces communiqués et comment ils sont rédigés, qui peuvent se faire prendre dans ce show des clowns.
Paris, le 29 octobre 2007.
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