22 novembre 2007
La garde présidentielle de Kabila accusée de s’être livré à des exécutions sommaires
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| Des éléments de la garde présidentielle de Joseph Kabila ont exécuté, hors combats, des soldats de Jean-Pierre Bemba ainsi que des membres de leur famille. Des vendeurs ambulants, hommes et femmes, n’ont pas été épargnés. Ces atrocités ont eu lieu notamment dans les communes de Limete et de Barumbu ainsi que dans certains camps militaires. Les hommes de Bemba, eux, sont accusés d’avoir tué un soldat de la Force navale ainsi qu’un commandant de la police nationale. Dans ses journaux parlés, mercredi 21 novembre, la Radio France internationale (RFI) a été la première à donner quelques détails sur le contenu du rapport rédigé par les enquêteurs de la Mission de l’ONU au Congo sur les affrontements sanglants des 21 et 22 mars derniers entre la garde présidentielle de Joseph Kabila et des soldats chargés de la sécurité rapprochée de l’ancien vice-président de la République Jean-Pierre Bemba Gombo. Le rapport, intitulé « Enquête spéciale à travers Kinshasa sur les événements de mars 2007 et leurs conséquences», retrace heure par heure le film de cette affaire. Selon RFI, les conclusions des investigateurs onusiens ont été mises par écrit depuis le mois de mai et transmises au secrétariat général de l’ONU à New York. Pourquoi les Nations Unies tardent-elles à publier le contenu de ce rapport estampillé « strictly confidential » ? RFI croit trouver la réponse dans les accusations gravissimes qui y sont articulées à l’encontre des forces de sécurité congolaises et particulièrement des membres de la garde présidentielle de Joseph Kabila. Il y est fait état d’exécutions sommaires commis par les ex-GSSP, rebaptisés « Garde Républicaine». Des soldats de JP Bemba ont été froidement abattus y compris des membres de leurs familles. Des vendeurs ambulants, hommes ou femmes, ont subi le même sort. Les enquêteurs rapportent qu’au moins une centaine de cadavres ont été repêchés dans les eaux du fleuve Congo durant ces événements. Cependant, il leur a été difficile d’avoir accès à la morgue, aux hôpitaux ainsi qu’à certains camps militaires pour fournir un chiffre exact sur le nombre de blessés et des morts. Les experts onusiens n’excluent pas l’existence de fosses communes dans certains camps militaires et suspectent les autorités congolaises d’avoir instruit les différents services publics de refuser toute collaboration avec les B.A.W |
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