31 octobre 2008

LE PYROMANE -POMPIER LOUIS MICHEL A KIN

Le commissaire européen à l’Aide humanitaire Louis Michel a appelé à Kinshasa la communauté internationale « à agir » après s’être entretenu avec le président congolais Joseph Kabila de la situation dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Le Soir

« Si je suis ici, c’est pour appeler la communauté internationale à agir, à bouger et à accompagner la RDC pour trouver des solutions aux problèmes qui se posent à l’Est », a déclaré Louis Michel à l’issue de la rencontre avec le chef de l’Etat congolais. Le commissaire européen s’est dit prêt à apporter son « aide », sa « bonne volonté » et sa « foi profonde parce qu’aujourd’hui la RDC est un pays avec des institutions qui fonctionnent démocratiquement ».

Il a également souhaité la mise en oeuvre d’un texte conjoint rwando-congolais signé à Nairobi en novembre 2007, dans lequel Kinshasa s’engageait à élaborer un plan « pour éliminer la menace » constituée par les rebelles hutus rwandais installés dans l’est de la RDC. Dans ce document, Kigali promettait pour sa part de « sécuriser sa frontière et empêcher l’entrée ou la sortie de membres de tout groupe armé, en particulier celui (de Laurent) Nkunda ». « Nous allons nous mobiliser tous pour que les efforts investis au Congo ne soient réduits à néant », a souligné Louis Michel avant de dire sa disponibilité à aider la RDC sur « tous les plans ». Le commissaire européen a ensuite quitté la capitale congolaise à destination de Kigali.

La situation s’est dégradée ces derniers jours dans l’est de la RDC, où les rebelles du général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda sont aux portes de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, abandonnée par l’armée régulière. Plusieurs dizaines de milliers de déplacés ont fui les combats.

Par ailleurs, la secrétaire d’Etat adjointe américaine aux Affaires africaines, Jendayi Frazer, a insisté sur l’instauration d’un dialogue permanent entre les autorités rwandaises et congolaises « pour que la paix revienne à l’est de la RDC », dans une brève déclaration à sa sortie d’entrevue avec Joseph Kabila. Elle devait ensuite partir à son tour pour Kigali.

Le président Kabila a également reçu jeudi la ministre rwandaise des Affaires étrangères Rosemary Museminali. Aucun compte rendu n’a été fait à la presse à l’issue de l’entretien. La visite de Mme Museminali intervient 48 heures après celle effectuée à Kigali par le ministre congolais des Affaires étrangères Alexis Tambwe Muamba auprès du président rwandais Paul Kagame.

Kinshasa accuse le pouvoir de Kigali, dominé par les Tutsis, de soutenir la rébellion de Laurent Nkunda, ce que le Rwanda dément. Les autorités rwandaises dénoncent de leur côté l’alliance qui unit selon elles sur le terrain l’armée congolaise aux rebelles hutus rwandais.

29 octobre 2008

La France pour un déploiement militaire européen en RDCongo (Romandie News, ch) PARIS

- La France, qui préside l'Union européenne, est favorable à un déploiement européen de jusqu'à 1.500 hommes en République démocratique du Congo (RDC) pour mettre un terme aux violences, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner.

"Essayons de faire quelque chose", a déclaré à la presse M. Kouchner. "Nous avons évoqué un groupe qui s'appelle le groupe tactique, une garde militaire qui par roulement peut offrir entre 400 et 1.500 hommes que l'on pourrait déployer au nom de l'Europe dans les huit a dix jours", a-t-il dit.

"Est-ce possible? Pour le moment un certain nombre de pays ont refusé", a souligné M. Kouchner, ajoutant : "Nous sommes en contact avec le secrétaire général des Nations unies (Ban Ki-moon), avec le Haut représentant Javier Solana, avec nos collègues des différents pays et j'espère que la présidence française fera une proposition dans les jours qui viennent".

"Mon attitude personnelle est de tenter de faire quelque chose", a dit le ministre, en soulignant que "la situation est vraiment désespérée".

M. Kouchner s'exprimait à l'issue d'un entretien avec son homologue australien Stephen Smith.

27 octobre 2008

LE GOUVERNEMENT MUZITO,LISTE COMPLETE

Le nouveau gouvernement se présente de la manière ci-après :

  • Vice-premier ministre chargé des besoins sociaux de base : François Joseph Mobutu Nzanga ;
  • Vice-premier ministre chargé de la reconstruction : Emile Bongeli Yeikolo ya Ato ;
  • Vice-premier ministre chargé de la sécurité et défense : Mutombo Bakafwa Nsenda
  • Ministre de l’Intérieur et sécurité : Célestin Mbuyu Kabanga ;
  • Ministre de la Défense nationale et des anciens combattants : Charles Mwando Nsimba ;
  • Ministre des Affaires étrangères : Alexis Thambwe Mwamba ;
  • Ministre des la Décentralisation et aménagement du territoire : Antipas Mbusa Nyamwisi ;
  • Ministre de la Coopération internationale et régionale : Raymond Tshibanda Ntunga Mulongo ;
  • Ministre de la Justice : Luzolo Bambi Lessa ;
  • Ministre des Relations avec le Parlement : Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu ;
  • Ministres des Infrastructures, travaux publics et reconstruction : Pierre Lumbi Okongo ;
  • Ministres des Finances : Athanase Matenda Kyelu ;
  • Ministre du Plan : Olivier Kamitatu Etsu ;
  • Ministre du Budget : Michel Lokola Elemba ;
  • Ministre de l’Environnement, conservation de la nature et tourisme : José Endundu Bononge ;
  • Ministre de l’Economie nationale et du commerce : André Philippe Futa ;
  • Ministre du Portefeuille : Jeannine Mabunda Lioko ;
  • Ministre de l’Agriculture : Norbert Basengezi Katitima ;
  • Ministre des Transports et voies de communication : Matthieu Pita ;
  • Ministre des Mines : Martin Kabwelulu L. ;
  • Ministre de l’Energie : Laurent Muzangisa Mutalamu ;
  • Ministre des Hydrocarbures : René Isekemanga Nkeka ;
  • Ministre des PTT : Louise Munga Mesozi ;
  • Ministre de l’Industrie : Simon Mboso Kiamputu ;
  • Ministre de la Communication et des médias : Lambert Mende Omalanga ;
  • Ministre de la Santé publique : Auguste Mupipi Mukulumania ;
  • Ministre de l’EPSP : Maker Mwangu Famba ;
  • Ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire : Léonard Mashako Mamba ;
  • Ministre des Affaires foncières : Kisimba Ngoy Mage ;
  • Ministre de l’Urbanisme et habitat : Générose Loshiku Muya ;
  • Ministre de l’Emploi, travail et prévoyance sociale : Ferdinand Kambere Kalumbi ;
  • Ministre de la Fonction publique : Michel Botoro Bodias ;
  • Ministre de la Culture et des arts : Esdras Kambale Bahekwa ;
  • Ministre du Développement rural : Safi Adiki ;
  • Ministre de la Jeunesse et sports : Patrick Sulubika Matchembera ;
  • Ministre des Petites et moyennes entreprises : Claude Basibuhe Nyamulabu ;
  • Ministre de la recherche scientifique : Joseph Lititiyo Apata ;
  • Ministre des Droits humains : Upio Kakura ;
  • Ministre du Genre, de la famille et de l’enfant : Marie-Ange Lukiana Mufwankol ;
  • Ministre des Affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale : Barthélemy Botswali Lengomo
  • Vice-ministre de l’Intérieur : Zéphyrin Mungongo ;
  • Vice-ministre de la Défense et des anciens combattants : Oscar Masamba Matemo ;
  • Vice-ministre des Affaires étrangères : Ignace Gata Mavita wa Lufuta ;
  • Vice-ministre des Congolais de l’étranger : Colette Tshomba Ntundu ;
  • Vice-ministre de la Justice : Musonda Kalusambi ;
  • Vice-ministre des Travaux publics : Gervais Ntirumenyerwa Kimonyo ;
  • Vice-ministre des Finances : César Lubamba wa Ngimbi ;
  • Vice ministre du Budget : Alain Lubamba wa Lubamba ;
  • Vice-ministre de l’Agriculture : Kibibi Kamanzi ;
  • Vice-ministre des Mines : Victor Kasongo Shomari ;
  • Vice-ministre des Hydrocarbures : Gustave Beya Siku ;
  • Vice-ministre de l’Enseignement professionnel : Arthur Sedea Zabuso ;
  • Vice-ministre de l’Enseignement supérieur : Bokele Djema ;
  • Vice-ministre du Développement rural : Willy Mubobo Nzamba.

Enfin, Muzito complet est là ! (Pros)

Fini, l’ère des Ministres d’Etat. Place désormais aux Vice-Premiers Ministres. Ainsi, trois personnalités épauleront-elles, à ce titre, Adolphe Muzito dans la coordination. Nzanga Mobutu aux besoins de base, Emile Bongeli à la Reconstruction et Mutombo Bakafwa Nsenda à la Sécurité. Adolphe Lumanu, Pierre Lumbi Okongo, Athanase Matenda Kyelu, José Endundo, André-Philippe Futa, Martin Kabwelulu et Esdras Kambale se maintiennent à leurs postes. Seize nouveaux entrants dont Alexis Thambwe Mwamba et Raymond Tshibanda. Des permutés sont nombreux. Marie-Ange Lukiana, Mbusa, Lambert Mende Omalanga et Charles Mwando Nsimba sont dans le lot. Nkulu Kilombo, Mayobo, Muyambo, Omatuku Philomène… quittent. Alain Lubamba revient comme Vice-Ministre au Budget. Equilibre géopolitique et Gender respectés.


Le suspense aura été long, voire très long. Le Président Kabila a finalement mis les points sur les « i ». Hier, tard la nuit, son Ordonnance n°08/067 a tordu le coup aux folles rumeurs qui, depuis la nomination de Muzito, le 10 octobre dernier, ont alimenté les commentaires dans tous les salons ouatés de Kinshasa, la capitale.
C’est un gouvernement de mission comme l’avait si bien nommé le Chef de l’Etat, dans son allocution du 9 octobre. Il se veut costaud, a-t-on dit, dans l’économie du texte présenté sur les antennes de la télévision d’Etat.
Trois Vice-Premiers Ministres renvoient à la poubelle de l’histoire, les fonctions de Ministres d’Etat. Nzanga Mobutu prend les questions liées aux besoins de base, Emile Bongeli va à la Reconstruction et, enfin, Mutombo Bakafwa Nsenda cède le Ministère de la Justice pour celui de Vice-Premier Ministre chargé de matières de sécurité.
Ils sont trente-sept Ministres au lieu de trente-trois, comme au gouvernement Gizenga II sortant. Au total, les Ministres et Vice-Ministres dûment comptés, sont au nombre de 54 membres. Huit Ministres se maintiennent. Il s’agit de Pierre Lumbi Okongo aux Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction, Adolphe Lumanu aux Relations avec le Parlement, Athanase Matenda Kyelu aux Finances, José Endundo Bononge à l’Environnement et Tourisme, André-Philippe-Futa à l’Economie et Commerce Extérieur, Martin Kabwelulu aux Mines, Olivier Kamitatu au Plan, Esdras Kambale à la Culture et Arts. Seize nouveaux entrants sont signalés au Gouvernement. Parmi eux, des noms très connus de l’agora politique. Alexis Thambwe Mwamba, un fils du Maniema quitte sa casquette de Député National pour rejoindre Muzito I, aux Affaires Etrangères. Raymond Tshibanda quitte le Cabinet du Chef de l’Etat pour entrer au gouvernement, à la Coopération Internationale et Régionale. Mbusa Nyamwisi, lui, récupère le Ministère de la Décentralisation, l’un des chantiers importants du pays. Le vieux Charles Mwando Nsimba remplace Tshikez Diemu à la Défense Nationale. Tandis que Célestin Mbuyu succède à Denis Kalume Numbi à l’Intérieur. Luzolo à la Justice, Lokola Michel au Budget, Jeannine Mabunda garde le Portefeuille. Norbert Basengezi, l’ancien Premier-Vice Président de la CEI rebondit. Il prend l’Agriculture. Maker Mwangu continuera à gérer l’EPSP. Nkulu Kilombo, Mayobo Godefroid, Philomène Omatuku, Tshikez Diemu, Jean-Claude Muyambo, Denis Kalume Numbi, Willy Bakonga, Edouard Kabukapu, Victor Makwenge… quittent le gouvernement. C’est sûr qu’ils sont appelés à de nouvelles fonctions, fait-on observer dans les milieux généralement mieux éclairés. Alain Lubamba revient au gouvernement comme Vice-Ministre du Budget. Il va donc abandonner son poste de Président du Conseil d’Administration du CEEC. Le MSR César Lubamba va poursuivre sa mission au Vice-Ministère des Finances. Il sera toujours aux côtés de Matenda, l’argentier national.
Innovations
Le gouvernement Muzito est le fruit d’une série de tractations au sein de la coalition gouvernementale. Il s’inscrit dans la droite ligne de missions lui assignées par le Président Kabila. C’est un gouvernement de combat. Il est, à la fois, sollicité pour mettre un terme aux poches résiduelles d’insécurité mais surtout, de restaurer l’autorité de l’Etat bafouée dans certains coins du pays. Il doit également s’atteler à la reconstruction du pays. Les chantiers ne sont pas un credo. C’est la raison pour laquelle il a l’obligation de le prouver sur pièces qu’il est à la hauteur des attentes du Chef de l’Etat et du peuple congolais. Enfin, ce gouvernement devra tout mettre en œuvre pour améliorer les conditions de vie des congolais. Lutter contre les tensions inflationnistes, stabiliser le taux de changer et les prix de denrées alimentaires. C’est aussi un gouvernement appelé à juguler des crises dans les relations entre la RD. Congo et ses partenaires bilatéraux et multilatéraux. Les tumultes avec l’ancienne puissance métropolitaine, la Belgique, l’affaire des contrats chinois avec le scepticisme qu’ils ont suscité à la Banque Mondiale et au Fonds Monétaire International seront parmi ses priorités.
Et l’investiture ?
A la prochaine étape, les Députés et Sénateurs attendent Muzito avec son programme au Palais du Peuple. Ils n’ont plus besoin d’un catalogue de bonnes intentions. Ils veulent d’un vrai programme réaliste et réalisable ; d’un programme assorti d’un chronogramme d’actions à entreprendre. L’investiture s’annonce donc comme un véritable baptême de feu, pour Muzito et les siens. D’ici la fin de la semaine, le débat sera houleux, sur la suite du chemin à parcourir avant d’entrer en fonction.

Marcel Ngoyi

26 octobre 2008

TOUSSAINT A BRUXELLES POUR LES CONGOLAIS AVEC MGR MONSENGWO

Depuis la récente nomination de Mgr Laurent Monsengwo
Pasinya au titre d’Archevêque de Kinshasa, différentes
personnes ont exprimé le souhait de l’accueillir et
c’est avec grand plaisir que nous envisageons de
concrétiser cet évènement.
 

 

 photo http://www.monsengwo.org

    

      
  Mgr Monsengwo présidera une célébration eucharistique
  solennelle en la Basilique Nationale du Sacré-Cœur à
  Koekelberg le samedi 1er novembre 2008, jour de la
  Toussaint, à 14heures.
  Cette rencontre sera l’occasion de nous retrouver autour
  de notre pasteur dont l’engagement chrétien ne cesse
  d’apporter beaucoup au service de notre pays et de notre
  continent.
   
  Nous nous réjouissons par avance et espérons nous
  retrouver très nombreux pour prendre part à cette
  célébration.
   
  Pour les Communautés Catholiques d’Origine Africaine,
  Abbé Claude Musimar, Délégué Afrique
  Commission Episcopale Pro Migrantibus
  GSM: 0474/38 17 50

21 octobre 2008

La Chambre d’appel confirme la suspension de la procédure et infirme la décision sur la libération de Thomas Luban

La Haye, 21 octobre 2008

ICC-CPI-20081021-PR364-FRA

Situation : République démocratique du Congo
Affaire : Le Procureur c/Thomas Lubanga Dyilo 

Aujourd’hui, la Chambre d’appel a rendu ses arrêts relatifs aux deux appels interjetés par le Procureur contre les décisions de la Chambre de première instance I : son appel contre la décision du 13 juin 2008 ordonnant la suspension de la procédure, et son appel contre la décision du 2 juillet 2008 ordonnant et la mise en liberté inconditionnelle de Thomas Lubanga Dyilo. 

La Chambre d’appel a décidé, à l’unanimité, de rejeter l’appel et de confirmer la décision de suspension de la procédure.

Le 13 juin 2008, la Chambre de première instance I avait décidé de suspendre la procédure à l’encontre de M. Lubanga Dyilo. Selon la Chambre de  première instance I, le procès ne pouvait être équitable car le Procureur n’avait ni communiqué à la Défense d’importants éléments de preuve potentiellement à décharge ni ne les avait mis à la disposition des juges. Le Procureur avait obtenu les éléments en question sous le sceau de la confidentialité auprès de plusieurs sources, notamment de l’ONU, et ces dernières  avait refusé de les communiquer à la défense et, le plus souvent, à la Chambre de première instance. 

Egalement, la Chambre d’appel a décidé, à la majorité, d’infirmer la décision de mise en liberté de Thomas Lubanga Dyilo. La Chambre d’appel a décidé de renvoyer l’affaire à la Chambre de première instance pour statuer à nouveau sur la question de la mise en liberté de Thomas Lubanga Dyilo. La Chambre de première instance aura à trancher cette question à la lumière de l’arrêt de la Chambre d’appel rendu aujourd’hui, à déterminer si M. Lubanga Dyilo devait rester en détention ou être libéré sous ou sans conditions,  en tenant compte de tous les facteurs pertinents. 

21.10.08 Le MLC persiste et signe : J.P. Bemba, prisonnier politique (Pot)

Dans un communiqué remis hier à la presse, le Secrétaire général du Mouvement de libération du Congo, MLC, annonce que l’ audience de confirmation des charges concernant le sénateur Jean-Pierre Bemba, initialement prévue pour le 4 novembre 2008, a été reportée à une date ultérieure. Pour le MLC, il s’agit là d’une preuve irréfutable que le président national du MLC est un prisonnier politique.
Dans le même communiqué, le MLC s’inquiète de la situation préoccupante à l’Est du pays tout en prenant acte de la déclaration de l’Etat-major général des FARDC sur les FDLR. Et ce avant de fustiger la faiblesse de notre diplomatie qui n’ a pas réussi à convaincre à Québec pour faire passer la candidature de la RDC en prévision de l’organisation du XIIIème sommet de la Francophonie.

Communiqué du Mouvement de libération du Congo

Le Comité Exécutif National du MLC s’est réuni ce lundi 20 octobre .2008 à la permanence du parti, sous la présidence de son Secrétaire général François Muamba. L’ordre du jour examiné comportait principalement trois points, à savoir : la situation du Président National du MLC, l’état de la Nation et les activités du parti.

Après échanges débats et délibérations, le Comité Exécutif National du MLC déclare ce qui suit :

• Selon des informations concordantes, la CPI vient de reporter à une date ultérieure l’audience de confirmation des charges concernant le Sénateur Jean-Pierre Bemba, initialement prévue pour le 4 novembre 2008.

Cette cabale, caractérisée entre autres par le dépôt hors délai du dossier d’instruction par le Procureur Moreno, confirme si besoin était, que le Président National du MLC est un prisonnier politique dont des forces obscures aux niveaux national et international voudraient compromettre la carrière politique et détruire la vie de famille. En conséquence, le MLC exprime sa vive indignation et sa protestation énergique contre ces manœuvres dilatoires.

• Le MLC constate que cinq ans après les faits visés par le mandat émis par la Cour Pénale Internationale contre le Sénateur Jean-Pierre Bemba, et cinq mois après l’arrestation de celui-ci, le Procureur Luis MORENO O’CAMPO n’a pas été en mesure de constituer un dossier d’accusation dans les délais impartis.

• Dès lors, le MLC demande aux juges de la CPI, conformément aux prescrits de la convention universelle des droits de l’homme et du Statut de Rome, d’en tirer toutes les conséquences de droit pour dire non établies les accusations mises à charge de Jean-Pierre Bemba et ordonner sa libération sans condition.

De l’état de la Nation.

• Le MLC reste préoccupé par la situation confuse qui prévaut dans la partie Est de la RDC, caractérisée notamment par des pertes en vies humaines, déplacement massif des populations et autres violences ignobles faites à la femme. Il en appelle à la responsabilité du gouvernement pour le rétablissement de la paix et de la sécurité sur cette partie de la RDC, et à la communauté internationale pour une aide humanitaire et urgente aux populations victimes de ces drames.

• Le MLC prend acte de la déclaration de l’Etat Major Général des FARDC en l’encontre des FDLR. En revanche, il déplore le mutisme prolongé des autorités politiques quant à la clarification des rapports entre le gouvernement et les FDLR, maintes fois réclamée par le passé.

• Quant à la situation sociale, le MLC constate l’indifférence persistante des pouvoirs publics face aux préoccupations de la population dont le pouvoir d’achat se dégrade de jour en jour.

• Le MLC fustige enfin, l’extrême faiblesse de notre diplomatie qui s’est illustrée une fois de plus par son inexpertise et son amateurisme ayant eu pour conséquence d’infliger à notre pays un camouflet à la Conférence de la Francophonie à Québec, qui a rejeté la candidature de notre pays à l’organisation du sommet de 2010. Ce camouflet diplomatique vient, une fois encore, de ternir l’image de la RDC et de son vaillant peuple après l’élimination de l’équipe nationale des Léopards de la Coupe Africaine de football et de la Coupe du Monde en Afrique du Sud en 2010.

3. Des activités du parti

Dans le cadre de la poursuite d’organisation des festivités du 10ème anniversaire du parti, le MLC a arrêté le programme et le calendrier de la tournée nationale du Secrétaire Général. Fait à Kinshasa, le 20 octobre 2008

François Muamba Tshishimbi

Secrétaire Général

20 octobre 2008

Avis aux médias : L’audience de confirmation des charges dans l’affaire de Jean-Pierre Bemba Gombo ne s’ouvrira pas le 4 novembre 2008

La Haye, 20 octobre 2008

ICC-CPI-20081020-MA23-FRA

Situation : République centrafricaine
Affaire : Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo  

Le 17 octobre 2008, la Chambre préliminaire III a décidé que l’audience de confirmation des charges dans l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo ne s’ouvrira pas le 4 novembre 2008 comme prévu initialement « afin d'assurer le bon exercice des droits de la Défense et notamment sa préparation adéquate pour cette audience ». 

La date de l’audience de confirmation des charges sera alors fixée après la conférence de mise en état du 22 octobre 2008.

17 octobre 2008

La Chambre préliminaire I demande des éléments supplémentaires dans le cadre de la requête aux fins de délivrance d’un un mandat d’arrêt à l’encontre du Président soudanais Omar Al-Bashir

La Haye, 16 octobre 2008

ICC-CPI-20081016-PR362-FRA

Situation: Darfour, Soudan

Traduction arabe

Le 15 octobre 2008, la Chambre préliminaire I a rendu une décision demandant au Bureau du Procureur de lui communiquer, au plus tard le 17 novembre à 16 heures, des éléments supplémentaires à l’appui de certains aspects confidentiels de sa requête aux fins de délivrance d’un mandat d’arrêt à l’encontre du Président soudanais Omar Hassan Al-Bashir.

Le 14 juillet 2008, le Procureur avait présenté aux juges une requête aux fins de délivrance d’un mandat d’arrêt à l’encontre du Président soudanais pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crime de génocide, que M. Al-Bashir aurait commis par l’intermédiaire de membres de l’appareil d’Etat, de l’armée et des miliciens/Janjaouid, dans le cadre d’un conflit armé contre des groupes rebelles organisés.

La situation au Darfour a été déférée à la Cour pénale internationale, le 31 mars 2005, en vertu de la résolution 1593 (2005) du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le Procureur a décidé, le 6 juin 2005, d’ouvrir une enquête. 

L’affaire Le Procureur c. Omar Hassan Ahmad Al-Bashir est la deuxième dans le cadre de cette situation et concerne des crimes commis au Darfour entre mars 2003 et juillet 2008. Dans le cadre d’une première affaire, la Chambre préliminaire I avait délivré deux mandats d’arrêt contre Ahmad Muhammad Harun (ancien Ministre d’État chargé de l’intérieur au sein du Gouvernement soudanais et actuel Ministre d'Etat chargé des affaires humanitaires) et Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman (« Ali Kushayb », dirigeant de milices/Janjaouid) pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

14 octobre 2008

L'UE et l'Église congolaise inquiètes de la situation dans l'Est

L'UE et l'Église congolaise inquiètes de la situation dans l'Est
RD CONGO - 13 octobre 2008 - AFP

L'Union européenne (UE) et la Conférence épiscopale du Congo se sont fortement émues des combats opposant l'armée aux rebelles de Laurent Nkunda dans l'est de la République démocratique du Congo, l'UE craignant même "de nouveaux massacres massifs" dans la région.

Parlant au Luxembourg, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, dont le pays préside l'Union européenne, a dénoncé en termes vifs la situation "intenable et meurtrière" dans l'est de la RDC.

"Il faut "sonner l'alarme. La situation redevient intenable et meurtrière (...) Tout est à nouveau dans le chaos", a déclaré le ministre à l'issue d'une réunion avec ses homologues de l'UE à Luxembourg.

"Nous redoutons qu'à nouveau des massacres massifs, effrayants ne reprennent dans cette partie de l'est et le Kivu", a-t-il ajouté, décrivant "des réfugiés par centaines de milliers qui vont d'un village à l'autre et se font attaquer à chaque village".

Évoquant une possible attaque du général rebelle, le ministre a également accusé Kigali et Kinshasa d'alimenter le conflit.

De son côté, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) s'est dit "profondément préoccupée" par cette situation.

Dans une déclaration écrite transmise à l'AFP, la plus haute instance de l'Église catholique en RDC condamne la reprise des hostilités et craint que "ces guerres ne soient une manière de concrétiser le plan de balkanisation du pays par la création des 'États nains'", indique le secrétaire général de la Cenco, l'abbé Léonard Santedi.

La Cenco craint également que "ces guerres récurrentes dans la région de l'est et du nord-est ne deviennent un paravent pour couvrir le pillage des ressources naturelles".

"Ces hostilités sèment de nouveau la désolation et le deuil dans le pays. Les conséquences sont énormes : encore des milliers de morts, des populations condamnées à l'errance dans des conditions inhumaines, des enlèvements d'enfants et leur enrôlement de force dans des groupes armés", déplore la Cenco.

Pour l'Église catholique, il s'agit d'"un véritable drame humanitaire" qui "ne peut laisser personne dans l'indifférence".

La Cenco invite la communauté internationale "à prendre des mesures effectives et efficaces (...) pour obliger les bandes armées à respecter les actes d'engagement auxquels elles ont souscrit".

Des combats ont été signalés lundi à Bweremana, localité du territoire de Masisi à environ 50 km au nord-ouest de la capitale provinciale Goma, ainsi qu'à Tongo, dans le territoire voisin de Rutshuru, à près de 60 km au nord de Goma, a-t-on appris des sources militaires et rebelles.

Trois rebelles du CNDP se sont rendus lundi à l'armée à Bweremana, a rapporté pour sa part la radio Okapi parrainée par l'ONU.

Des combats opposent régulièrement depuis le 28 août l'armée congolaise à la rébellion de Nkunda, en violation d'un cessez-le-feu consécutif à l'accord de paix de Goma, signé par les différentes parties au conflit en janvier 2008.

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