30 novembre 2008
Ban Ki-moon favorable à l'envoi d'une force européenne
AFP) - Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est favorable à l'envoi d'une force européenne dans l'est de la République démocratique du Congo, en attendant le renfort promis sur place des troupes de l'ONU, a indiqué dimanche le ministre belge des Affaires étrangères.
"Le déploiement de la force de la paix de l'ONU (les plus de 3.000 hommes supplémentaires promis de la Monuc, NDLR) va prendre un certain temps, c'est la raison pour laquelle l'ONU souhaite qu'une force militaire européenne vienne pour faire la jonction durant la période", a déclaré Karel De Gucht à la télévision flamande VRT.
Un porte-parole de M. De Gucht a précisé à l'AFP que M. Ban Ki-moon avait fait cette "demande de force d'interposition" intérimaire cette semaine lors d'une entrevue à New York avec le chef de la diplomatie belge.
"Le renforcement des 3.000 hommes va prendre plusieurs mois, dans l'intervalle M. Ban Ki-moon juge qu'une force européenne de transition serait nécessaire", si elle peut être mise en place, a-t-il ajouté.
Toutefois avant de prendre une décision, "il faut voir à présent s'il y aura un engagement suffisant de pays européens" pour la constituer, a souligné le porte-parole, Bart Ouvry.
Il a ajouté que la Belgique comptait "reprendre des consultations la semaine prochaine à ce sujet" avec ses partenaires européens, et en particulier la présidence française de l'UE, notamment à l'occasion de deux grandes réunions ministérielles programmées.
Il s'agit d'une part de celle des chefs de la diplomatie de l'Otan à Bruxelles, mardi et mercredi, d'autre part de celle la réunion ministérielle de l'OSCE qui s'ouvre jeudi à Helsinki.
M. Ban Ki-moon a dans l'immédiat demandé à la Belgique d'étudier la faisabilité d'une contribution nationale à l'envoi de cette force européenne intérimaire éventuelle, pour aider à faire à la situation humanitaire critique dans l'est du Congo, selon le porte-parole.
Fin octobre, la France, soutenue par la Belgique, ancienne puissance coloniale, avait déjà proposé d'envoyer des soldats au Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo) pour y accomplir une mission humanitaire en appui à la Mission de l'ONU en RDC.
Mais cette option n'avait pas été retenue par les 27 pays de l'Union européenne, du fait de refus de plusieurs pays, dont l'Allemagne. Ils avaient préféré se concentrer dans l'immédiat sur le travail humanitaire, le soutien à la Monuc et les efforts de médiation politique.
"Les réactions au niveau européen ne permettaient pas de conclure à l'envoi" d'une telle force, mais "le sujet reste d'actualité", a souligné le porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères.
Jeudi, 16 personnalités mondiales, parmi lesquelles d'influents anciens responsables politiques et religieux, ont envoyé une lettre ouverte aux dirigeants européens réclamant l'envoi par l'UE d'une telle force intérimaire en RDC pour y protéger les civils.
Parlant d'une "vraie catastrophe humanitaire" dans l'est de ce pays, ils exhortent les chefs d'Etat et de gouvernement européens à faire preuve de "leadership politique personnel" sur cette question.
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27 novembre 2008
27.11.08 16 personnalités mondiales demandent l'envoi rapide de troupes de l'UE (Eurac)
LONDRES, 27 nov 2008 - D'influents anciens responsables politiques et religieux du monde entier ont envoyé jeudi une lettre ouverte aux dirigeants européens réclamant l'envoi par l'Union européenne (UE) d'une force intérimaire en République démocratique du Congo (RDC), pour y protéger les civils.
Les 16 signataires, dont l'ancien archevêque du Cap Desmond Tutu ou l'ancien président tchèque Vaclav Havel, constatent que les combats dans l'est de la RDC ont provoqué une "vraie catastrophe humanitaire".
Ils appellent donc les chefs d'Etat et de gouvernement européens à faire preuve de "leadership politique personnel" en envoyant une force d'interposition, absolument nécessaire selon eux pour éviter une répétition du génocide d'avril 1994 au Rwanda.
Parmi ces signataires figurent deux prix Nobel de la paix, Desmond Tutu et l'ancien président sud-africain Frederik de Klerk, ainsi que Romeo Dallaire, le général canadien qui dirigeait la mission des Nations unies au Rwanda en 1994, ou encore l'ancienne présidente irlandaise Mary Robinson et Vaclav Havel.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé, le 20 novembre, d'envoyer 3.000 Casques bleus pour renforcer la mission des Nations unies en RDC (Monuc), mais "cela prendra vraisemblablement entre trois et six mois pour les déployer", notent-ils. Or, "le peuple congolais ne peut pas attendre".
L'envoyé spécial de l'ONU en RDC a demandé le déploiement d'urgence d'une force intérimaire pour protéger les civils avant l'arrivée des Casques bleus, remarquent-ils. "Il est de plus en plus clair que l'UE est la mieux placée (...) pour jouer ce rôle et se déployer maintenant", écrivent-ils.
"Nous vous exhortons à accepter très rapidement le déploiement d'une force de l'UE", poursuivent-ils. "De notre point de vue, cela aiderait à protéger les vies de centaines de milliers de civils actuellement en danger. Cela nécessite votre leadership politique personnel pour faire en sorte que ça se produise et nous assurer que +plus jamais+ signifie réellement plus jamais."
Depuis fin août, de violents combats ont repris dans le Nord-Kivu, à l'est de la RDC, entre d'une part la rébellion de Laurent Nkunda et d'autre part l'armée congolaise et des groupes armés alliés. Ils ont provoqué le déplacement de plus de 250.000 personnes.
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25 novembre 2008
HRW dénonce la répression menée par le régime Kabila
(RTBF 25/11/2008)
25.11.08 - 12:17 Human rights watch (HRW) a dénoncé la "répression brutale" menée par le régime du président Joseph Kabila en République démocratique du Congo (RDC), où 500 opposants ont été tués par les services de sécurité depuis deux ans, selon un rapport publié mardi.
Depuis les élections "censées apporter" la démocratie, "les forces de sécurité gouvernementales ont tué délibérément ou exécuté sommairement au moins 500 opposants présumés et en ont détenu environ 1000 autres, dont beaucoup ont été torturés", affirme ce rapport de l'organisation de défense des Droits de l'Homme.
Cette "répression brutale (...) a commencé pendant les élections de 2006 qui ont porté au pouvoir le président Kabila, et elle s'est poursuivie jusqu'à aujourd'hui", estime HRW, qui dénonce "le silence" des gouvernements étrangers.
Selon le document de 96 pages, "les agents de l'Etat ont particulièrement pris pour cible les personnes originaires de la province de l'Equateur ainsi que d'autres soupçonnées de soutenir le candidat présidentiel vaincu, Jean-Pierre Bemba".
Ils s'en sont pris également "à des adhérents du Bundu Dia Kongo (BDK), un groupe politico-religieux basé au Bas Congo qui encourage une plus grande autonomie provinciale et a recueilli un appui considérable aux élections législatives".
En février 2007 et en mars 2008, les forces de sécurité ont tué respectivement 104 et 200 personnes dans le Bas Congo lors d'interventions contre le BDK, assure l'organisation américaine.
Depuis deux ans, près de 150 personnes ont été exécutées sommairement à Kinshasa, a précisé Anneke Van Woudenberg, chercheuse de HRW.
"Tandis que tout le monde se concentre sur les violences dans l'est du Congo, les exactions du gouvernement contre les opposants politiques attirent peu d'attention", a-t-elle déploré.
Toujours selon HRW, "les subordonnés de Kabila ont agi par le biais de plusieurs forces de sécurité gouvernementales, notamment la Garde républicaine paramilitaire, une ‘commission secrète’, le bataillon spécial Simba de la police et les services de renseignement".
"Des agents de l'Etat ont tenté de dissimuler les crimes en jetant des corps dans le fleuve Congo ou en les enterrant en secret dans des fosses communes", explique l'organisation basée à New York.
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L’Adg de la Snel aux arrêts, pourvu que le gouvernement ne lâche pas prise (Pot)Par Faustin Kuediasala
Adolphe Muzito vient de lier l’acte à la parole dans sa volonté de lutter farouchement contre la corruption dans l’exercice d’un mandat public. Pour preuve, certains hauts cadres de la Snel, dont l’Adg Yengo et son Adf, sont aux arrêts depuis hier lundi. Un petit pas certes, mais un grand bond qui promet de s’étendre à tous les secteurs de la vie nationale.
Bonne nouvelle pour ce qui appelait depuis toujours le gouvernement à sévir dans le portefeuille de l’Etat. En effet, des sources concordantes, confirmées dans la soirée par la RTNC, renseignent de l’arrestation hier lundi de l’Administrateur délégué général (ADG) de la Société nationale d’électricité, M. Yengo Masampu.
Dans la geôle, l’Adg Yengo ne sera pas seul. Il devra partager ce temps de rééducation pour une gestion saine du patrimoine de l’Etat avec son Administrateur directeur financier. D’autres sources indiquent aussi que le directeur des approvisionnements serait également tombé dans les filets de la justice.
Que reproche-t-on à ces hauts cadres de la Snel ? La RTNC a fait état d’un prêt de huit millions de dollars américains que le Comité de gestion de la Snel a contracté auprès de la Banque internationale de crédit pour la réhabilitation d’une turbine à Inga. Si aucune unanimité n’est faite jusqu’à ce jour sur le hauteur du montant en cause, il faut dire ce sont des fuites évaluées à des millions de dollars qui seraient reprochés à ces hautes cadres de la Snel, société d’Etat qui détient le monopole dans le secteur de l’énergie électrique en RDC.
Quand on se rappelle de nombreux désagréments imposés à la population congolaise en général, et kinoise en particulier, l’acte posé par les services judiciaires ne peut qu’être applaudi. Mais, il faut dire l’arrestation de deux poids lourds du Comité de gestion de la Snel n’est peut-être que l’arbre qui cache la forêt. Car, dans le portefeuille de l’Etat, y incluant les entreprises d’économie mixte, il y a à boire et manger dans les actes commis ou qui continuent à se commettre des mandataires publics.
D’où, l’appel au gouvernement à secouer sérieusement le cocotier pour débarrasser des entreprises du portefeuille de tous les gestionnaires véreux qui n’ont eu pour seul mode de gestion que le renflouement de leurs comptes en banques, se souciant de moins en moins de l’objet social de ces unités de production, détenues en majorité ou en partie par l’Etat congolais.
Après la Cinat, où l’on a vu la révocation puis l’arrestation de son Administrateur directeur financier, c’est le tour aujourd’hui de la Snel de faire les frais de la détermination - que l’on souhaite durable - du gouvernement, par l’entremise du ministère de la Justice, de mettre fin à l’impunité en RDC.
Il va sans dire que la refondation de l’Etat congolais passe aussi par le démantèlement dans la vie quotidienne de ceux qui se croient relever de la caste des « intouchables ».
Comme l’a si bien exprimé le président de la République dans son discours d’investiture le 6 décembre 2006, la population entend voir les portes de prison grandement ouvertes à qui auraient abusés des deniers publics.
Et, ce n’est pas seulement dans les entreprises publiques que se sont exercés ces hors-la-loi, ils se recrutent aussi dans différents secteurs de la vie nationale, notamment dans l’armée, la police et
l’administration publique. Si le gouvernement veut retrouver sa crédibilité, il doit prendre son courage à bras-le-corps pour sévir là où l’action publique est attendue avec vigueur et véhémence.
Alors que grondent les armes à l’Est, la population entend le voir à l’œuvre pour traduire en justice tous ceux qui se seraient compromis dans la gestion des frais alloués aux services de défense et de sécurité de la Nation.
Le ministre de la Justice et Garde des sceaux a aujourd’hui le devoir de prouver que le gouvernement est prêt, au nom de la séparation du pouvoir, à laisser à la justice les mains pour mieux exercer sa tâche. Le plus dur a commencé, et ne lâchez pas prise, pionniers de la justice.
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19 novembre 2008
19.11.08 FARDC : nécessité de changer la chaîne de commandement (POT)
Un nouveau chef d’Etat-major général à la tête des FARDC, c’est une bonne chose. « On est sur la bonne voie », affirme-t-on, tout en mettant vite un bémol. « Ce n’est pas assez. La situation est tellement préoccupante qu’il ne serait pas de bonne politique de s’arrêter en si bon chemin. Dans tous les cas, il y a nécessité de changer la chaîne de commandement des FARDC, susurre-t-on. Comme pour dire que le processus n’est qu’à ses débuts.
Une très bonne nouvelle. C’est, à en croire l’opinion nationale, la première réaction émise par des Congolais à la suite de la nomination, lundi soir, du lieutenant général Didier Etumba Longila, 53 ans, au poste de chef d’Etat-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
La décision du chef de l’Etat d’élever le lieutenant général Etumba à ce poste est judicieuse tout comme elle tombe à point nommé. Mais elle ne suffit pas. C’est ce que l’on pense dans bien des milieux au regard de nombreux défis qui doivent être relevés dans la conduite de la guerre, dans l’Est de la RDC. A elle seule, fait-on remarquer, la décision du Commandant suprême de notre armée peut ne pas donner les résultats escomptés si elle n’est pas appuyée par d’autres mesures que requiert la nécessité de changer la chaîne de commandement de l’armée, principalement sur le front militaire. Il s’y passe tellement de choses inadmissibles qu’il y a lieu de nettoyer les écuries d’Augias.
Il est question de bien s’y prendre, car le mal est profond et complexe dans la mesure où l’on se trouve devant une sorte de toile d’araignée tissée à la suite de relations entre de vieux copains, entre des camarades… En fait, une affaire de « compagnonage » qui a pour toile de fond, le RCD. Pas étonnant que, sur le théâtre des opérations, le vent ne tourne pas en faveur de Kinshasa, mais au profit de la rébellion de Laurent Nkunda.
Franchement, on est comme dans une sorte de pièce de théâtre où tout se joue autour du Rassemblement congolais pour la démocratie. Tout est parti du brassage de troupes qui s’est mué à un moment donné en mixage. Une opération très mal concoctée à tel point qu’elle a finalement tourné au désastre. Surtout pour Kinshasa qui n’en est pas sorti à bon compte. Et ce, sur tous les plans. Qu’est-ce qui est arrivé à la suite de cette opération de « triste mémoire » ?
LE VIVIER RCD DESSERT KINSHASA
Après le brassage ou le mixage, c’est selon, presque toutes les troupes en provenance du RCD sont restées sur place dans leur ancien bastion. « Regroupés au même endroit, non seulement que ces éléments ont gardé leurs positions intactes mais ils ont conservé à cent pour cent leur puissance de feu, s’ils ne l’ont pas tout simplement accrue », s’est indigné un officier militaire qui a requis l’anonymat.
Jusqu’aujourd’hui, accuse le même officier, c’est ce vivier-là, portant la marque RCD, qui occupe les postes les plus importants dans la conduite, sur place, de la guerre qui oppose l’armée nationale aux rebelles fidèles au général déchu, Laurent Nkunda. « Ces éléments sont toujours en place, toujours aux premières loges, même lorsqu’on sait – c’est un secret de polichinelle – qu’ils sont à la base de tous les « coups » qui arrivent aux éléments de FARDC au front.
Tant que des changements ne seront pas apportés au niveau de la chaîne de commandement militaire au front, notamment en déplaçant tous ceux à qui revient l’initiative des opérations, il est difficile de pouvoir s’attendre à des nouvelles de plus en plus rassurantes en ce qui concerne l’engagement des FARDC sur le champ de bataille. La même démarche est requise quant à la lutte contre l’impunité qui a élu domicile au sein des FARDC. Comment expliquer que des soldes de militaires soient continuellement détournées sans que l’on arrive à mettre hors d’état de nuire tous ceux qui en sont coupables ? Comment expliquer que des kits de rations alimentaires destinés aux militaires déployés au front connaissent le même sort sans qu’aucun officier soit inquiété par la Justice militaire ?
C’est à peine inadmissible, surtout que le pays se trouve en temps de guerre. Les mêmes précautions doivent rapidement être prises au niveau des Services de renseignement militaire où la remise en ordre est plus qu’une nécessité. Quoi qu’il en soit, l’urgence exige des mesures draconiennes. Dans tous les cas, il en faut car l’heure est grave.
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17 novembre 2008
Il faut remettre l'armée en ordre"
Dans une "situation difficile", l'armée congolaise "a besoin d'une remise en ordre" pour faire cesser retraites injustifiées et contre-attaques intempestives, estime le commandant des casques bleus en République démocratique du Congo, le général Babacar Gaye.
"Quand on voit la situation à Kanyabayonga" (est), où des soldats "ont quitté la ville un peu précipitamment" en début de semaine face aux rebelles de Laurent Nkunda, "il y a besoin d'une remise en ordre" de l'armée, a déclaré le général Gaye lors d'un entretien avec l'AFP samedi à Kinshasa.
"Moi je ne dis pas que l'armée est en débandade, je dis qu'elle est en situation difficile", a-t-il ajouté, de retour d'un voyage dans la province du Nord-Kivu (est), où les combats ont repris depuis fin août entre armée et rébellion de Laurent Nkunda. L'armée congolaise, qui selon l'ONU a commis cette semaine des pillages à grande échelle dans plusieurs villes de l'est, est victime d'"excès" de la part de certains de ses éléments, selon le chef militaire de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc).
Il faut "éviter" que des militaires fuient "parce qu'on leur a annoncé une attaque", mais aussi éviter que d'autres, "sans coordination, se lancent dans des contre-attaques", comme cela a été le cas la semaine dernière près de Goma, la capitale du Nord-Kivu, a-t-il expliqué. Le général sénégalais, qui est à la tête de la plus importante mission actuelle de paix de l'ONU avec 17.000 soldats, a aussi accusé les forces armées congolaises (FARDC) d'être en partie responsable de la dégradation de la situation dans le Nord-Kivu.
"Nous étions à la fin du mois de septembre dans une dynamique de progrès", dit-il. "Malheureusement, les FARDC ont enregistré des succès locaux sur le terrain et ont eu la tentation de continuer (...), alors qu'au contraire, j'avais préconisé (...) que les FARDC donnent le bon exemple, qu'ils se déploient sur les lignes prévues" par l'accord de paix de Goma de janvier.
Selon le général Gaye, la résolution du conflit passe par une "approche globale", qui implique une "stabilisation" sur le plan militaire. Il faut que l'armée "s'en tienne à une attitude strictement défensive". "Il appartient au plus haut niveau des autorités congolaises de donner des instructions claires aux militaires" sur le terrain, a-t-il estimé. L'approche globale qu'il préconise passe aussi par "des initiatives d'abord politiques" et diplomatiques.
Concernant la Monuc elle-même, le général Gaye a annoncé qu'elle disposerait dans le Nord-Kivu de 6.000 casques bleus d'ici "au maximum une dizaine de jours", contre 5.000 actuellement. Ce millier d'hommes supplémentaires viendra "principalement" de l'Ituri, province frontalière du Nord-Kivu. "Nous n'avons pas renforcé les troupes du Nord-Kivu au détriment du Sud-Kivu", où il "y a suffisamment de menaces", selon le général Gaye. La politique de la Monuc actuellement est de "protéger les grands centres urbains", tels que Goma, aux portes de laquelle sont positionnés depuis fin octobre les rebelles. "Il faut faire des choix, on ne peut pas être partout", a-t-il justifié.
Le général a par ailleurs catégoriquement démenti la présence éventuelle en RDC de soldats angolais, dont le pays est un fidèle allié de l'ex-Zaïre. Le général Gaye a dirigé la Monuc de mars 2005 à octobre 2008. Il a repris ce poste en novembre, après la démission au bout d'un mois de son successeur. "Si je n'étais pas optimiste, je ne serais pas revenu", a-t-il conclu.
AFP
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15 novembre 2008
Des arrestations des proches de J P Bemba signalées à Kinshasa
La rébellion de Laurent Nkunda progresse lentement mais sûrement vers le grand Nord pendant que les éléments de Forces armées de la RDC pillent les localités de Kanyabayonga, Kaina et Kirumba vers le nord de Rutsuru. Selon Bertrand Bisimwa, porte-parole de CNDP, leurs troupes ont progressé d’une vingtaine de Km vers le nord de Rutsuru et occupent la station de Ruindi, situé dans le Parc de Virunga. Les rebelles viennent de s’emparer en l’espace de deux jours de trois localités stratégiques menant vers Kanyabanyonga. Il s’agit de Nyanzale, Kikuku et Kiberezi.
Les troupes du CNDP sont à la porte de Kanyabayonga, signale le porte-parole de CNDP, qui indique qu’ils sont à une dizaine de Km de cette ville séparant les territoires de Rutsuru à celui de Lubero. Cette progression du CNDP vers le grand Nord (Butembo, Beni) se fait sans beaucoup de résistance, car les soldats gouvernementaux ont déjà fuit Kanyabayonga, après avoir perpétré des pillages de populations civiles, affirme Bertrand Bisimwa.
Le mercredi dernier, le Chef d’Etat-major de Forces terrestres de l’Armée gouvernementale, le général Gabriel Amisi et le commandant de la Force de la MONUC, le général Babacar Gaye se sont rendus à Kanyabayonga pour ramener le calme et réorganiser les quelques unités de FARDC sur le terrain afin d’éviter la chute de cette ville. Des troupes ont été ramenés de Butembo, ville située à 350 Km au Nord de Goma, vers Kanyabayonga, ont indiqué des sources militaires congolaises. Selon les mêmes sources, quelques butins pillés par les soldats gouvernementaux, ont été récupérés et d’autres soldats arrêtés et traduits devant les juridictions militaires opérationnelles dans la Région.
Le Premier Ministre, Adolphe Muzito a haussé le ton en instruisant la haute hiérarchie militaire et la Justice congolaise à sanctionner avec la grande rigueur tout soldat ou officier coupable de détournement de fonds ou matériels destinés à la guerre de l’Est.
Arrestation des proches de JP Bemba
Entre temps à Kinshasa, l’organisation non gouvernementale de défense des Droits de l’homme, ‘‘La Voix des sans voix’’ (VSV), s’inquiète de l’arrestation de sept personnes proches de Jean-Pierre Bemba. La VSV dénonce aussi une vague d’enlèvement à Kinshasa des militaires, policiers et des personnes civiles originaires pour la plupart de la Province de l’Equateur.
Selon la VSV, ces arrestations sont perpétrées par les Services de Sécurité et ce depuis fin octobre de cette année. Le Colonel de police Josué Samba Nzapa Bata Zakato, un ex commandant de la Sécurité de Jean-Pierre Bemba qui est l’une des victimes, a été interpellé le 20 octobre dernier et reste détenu sans droit de visite au centre de rééducation pénitentiaire de Kinshasa (CRPK). Dans cette vague d’arrestation, souligne VSV, on retrouve plusieurs membres de famille du colonel et trois autres personnes d’une même famille dont une mère avec son nourrisson.
Ces personnes sont accusées en à croire l’organisation non gouvernementale, d’avoir appuyé l’ex Vice-président lors des affrontements de mars 2007, l’ayant opposé aux éléments de troupes gouvernementales. La VSV note également que ces personnes ont été citées par les autorités gouvernementales pour avoir des liens avec la cache d’armes découverte à la mi-octobre à Kintambo, à Kimwenza, au site Tembe na Tembe.
Des informations concordantes renseignent que ces personnes sont détenues dans les locaux de Services Spéciaux à Kin-mazière dans la commune de la Gombe, privées de toutes visites.
La VSV qui condamne cette vague d’arrestation, demande aux autorités congolaises, la libération immédiate de toutes les personnes détenues.
Le Révélateur
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12 novembre 2008
LA GUERRE A L'EST DE LA RDC UN BUSINESS JUTEUX POUR LES GENERAUX ET POLITIQUES CONGOLAIS
No Nkunda, no business (POT)
La crise de l’Est nourrit son homme. Aussi bien l’investisseur étranger voulu véreux que les dignitaires congolais qui se complaisent dans la poursuite de la guerre afin de mettre à sac le Trésor public. Le plus officiellement possible. Les ponctions sont faites légalement, avec le sceau des plénipotentiaires institutionnels. Dès lors, il y a de quoi comprendre les caisses de l’Etat sont toujours déclarées vides.
Tout simplement parce que les finances publiques en RDC ressemblent à des coopératives où les membres peuvent aller s’approvisionner à gré.
La dernière révélation en date a été étalée au grand jour le mardi 11 novembre 2008 à la plénière de l’Assemblée nationale. Un député membre du PPRD, excédé par les discours hypocrites et sournois déversés dans l’opinion, a voulu rabattre le caquet aux gueulards de sa famille politique.
L’élu du peuple a informé ses collègues avoir eu la preuve du détournement de la solde des militaires au front. C’était à l’occasion de la dernière visite du Premier ministre à l’Est. A la question de savoir la hauteur de l’enveloppe reçue du gouvernement au titre de prime aux hommes des troupes combattantes, un commandant répondra, innocemment : 5.000 Usd (cinq mille). Or, selon le ministre des Finances, le montant décaissé était de 100.000 Usd pour ce front-là. Cela est passé comme un fait divers, anodin et normal. Et vive la gouvernance en RDC. Excellente même en période de guerre.
Pour mon voisin de gauche, il s’agit d’un secret de polichinelle. Cela se chuchotait, les médias internationaux l’avaient dénoncé sans que les auteurs ne s’en émeuvent.
Troublé, mon vis-à-vis lâche : si c’est cela le patriotisme-nationalisme dont on nous rabat les oreilles dans les médias au quotidien, alors les vessies ressemblent bien aux lanternes.
L’occasion faisant le larron, le président de l’Assemblée a saisi la balle au bond pour effacer de la mémoire de ses collègues et de l’opinion une fausse inscription : l’hôtel Venus qui surplombe un quartier huppé de la commune de la Gombe ne lui a jamais appartenu. Au contraire, révélera Vital Kamerhe, le « trois étoiles » de l’avenue de la Gombe appartiendrait à un général de la police chargé de la paie de la solde depuis 10 ans.
Au fil des jours, la guerre de l’Est n’est qu’un business juteux qui fleurit au bout du canon. Et il rime avec impunité. Dignitaires, généraux et civils y trouvent leur compte. De quoi dire que « no Nkunda « no job », pour les uns et, « no business » pour les autres.
00:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 novembre 2008
Arrêtée en Allemagne, Major Rose KABUYE accepte d'être jugée en France, selon son avocat
Interpellation à Francfort d'une proche du président rwandais sous le coup d'un mandat d'arrêt français
23:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 novembre 2008
La rébellion accuse Kinshasa de "lancer la guerre"
| RD CONGO - 3 novembre 2008 - AFP |
| La rébellion en République démocratique du Congo (RDC) a accusé le gouvernement de "lancer la guerre" en refusant des négociations directes avec son chef Laurent Nkunda, tandis que les appels se multiplient pour un renforcement des opérations de la mission de l'ONU. |
22:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





