04 mars 2009
Kagame exige l'intégration totale du CNDP au sein des FARDC!
Interrogé sur une éventuelle extradition de Nkunda vers la RDC, le président Kagame a indiqué, lundi à Kigali lors d’un point de presse animé conjointement avec le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, que les 2 ministres des Affaires étrangères du Rwanda et de la RDC, « travaillent sur le dossier », question de trouver un cadre juridique convenable. Mais le président rwandais, cité ici par Radio Okapi, souhaiterait voir l’intégration du CNDP au sein des FARDC se réaliser totalement. Ce dernier passage a dégoûté plus d'un Congolais qui semblent déjà détecter les intensions machiavélique de l'homme fort de Kigali. Beaucoup pensent que les troupes dites du CNDP sont en fait pour la plupart des soldats recrutés et entraînés au Rwanda que Kagame veut laisser comme agent de renseignement. Le piège, en effet, a fonctionné depuis 1996, date de la première invasion du Congo par le Rwanda, avec pour but de pourchasser les réfugiés hutus, placer une marionnette à la tête du pays et de piller les richesses du Congo. Depuis lors la République Démocratique du Congo a été victimes des agressions à répétition de la part de son voisin de l'Est, toutes enveloppées dans du mensonge véhiculé à grande pompe par des médias d'une certaine puissance étrangère dont le gouvernement soutenait Kagame, leur nouvel allié dans la région.
Après la fuite de Mobutu, Laurent-Désiré Kabila, un Congolais et ancien marionnette du Rwanda, s'était non seulement auto-proclamé président de la République mais aussi a changé de face en tentant de servir la cause du Congo et en mettant fin au pillage systématique des richesses nationales par la coalition des petits voisins. Ce qui les effaroucha et ils tentèrent de l'éliminer physiquement. Mis au courent de la machination, Laurent-Désiré Kabila chassa tous les étrangers de l'armée nationale le 27 juillet 1998. C'était un pavé dans la marre puisque Kagame avait jusque-là nié la présence d'un seul soldat rwandais au Congo. Pour lui, les soldats tutsi qui étaient majoritaires dans l'AFDL (avant la formation des kadogo) n'étaient pas des Banyarwanda mais des « Banyamulenge » (une tribu imaginaire).
Cependant, la coalition dirigée par le gouvernement de Kigalli n'avait pas encore dit son dernier mot. Elle piégea les congolais en lassant en cachette quelques éléments de l'armée rwandaise à Kinshasa. Ces derniers tenteront de créer une sorte d'insurrection et attaqueront, dans la nuit du 1er au 2 août 1998, le Palais de Marbre, résidence officielle de feu Laurent Kabila. L'attaque se solda par un échec car, le Mzee Kabila ne fut pas tué comme escompté. Réagissant à cet échec, l'ancien chef d'Etat-major des forces armées congolaises, James Kabarebe prend d'assaut la ville de Goma, avant de risquer une opération suicidaire à Kitona et fonça, en vain, sur Kinshasa.
Une fois de plus l'agression se muera en rébellion, comme Kagame seul sait le faire. C'était la naissance du RCD avec les fameux « banyamulenge », avant que le dictateur rwandais ne retire ses troupes sous les projecteurs des caméras en disant, toute honte bue, qu'ils y étaient pour les FDLR, sans même prendre le soin d'indiquer quand ils y étaient entré. D'ailleurs les Congolais ne sont pas d'avis qu'ils aient jamais tous quittés. Ils en veulent pour preuve des nombreuses débâcles de FARDC contre les CNDP. La plupart d'offensives contre le CNDP étaient connues à l'avance par Kunda dont les ex-militaires de l'AFDL-RCD intégrés dans les FARDC le tenait régulièrement informé mettant ainsi en danger la vie des militaires Congolais.
Selon Radio Okapi, deux sujets rwandais, le lieutenant, Olivier Nibutchimala, et l'adjudant en chef Patrick Munyazi ont été extirpé des rangs du Cndp, mouvement politico militaire de Laurent Nkunda, dans le camp de brassage Lukusa et présentés, vendredi 18 avril 2008, à la presse, à Kisangani, par le commandant de la 9e région militaire, le général Jean-Claude Kifwa. A en croire le général, cité toujours par Radio Okapi, "le premier, le lieutenant Nibutchimala, est lui-même passé aux aveux. Il s’est présenté comme un sujet rwandais et a exprimé le désir de regagner son pays natal. Quant à l’adjudant Munyazi, il a été reconnu par un des instructeurs du centre de brassage comme ayant été rapatrié au Rwanda en mai 2007 par la Monuc, sur sa propre demande. Il s’est retrouvé au camp Lukusa comme élément de la 15e brigade avant de reconnaître son appartenance au Cndp." Ceci est l'exemple de ceux qui ont avoué. combien y en a-t-il qui ne l'avouent pas?
Donc, la présence des militaires rwandais au sein des forces armées congolaise viserait à affaiblir le géant de l'Afrique Central dans un but, inavoué sans doute, d'asseoir, comme l'ont toujours clamé certains, un empire de la minorité tutsi en Afrique des grands lacs. Il ne faut aller chercher ailleurs pour comprendre comment la République Démocratique du Congo ne parvient pas à se débarrasser du joug de la colonisation rwandaise depuis plus d'une décennie. Les machines sont tout simplement grippées depuis l'invasion de 1996.
Des observateurs se sont interrogé pour savoir à qui aurait profité la mort de Laurent-Désiré Kabila lors de l'attaque de sa résidence dans la nuit du 1 er au 2 août 1998, après l'expulsions des soldats étrangers. Ils (les observateurs) sont revenus avec la même réponse : Joseph Kabila.
De même que l'armée de Mobutu comptait prés de 80 % de généraux originaires de la seule province de l'Equateur, les généraux tutsi dans l'armée de Joseph Kabila sont plus nombreux que ceux des n'importe quelle autre province du Congo. Ce qui étonne quelque peu car, comme dans l'exemple précédent on se serait attendu que ce soit les généraux katangais qui soient majoritaires cela d'autant plus que Kyungu wa Kumwanza, le président de l'assemblée provinciale du Katanga, fait toujours passer Joseph Kabila pour un tutsi Katangais. Lui qui n'hésite pas à éliminer physiquement, même les enfants biologiques de son «père». Allez y comprendre quelque chose!
Ci-dessous une liste, non exhaustive qui circule sur l'internet, des généraux tutsi des FARDC issues de l'AFDL-RCD-CNDP, nommés par Joseph Kabila.
N° Noms Fonctions
01 Général Jean BIVEGETE Auditeur Général de l’armée (Haut magistrat militaire)
02 Général MASUNZU Cmd Adjoint 10ème Région militaire/Bukavu
03 Général MALICK KIJEGE Inspecteur Général de l’Armée (ex. G4-EMG) FARDC/KINSHASA
04 Général OBED RWIBASIRA Cmd 5ème Région militaire à Kananga/Kasaï
05 Général MUSTAPHA MUKIZA Cmd Base militaire de KITONA (Bas-Congo)
06 Général Charles BISENGIMANA Inspecteur Général Adjoint De La Police Nationale/Kinshasa
07 Général JEROME GAGAKWAVU EMG/FARDC-Kinshasa
08 Général BOSCO NTAGANDA Chef d’Etat Major Général De Laurent NKUNDA
09 Général Laurent NKUNDA En rébellion contre la République dans le Nord-Kivu
10 Colonel BONANE Cmd 4ème Brigade Ituri
11 Colonel MAKENGA SULTANI Cmd BRAVO/Nord-Kivu
12 Colonel KAMANZI François
13 Colonel MUNYARU GERERO Françoise Cmd de la Police de l’enfance/Nord-
14 Colonel MUHINDO François Cmd de la Brigade Delta à Kichanga/Masisi
15 Colonel François ZERO BRAVO EMG-Armée mixée de NKUNDA, (81ème Brigade FARDC)
16 Colonel MUTEBUTSI Jules En exil au Rwanda après la rébellion de Bukavu, Juin 2004
17 Colonel RORIMBERE Dispo/EMG-FARDC
18 Colonel GISHONDO ELIE Dispo/EMG-FARDC
19 Colonel PADIRI Jonas Cmd Brigade EQUO à Kimoka-Sake/
20 Colonel BOLINGO MATANE 10ème Région Militaire/Bukavu
21 Colonel BIRORI Benjamin Conseiller Militaire/Ruberwa (En Formation En Chine)
22 Colonel BOSOGO Venant Dispo/EMG-FARDC (en rébellion au Sud Kivu : G47)
23 Colonel WILSON Cmd adjoint de la brigade ALPHA à NYANZALE-MWESE
24 Lt Colonel MUNYAKAZI EMG-Armée Mixée de NKUNDA (83ème Brigade FARDC)
25 Lt Colonel Claude MUCHO ½ Cmd brigade Charly à Mushaki/Masisi
26 Lt Colonel INNOCENT Ex ½ G4 AFDL/RCD aujourd’hui G4 E.M-Armée mixée de NKUNDA
27 Lt Colonel KABUNDI ½ Cmd brigade EQUO à KIKOMA SAKE/Nord-Kivu
28 Lt Colonel BISAMAZA ½ Cmd brigade BRAVO/RUTSHURU au Nord-Kivu
29 Lt Colonel NIYIBIZI Cmd du Br. de la Brigade EQUO/Nord-Kivu
Emmanuel Katshunga
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