30 mars 2009
L aprospérité : Bemba-Moreno: match serré!
*Luis Moreno Ocampo a requalifié ce lundi 30 mars, à la Haye, les charges portées contre Jean-Pierre Bemba Gombo. L’état amendé présenté aux juges, révèle que le Procureur de la CPI maintient, contre vents et marées, la responsabilité pénale individuelle de Bemba en tant que Supérieur hiérarchique ou Chef militaire des crimes commis par ses troupes envoyées, en son temps, en mission d’intervention rapide en RCA. Si les représentants des victimes ont jusqu’au 9 avril, pour réagir, les avocats de la défense de Bemba ont, quant à eux, un délai large, pour s’y préparer. C’est le vendredi 24 avril qu’ils seront devant les juges de la Chambre Préliminaire III, à la CPI. La réplique, espère-t-on, au Mlc, sera musclée. C’est un dossier pas comme les autres, à la Cour Pénale Internationale, à la Haye, aux Pays-Bas.
L’affaire Bemba rebondit sur scène. Cette fois-ci, Luis Moreno revient à la charge, pour requalifier les faits, à la demande des juges de la Chambre Préliminaire III. Ce lundi 30 mars, en effet, le Procureur de la CPI a maintenu la responsabilité pénale individuelle de M. Bemba, quelle que soit sa casquette de supérieur hiérarchique ou chef militaire, pour des crimes que ses hommes dépêchés, en son temps, en mission d’intervention rapide en République Centrafricaine, avaient commis. L’état amendé présenté hier aux juges, sur des charges retenues contre Bemba, démontre, si besoin en était, que Luis Moreno Ocampo est déterminé à faire valoir ses vues et thèses jusqu’au bout.
Il est resté le même. Son état amendé est presque une copie conforme ou, à la limite, une caricature de dix mille pages des preuves qu’il avait initialement déposées sur la table des juges. En des termes précis, il maintient la responsabilité pénale individuelle et présente, par contre, les éléments liés à la responsabilité de Chef militaire ou, même, de supérieur hiérarchique, comme une responsabilité subsidiaire à cette responsabilité pénale individuelle déjà portée à la connaissance des juges. Voilà tout. Le 9 avril, au plus tard, les représentants des victimes ont droit d’introduire, s’ils le veulent, des observations. Le collectif des avocats de la défense de Bemba dispose d’un délai large.
C’est le vendredi 24 avril que sa réplique est attendue. Une réplique voulue musclée, au Mlc, à Kinshasa. Le match, croit-on, s’annonce serré. Brèche ouverte La Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale (CPI) avait décidé, le 5 mars dernier, d’ajourner l’audience de confirmation des charges dans l'affaire Le Procureur c/ Jean-Pierre Bemba Gombo et de demander au Procureur d’envisager de soumettre à la Chambre un document amendé contenant les charges. L’article 61 (7) (c) du Statut de Rome prévoit cette possibilité, rappelait-elle, dans un communiqué daté du 5 mars dernier. En effet, dans sa décision du 4 mars 2009, la Chambre indiquait que les éléments de preuve présentés par le Procureur semblaient établir qu’un crime différent, relevant de la compétence de la Cour, a été commis.
Les juges estimaient ainsi que, sans préjuger de la responsabilité pénale individuelle alléguée de M. Bemba (article 25 du Statut), la qualification juridique des faits qui lui sont reprochés pourrait indiquer un autre type de responsabilité pénale, à savoir celle en tant que chef militaire et supérieur hiérarchique (article 28 du Statut). Voilà pourquoi, ils demandaient alors au Procureur de leur présenter, au plus tard le 30 mars 2009, un état amendé des charges traitant de cette question. Par la même occasion, la Chambre invitait la Défense à répondre à ce nouveau document par écrit au plus tard le 24 avril 2009, et les représentants des victimes à lui faire parvenir leurs observations au plus tard le 9 avril 2009.
Les juges indiquaient, enfin, qu’ils rendront publique leur décision sur la confirmation éventuelle des charges à l’encontre de M. Bemba dans un délai de 60 jours à compter de la réception de la dernière soumission écrite. Chronologie des faits L'audience de confirmation des charges dans l'affaire Le Procureur c/ Jean-Pierre Bemba s’est tenue du 12 au 15 janvier 2009 devant la Chambre préliminaire III, à La Haye. Jean-Pierre Bemba Gombo, ressortissant de la République démocratique du Congo (RDC), président et commandant en chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC), a été arrêté le 24 mai 2008 par les autorités du Royaume de Belgique, suite à un mandat d'arrêt délivré sous scellés par la Cour pénale internationale le 23 mai 2008.
Il a été remis à la Cour le 3 juillet 2008. Selon l'Accusation, Jean-Pierre Bemba Gombo serait pénalement responsable, conjointement avec une autre personne ou par l'intermédiaire d'autres personnes, de cinq chefs de crimes de guerre (viols, tortures, atteintes à la dignité de la personne, notamment des traitements humiliants et dégradants, pillages et meurtres) et de trois chefs de crimes contre l'humanité (viols, tortures et meurtres) commis sur le territoire de la République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003. Béchir se promène Le soudanais Béchir était hier à Doha où il a siégé aux côtés de Ban Ki-Moon, au sommet de la Ligue Arabe.
Recherché par la CPI pour des crimes commis au Darfour, Béchir joue à la diversion. Il se promène, à travers le monde. Le voyage d’hier est le 4ème du genre depuis son inculpation. Il a été en Erythrée, Egypte et en Libye. Au Soudan, son propre pays, il sillonne et danse en tenue de chef coutumier, sans la moindre inquiétude. Il est soutenu, dans cette vaste aventure contre la CPI, par des milliers de sympathisants. Les soudanais, eux-mêmes, sont les premiers à jurer de mourir avec lui, si la CPI venait à oser toucher à la prunelle de ses yeux.
Marcel Ngoyi
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Le potentiel / Wa Mutshimbayi : « Le Congo est sous tutelle rwandaise »
Le communiqué conjoint signé entre la RDC et le Rwanda, par l’entremise de leurs ministres des Affaires étrangères, suscite des commentaires en sens divers. Surtout en ce qui concerne l’autorisation accordée aux troupes rwandaises de traquer les FDLR partout sur le sol congolais. « Le Congo est sous tutelle rwandaise », a affirmé Wa Mutshimbayi, un analyste politique congolais. Entretien avec la rédaction du journal Le Potentiel.
Les gouvernements congolais et rwandais ont dit toute leur satisfaction à l’issue de l’opération « Umoja wetu ». Ne faut-il pas la reconduire pour sécuriser durablement l’Est de la RDC ?
Pourquoi reconduire quand on sait très bien que ce que cette opération a été un échec malgré tout ce que l’on a fait croire à l’opinion. D’ailleurs, Kagame a reconnu, dans une récente interview, que beaucoup d’éléments des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) ne sont pas rentrés au Rwanda. La plupart d’entre eux se sont repliés à l’intérieur du Congo.
Ce qui est grave, c’est de donner à Kagame l’occasion d’envoyer ses troupes sur l’ensemble du territoire national pour traquer les FDLR. Dans tous les cas, on peut se permettre d’affirmer aujourd’hui que le Congo passe sous la tutelle du Rwanda.
On sait qu’à la lecture du communiqué conjoint de la rencontre Rose Mary Musegali-Alexis Thambwe Mwamba, la partie rwandaise a été pleinement informée du processus d’intégration du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), des Patriotes résistants congolais (Maï-Maï) et autres groupes armés au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Comment pouvez-vous expliquer, concernant les rapports entre Etats, cet intérêt manifeste du Rwanda vis-à-vis d’un problème purement interne au Congo ?
Je viens de vous affirmer que le Congo est sous tutelle rwandaise. Tout le décor est planté. Nous sommes en train d’en vivre les épisodes. Quand vous lisez le communiqué conjoint, vous constaterez que, quelque part, il est dit que les troupes rwando-congolaises vont pourchasser les FDLR partout. Cela signifie quoi ? Cela signifie que l’armée rwandaise et les troupes du CNDP peuvent aller partout où bon leur semble. Quand vous avez une armée étrangère sur votre territoire, cela veut dire que vous perdez votre autonomie, votre souveraineté. D’un.
De deux, dans le même communiqué, il est également dit qu’on compte revoir les frontières entre les deux pays, le Rwanda et la RDC. L’histoire nous renseigne que c’est depuis Kabila père que le Rwanda chercher à retoucher cette frontière. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si le gouvernement en place a la légitimité de négocier les frontières du pays.
Il est évident que si le CNDP est incorporé dans l’armée – je vous rappelle qu’il y a eu les opérations « Brassage » et « Mixage » en faveur desquelles les troupes du Rassemblement congolais pour la démocratie, RCD, avaient été intégrées dans les FARDC – on donnerait à Kagame cette possibilité de contrôler toute notre armée. Il ne faut pas perdre de vue que le RCD est toujours dans l’Est de la RDC. La même chose est en train d’être rééditée avec le CNDP qui va être intégré dans l’armée nationale. Les troupes du RCD, vous en convenez avec moi, demeurent toujours dans l’Est. Ce qui fait que Kagame a toujours la mainmise sur tout ce qui se passe au sein des FARDC, avec évidemment la complicité du pouvoir à Kinshasa.
Mais que peut-on en retenir alors ?
Beaucoup de gens savent où l’on va en arriver. Mais, personne n’a le courage de dénoncer cela clairement. Tout le monde sait très bien que Kagame va mettre la main sur le Congo. Le scénario se présente à peu près de la manière suivante : première chose à faire, on va créer des provinces qui seront composées des Hutu et Tutsi. Ces derniers vont garder l’armée tandis que ceux-là, c’est-à-dire les Hutu, vont s’occuper la politique tout en travaillant pour le Rwanda. Il se fait toutefois qu’à Kinshasa, personne n’a le courage de le dire.
Un détail à relever : ce n’est ni Kagame ni Kabila qui sont à la base de cette situation. Les maîtres d’œuvre sont connus. Ce sont, en effet, les Occidentaux qui ont exercé des pressions pour que les troupes rwandaises entrent au Congo parce que, au départ, la CIA s’y était opposée. Il n’y a que Louis Michel et Mme Jendaye Frazer qui ont autorisé l’entrée des troupes rwandaises en RDC. Dans tous les cas, ils ne sont pas sûrs qu’Obama joue leur jeu. C’est cela le fond du problème. Mais comme le pouvoir de Kinshasa est très faible, ils pensent mettre le Congo sous la tutelle du Rwanda.
De toute façon, j’ai une crainte que, demain, il y ait retour de la manivelle. Cela est d’autant plus vrai que le peuple congolais a vécu, des années durant, dans l’humiliation. Il est frustré. Dans tous les cas, il ne va pas accepter pendant longtemps cette domination rwandaise, avec comme soubassement les multinationales occidentales.
Une chose est certaine : cela ne va pas durer longtemps. Ceux qui sont dans ce coup doivent comprendre que la « blague » n’ira pas loin. Il faut laisser l’Afrique s’organiser et se développer…
Lors de son récent séjour à Kinshasa, le président français Nicolas Sarkozy a salué l’opération militaire conjointe RDC-Rwanda. Vous devriez vous en réjouir vous aussi…
C’est la politique. On ne peut pas vous dire toute la vérité. Mais je pense que Sarkozy a donné une leçon de patriotisme aux Congolais puisque les Congolais comprennent où sont leurs intérêts et comment les sauvegarder. Peut-être a-t-il fait comprendre aux Congolais qu’il peut les aider. Mais il revient à nous de prendre des décisions. Cela est d’autant plus vrai que notre destin est entre nos mains. La question est celle de savoir si nous sommes capables de gérer ce grand pays. Est-ce que l’élite au pouvoir est capable de gérer l’Etat aujourd’hui ? C’est cela la plus grande question.
Evidemment, poser cette question c’est y répondre : l’élite n’est pas à la hauteur des enjeux et il faut craindre que les choses explosent entre nos mains. Conséquence, on ne saura pas contrôler la situation.
Peut-on déjà parler de la confirmation du leadership rwandais sur les plans politique et militaire dans la sous-région ?
Je parlerai plutôt de l’illusion de leadership. La raison est bien simple : le Rwanda n’a ni moyens intellectuels ni militaires pour jouer ce rôle. Il n’est pas non plus bien loti en termes de ressources humaines pour prétendre jouer un tel rôle. Toutefois, il faut craindre une instabilité permanente en Afrique centrale. Aucun Congolais n’acceptera qu’on coupe un morceau de terre de son pays. Tôt ou tard, le Rwanda retirera ses troupes.
Il faut craindre, comme je l’ai dit, le retour de la manivelle parce que ce n’est pas la première fois qu’on tente de balkaniser notre pays. Souvenez-vous de l’affaire Tshombe avec la sécession katangaise. C’est pour cela que Lumumba est mort. Comme Kabila père est mort à cause du Rwanda, il faut reconnaître aussi qu’on va récupérer notre pays parce qu’avec le sang qui a coulé, on n’aimerait pas que le Congo soit balkanisé. Le Congo a vocation à être la locomotive du développement de l’Afrique centrale.
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25 mars 2009
Vital Kamerhe démissionne de son poste de président de l'Assemblée nationale
Le président de l'Assemblée nationale a présenté sa démission au cours d’une courte plénière ce mercredi au Palais du peuple. Sans débat ni vote, sa démission a été acceptée par l’assemblée plénière. Dans un bref discours, Kamerhe a fait savoir que son parti politique, le PPRD lui avait écrit pour lui demander de démissionner sans délai suite à ses propos tenus sur les ondes de Radio OKapi. Il n’a pas voulu le faire, dit-il, en dehors de la plénière qui l’avait élu.
Vital Kamerhe
C’est dans une ambiance bon enfant que 404 députés présents dans la salle des Congrès ont favorablement accueilli la démission de Vital Kamerhe. Mais celui-ci demeure encore président du bureau démissionnaire qui expédie les affaires courantes jusqu’à l’installation du nouveau bureau. Ce dernier fera l’objet d’une commission ad hoc qui sera chargée d’organiser la prochaine élection du bureau.
Extrait du discours de Vital Kamerhe à l’Assemblée nationale
«Honorables députés et chers collègues, lors de mon intervention sur Radio Okapi le 21 janvier 2009 en rapport avec le début des opérations militaires conjointes entre nos forces armées et celles de la République du Rwanda dans la province du Nord-Kivu, j’avais déclaré que je n’avais pas été informé. Et que si cela était vrai, ce serait grave parce que j’avais estimé que compte tenu des dégâts collatéraux importants occasionnés en Province Orientale par une opération similaire avec l’armée ougandaise et celle du Sud du Soudan pour neutraliser les rebelles de la LRA, le gouvernement devait prendre des précautions pour éviter que la même situation ne se produise au Nord-Kivu. Cette déclaration a été mal appréciée par ma famille politique qui estimait que j’avais commis un crime de lèse-majesté, car je venais là, semble-t-il, de contredire le chef de l’Etat, chef de ma famille politique. J’ai été astreint donc à la démission, avec en prime, une forte campagne de diabolisation et des injures gratuites sur ma personne à travers toute la presse écrite et audiovisuelle, tant privée que publique. Et ce, sans ménagement ni le moindre égard à mes fonctions à l’Assemblée nationale. C’est le lieu de déplorer ici la culture de l’injure facile et publique, de la délation et de l’immoralité dans la sphère politique congolaise. Car, nous, hommes politiques, avons l’obligation de servir de modèle aux jeunes générations et à la société congolaise tout entière.
Mon parti politique, par notre secrétaire général Evariste Boshab, m’a écrit pour m’inviter à démissionner sans délai. Cependant, toutes ces demandes insistantes de ma famille politique m’étaient présentées pendant les vacances parlementaires, donc, en l’absence de vous tous qui m’avez élu. C’est pourquoi je n’avais pas voulu démissionner pendant les vacances parlementaires.
Ainsi que je l’avais dit dans mon discours d’ouverture de la présente session, j’avais entendu ce que mon parti politique, le PPRD et la hiérarchie de ma famille politique m’avaient demandé. Mais en même temps, j’étais aussi à l’écoute de notre peuple, qui, à travers les églises, les organisations de défende des droits de l’homme, la diaspora congolaise, la jeunesse congolaise, et toutes les forces vives, exprimer dans une belle harmonie, la soif et le désir ardent de voir els hommes politiques que nous sommes, préserver les acquis démocratiques et se conformer à la légalité constitutionnelle pour briser définitivement la spirale de l’éternel recommencement caractéristique de la marche de nos institutions depuis 1960, à cause des querelles politiciennes. Le grand combat que chacun de nous doit mener, comme le disait Ghandi, je le répète, c’est contre soi-même, pour repousser cette nature qui nous habite et nous pousse à détruire ce que nous avons construit, même au prix des sacrifices suprêmes. C’est pourquoi je n’avais pas démissionné pendant les vacances parlementaires comme mes collègues membres du bureau qui avaient reçu la même instruction pour je ne sais quelle faute qu’ils auraient commise collectivement. J’ai la pleine conscience qu’ils ont payé le prix de ce qui m’a été reproché, alors qu’en réalité, les pauvres collègues ici présents n’ont rien fait. Nous sommes dans un pays de justice, cependant, je n’ai pas le sentiment d’être responsable de ce qui leur est arrivé. Car la faute, si faute il y a, doit être individuelle et directe. Je voudrais tout simplement leur dire que ce sont là, chers collègues, les aléas de la politique dans notre pays dont je suis moi-même victime. Sans chercher à me justifier outre mesure, laissez- moi dire quand même un mot au sujet de la faute qui m’est imputée. En effet, l’article 213 de la Constitution dispose ce qui suit, je cite : « Le président de la République négocie et ratifie les traités et accords internationaux, le gouvernement conclut les accords internationaux non soumis à la ratification, après délibération en conseil des ministres, il en informe l’Assemblée nationale et le Sénat. L’Assemblée nationale est informée par son président que je suis. Je ne me souviens pas à ce jour avoir reçu l’information du gouvernement sur l’accord signé avec le Rwanda pour els opérations militaires conjointes dans le Nord-Kivu.
C’est une obligation constitutionnelle du gouvernement et non du président de la République. Voilà pourquoi j’avais dit que je n’étais pas été informé. Cela était et reste vrai. La gravité de cette opération tenait à mes yeux, non seulement au fait que, le gouvernement avait officiellement annoncé, par la bouche de son porte-parole, l’invitation de quelques officiers observateurs de renseignements militaires de l’armée du Rwanda pour assister à la traque des Interhamwe par l’armée congolaise, mais aussi et surtout parce qu’il y avait manifestement violation, dans le chef du gouvernement, des dispositions précitées de notre Constitution. En fait, si jamais il y avait un problème, il s’agirait d’un problème entre l’Assemblée nationale et le gouvernement. Je n’ai donc jamais compris comment on est arrivé à y mêler le président de la République, chef de ma famille politique, et à créer artificiellement un problème entre lui et moi. Le président de la République, je le répète, ne doit pas servir de bouclier au gouvernement ni à ses membres, qui, eux, ont l’obligation de rendre compte de leur gestion à l’Assemblée nationale. Nous devons ramener le chef de l’Etat à son rôle d’arbitre neutre pour qu’il veuille au bon fonctionnement de l’ensemble des institutions, te ce, conformément à l’article 69 de notre Constitution. Mais le vin est tiré, amer ou aigre, il faut le boire.
Honorable députés et chers collègues, nous voilà aujourd’hui à la croisée des chemins. Je dois opérer avec vous un choix, et le bon. Notre seul fil conducteur doit être la lutte pour la préservation et la sauvegarde de la démocratie et de la légalité dans notre pays, ainsi que l’indépendance du député national, lequel ne doit pas être astreint à un mandat impératif, en vertu de l’article 101 de la Constitution, alinéa 7. Le mandat dont nous sommes investis nous lie directement par un contrat social et politique avec le peuple congolais. Nous devons, donc, à tout moment, rechercher son intérêt et nous mettre à son écoute pour connaître ses attentes et ses intérêts pour mieux le défendre dans cet hémicycle. C’est donc à lui, et à lui seul que nous rendons compte de notre mandat.
Honorables députés et chers collègues, nous avons le choix entre deux voies constitutionnelles valables. La première possibilité qui s’offre à nous est celle de poursuivre le processus enclenché jusqu’au vote à bulletin secret, afin que els urnes parlent. Au-delà du résultat arithmétique auquel ce vote pourrait conduire, personne alors personne dans cette salle ne peut nous dire avec exactitude de quoi demain sera fait. Personne ne peut parier que la démocratie et la paix sociale chèrement acquises en sortiront intactes. Personne non plus ne peut parier que l’Assemblée nationale qui a su démontrer à la face du monde son engagement clair et net en faveur de la défense de la démocratie ne sera pas déstabilisée, ou tout au moins, ne connaîtra pas de fonctionnement tumultueux. La deuxième possibilité qui est tout aussi constitutionnelle est celle de privilégier et de sauver la démocratie, qui peut continuer et se renforcer sans nécessairement un homme, qui qu’il soit, même pas Vital Kamerhe, reste absolument au perchoir comme président de l’Assemblée nationale. Puisant dans la sagesse du roi Salomon, appelé à trancher le conflit entre deux femmes qui se disputaient un enfant, tous les chrétiens connaissent l’histoire, j’ai opté pour la voie la moins périlleuse et la moins coûteuse pour le peuple congolais qui a démontré, à travers les années, son attachement à la démocratie.»
Des réactions
« Nous prenons acte de cette démission ». C’est la première réaction de certains députés de l’opposition qui ont salué ladite démission. Parmi eux, Delly Sesanga, député du MLC. Même son de cloche du coté de la majorité parlementaire. Vice-président du groupe parlementaire PPRD, Aubin Minaku exprime ici sa joie tout en expliquant la prochaine étape qui attend l’Assemblée nationale.
Le sort est jeté. Vital Kamerhe s’en va. Mais sur le plan législatif, il laisse derrière-lui un bilan largement positif. Plusieurs lois ont été votées, des contrôles parlementaires réalisés. Un bilan que l’AMP reconnaît tout en admirant le parcours politique de Kamerhe.
Le MLC regrette la départ de Vital Kamerhe
En réaction de cette démission, le Mouvement de libération du Congo, principal parti d'opposition, a exprimé sa "grande tristesse" après la démission mercredi du président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, exigée par la majorité présidentielle. "C'est une grande tristesse de voir partir un grand président qui a su situer l'Eglise au milieu du village, entre la majorité et l'opposition", a déclaré ce mercredi à l'AFP le secrétaire général du MLC, François Muamba."Les hommes passent mais les institutions restent. Mais pour qu'elles restent, les institutions doivent être dotées de lois et règles respectées par tous", a affirmé M. Muamba. Pour lui, "Kamerhe s'est battu jusqu'au bout pour que les règles qui nous régissent soient respectées et l'Assemblée nationale soit une institution forte".
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19 mars 2009
La dépouille d'Edith Bongo rapatriée à Libreville
La dépouille d'Edith Bongo rapatriée à Libreville© La rédaction web de Jeune Afrique
Le corps de la première dame du Gabon, décédée samedi au Maroc, est arrivé mercredi après-midi à Libreville. Edith Bongo Ondimba, fille du président congolais Denis Sassou Nguesso, sera prochainement inhumée dans son pays natal.
La dépouille d’Edith Bongo est arrivée mercredi à l’aéroport Léon Mba de Libreville, à bord d’un Boeing 747 spécialement affrété la Royal Air Maroc. Un peu avant, son époux, le président gabonais Omar Bongo Ondimba, et son père, le chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso, avaient atterri dans un avion gabonais. Ils revenaient de Rabat, où la première dame est décédée des suites d’une longue maladie, ont annoncé samedi les autorités gabonaises.
Vive émotion
Ils étaient nombreux à s’être déplacés pour saluer « Maman Edith », qui menait diverses activités humanitaires. « La foule [était] composée de plusieurs communautés gabonaise et étrangère, dont certains membres sont arrivés de l’intérieur du pays et même de l’extérieur », explique Gabonews. Le site Internet souligné que des endeuillés ont « fondu en larmes après la descente d’avion des deux chefs d’Etat ».
Xinhua rapporte aussi des larmes. Celles de « femmes » et de « ministres » submergés d’émotion à la vue du « cercueil « couvert (…) du drapeau tricolore gabonais ». Sur le chemin du palais présidentiel, l’agence de presse chinoise raconte qu’« une véritable marée humaine a déferlé (…) dans le calme à l'aéroport et le long du front de mer (…). Des hommes, femmes et enfants brandissaient pancartes et banderoles en l'honneur de l'illustre disparue ».
Les obsèques du docteur en médecine de 45 ans se dérouleront au Gabon et au Congo. « Après concertation », les deux pays se sont entendus pour qu’Edith Bongo soit inhumée dans son pays natal, selon les « us et coutumes mbochis », son ethnie. Elle sera enterrée dans les jours qui viennent à Edu, le village qui abrite le cimetière familial de la famille Sassou Nguesso
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14 mars 2009
La Libre: Bras de fer présidence - Parlement par Marie-France Cros
Depuis longtemps, la présidence veut se défaire du contrôle parlementaire. Elle réclame cette fois la tête de Vital Kamerhe, qui fait jouer à l’Assemblée nationale son rôle de contre-pouvoir. Tout se jouera lundi, à l’ouverture de la session.
La session ordinaire du Parlement congolais, qui s’ouvre lundi à Kinshasa, pourrait constituer un tournant dans l’histoire de la IIIe république. Elle survient en effet dans un contexte marqué par un bras de fer entre la présidence et l’assemblée nationale.
Étendre son pouvoir
Ce dernier ne date pas d’hier : voilà longtemps que la présidence s’efforce d’étendre son pouvoir au-delà de ce que prévoit la Constitution, adoptée par référendum en 2005.
Le chef de l’Etat a ainsi profité du manque de capacité de travail de l’ex-Premier ministre Gizenga (2007-08) pour présider à sa place les conseils des ministres ; de la lenteur du Sénat à nommer le Haut conseil de la magistrature pour nommer lui-même les juges de la Cour suprême. Et puisque cela "passait", il a poursuivi, s’octroyant le bureau du président de l’Assemblée nationale, dans le bâtiment abritant celle-ci, et reléguant son titulaire dans une pièce grande comme un placard à balais ; obtenant du gouvernement qu’il bloque les comptes de l’Assemblée qui a besoin de fonds pour ouvrir des enquêtes parlementaires sur des sujets qui gênent l’exécutif - et les enquêtes n’ont pas (encore) eu lieu
Le dernier affrontement porte sur l’opération militaire conjointe rwando-congolaise au Nord-Kivu. Le président de l’Assemblée, Vital Kamerhe, avait exprimé publiquement son indignation de ce qu’elle n’ait pas donné lieu à un débat parlementaire ; son avis rencontra un écho dans l’opinion qui, nourrie depuis longtemps de discours antirwandais, ne pouvait comprendre ce brusque retournement d’alliance.
Le président Kabila a décidé de sanctionner ce manque de solidarité partisane de M. Kamerhe, membre du parti présidentiel PPRD, en exigeant sa démission du perchoir. Il ne fut pas obéi, même lorsque le PPRD exigea la démission de tout le bureau de l’Assemblée.
Le bouche à oreille politicien évoque de fortes pressions (on parle même de menaces) sur Vital Kamerhe pour qu’il se soumette, mais celui-ci serait désireux de préserver l’indépendance de l’Assemblée. Plusieurs sources lui prêtent l’intention de ménager la chèvre et le chou en présentant sa démission dans les règles, lundi, à l’ouverture de la session parlementaire.
La présidence ne serait pourtant pas rassurée et craindrait "un show" de Kamerhe, voir un coup de tête des élus qui étaient majoritaires (262 sur 500) à réclamer une session extraordinaire pour discuter de l’opération conjointe rwando-congolaise - y compris donc des députés de la majorité. Selon le journal "Kongo Times", les députés de la majorité présidentielle ont reçu lundi dernier un SMS sur leurs portables : "Vous, les députés, lâchez Kamerhe, sinon l’Assemblée nationale sera dissoute."
Politique et juridique
"Il y a deux aspects à ce conflit, fait observer, pour "La Libre Belgique", le constitutionnaliste Bob Kabamba. Politiquement, les accords au sein de la majorité présidentielle prévoyaient un poste pour chaque composante, la présidence de l’assemblée revenant au premier parti - le PPRD." Le poste "appartient" donc au parti. "Mais, juridiquement, un membre du bureau de l’assemblée ne peut être démis par l’exécutif, seulement par la plénière", poursuit M. Kabamba.
Une éventuelle démission de M. Kamerhe, en outre, n’est pas pour la présidence une garantie qu’elle imposera sa volonté. Qui lui succédera au perchoir ? Un homme fort ou un homme soumis à l’exécutif ? Dans ce dernier cas, que fera-t-elle du Sénat, où le rapporteur adjoint, Jean-Pierre Lola Kisanga, a dénoncé"une tentative de liquidation de la démocratie au sein du Parlement".
Enfin, qui peut assurer que les 262 députés qui avaient signé la pétition réclamant un débat sur l’opération rwando-congolaise oublieront leur exigence après l’éventuel départ de M. Kamerhe - alors que plus le temps passe, moins le bilan de celle-ci paraît positif, le Haut commissariat de l’Onu pour les réfugiés s’inquiétant de la "déterioration rapide" de la situation au Kivu depuis le départ de l’armée rwandaise, le 27 février. Les FDLR (rebelles hutus rwandais issus des génocidaires) - dont l’éviction était le but officiel de l’opération - reviendraient en effet en force dans la région.
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06 mars 2009
JEAN-PIERRE BEMBA : PRISONNIER POLITIQUE
MOUVEMENT DE LIBERATION DU CONGO
COMMUNIQUE DE PRESSE
JEAN-PIERRE BEMBA : PRISONNIER POLITIQUE
Consécutivement aux audiences de confirmation des charges, qui se sont tenues du 12 au 15 janvier 2009, les Juges de la Cour préliminaire de la CPI ont eu à se prononcer sur le dossier d’accusation concernant le Sénateur Jean-Pierre Bemba, le mardi 3 mars 2009 au soir.
Par sa Décision n° ICC-01/05-01‑-388, la Cour n’a pas pu établir la responsabilité personnelle du Sénateur Jean-Pierre Bemba dans les crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en RCA, qui constituait l’accusation la plus grave de la thèse du Procureur Moreno. Celui-ci devra, selon la même Décision, disqualifier les faits pour ne retenir, le cas échéant, que la responsabilité en tant que Chef militaire. Or, il est clair que, là aussi, le Sénateur Jean-Pierre Bemba n’avait pas le contrôle effectif des troupes sur terrain en RCA. Ce que reconnaît par ailleurs le Procureur Moreno lui-même.
Le seul fait pour la Cour d’exclure la responsabilité personnelle de Jean-Pierre Bemba dans cette nébuleuse affaire, constitue non seulement un motif de soulagement pour l’épouse, les enfants et toute la famille de notre Compagnon, mais également une preuve supplémentaire de la solidité de notre thèse depuis son arrestation. A savoir que le Procureur Moreno, pour le moins, se trompe de cible en poursuivant personnellement Jean-Pierre Bemba sur base d’un dossier où apparaissent plus clairement des mobiles politiques et non pas judiciaires.
En effet, c’est ici le lieu pour réitérer et de souligner notre propos du 12 février dernier. A la demande du Procureur Moreno, le Sénateur Jean-Pierre Bemba a été traqué comme une bête, arrêté et mis en prison, en mai 2008, dans des conditions humiliantes qu’on réserve habituellement aux malfrats, faisant fi du rang et du rôle que le Sénateur joue en RDC, notamment comme Chef du principal parti d’opposition. Depuis lors, des voix s’étaient élevées pour que le Procureur Moreno puisse apporter les évidences de charges pour lesquelles le Sénateur Bemba devait être maintenu en prison.
A cet égard, un premier délai de six mois avait été accordé au Procureur. Pendant ce temps là, le Sénateur Jean-Pierre Bemba était maintenu en prison pour s’entendre dire que le Procureur n’était pas prêt, dix jours avant la date buttoir, le 4 novembre 2008, conformément à la procédure en la matière.
Et, c’est encore de sa cellule que le Président du MLC apprendra que la séance de confirmation des charges, initialement repoussée au 8 décembre 2008, était pour la seconde fois reportée, cette fois, au 12 janvier 2009. Huit mois de privation de liberté, pour enfin savoir pourquoi on a été mis en prison. Où sont dans ces conditions les droits de l’homme tant vantés et qui, paradoxalement, sont le socle sur lequel la CPI elle-même est sensée être bâtie.
Il nous a été donné d’assister au déroulement des séances de confirmation de charges qui se sont donc tenues du 12 au 15 janvier 2009 à La Haye. Déjà à cette étape, nous avions dit n’avoir, à aucun moment, entendu de la bouche du Procureur Moreno des éléments probants, susceptibles d’étayer tant sa thèse selon laquelle les faits reprochés à Jean-Pierre Bemba auraient été planifiés, que celle de l’exécution intentionnelle de ces forfaits, en complicité avec l’ancien Président Patassé.
En son temps, le MLC avait fustigé cette arrestation précipitée, suspecte et arbitraire, à la veille de la désignation de son Président National en qualité de Porte parole de l’opposition en RDC. De même, nous avions également déploré ce qui apparaissait dores et déjà comme une instrumentalisation de la CPI par des forces politiques obscures, dans le seul but de discréditer un acteur politique majeur et, ainsi, barrer la route à la volonté irréversible des Congolais, de réaliser l’alternance démocratique dans leur pays.
Aujourd’hui encore, le MLC condamne et proteste avec véhémence contre l’acharnement dont fait montre le Procureur Moreno dans le dossier de son leader. Alors que, en toute logique, lorsque les charges alléguées ne sont pas confirmées à l’encontre d’un prévenu, il tombe sous le sens que celui-ci doit être libéré, le Procureur Moreno obtient de revenir à la charge avec des prétendus nouveaux éléments !
Malheureusement, suite à cette nième manœuvre du Procureur, le Sénateur Jean-Pierre Bemba va rester en prison au moins jusqu’au 24 juin 2009, nouvelle date limite à laquelle les Juges auront à nouveau à se prononcer sur la présence ou l’absence d’éléments suffisant pouvant justifier l’organisation d’un procès. En d’autres termes, un nouveau délai de soixante jours va commencer à courir à partir du 24 avril, selon la même procédure que celle qui a été appliquée au mois de janvier dernier.
Néanmoins, à présent que les Juges ont pris la mesure du contenu de plus de mille pages constituant le dossier d’accusation du Procureur Moreno ; à présent qu’en âme et conscience ils n’ont pas retenu les éléments de responsabilité personnelle de Jean-Pierre Bemba, sensés en représenter la substance, le MLC leur fait confiance pour la suite. Nous sommes plus que jamais convaincus que, quel que soit la longueur du temps, ils rendront justice à Jean-Pierre Bemba et l’espoir aux millions de ses compatriotes qui attendent son retour et son implication dans l’agenda numéro un de la RDC, à savoir la réconciliation nationale, condition sine qua non pour la refondation et la reconstruction de la RDC.
« Avec Dieu, nous vaincrons »
Fait à Kinshasa, le 5 mars 2009
François MUAMBA
Secrétaire Général
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04 mars 2009
Kagame exige l'intégration totale du CNDP au sein des FARDC!
Interrogé sur une éventuelle extradition de Nkunda vers la RDC, le président Kagame a indiqué, lundi à Kigali lors d’un point de presse animé conjointement avec le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, que les 2 ministres des Affaires étrangères du Rwanda et de la RDC, « travaillent sur le dossier », question de trouver un cadre juridique convenable. Mais le président rwandais, cité ici par Radio Okapi, souhaiterait voir l’intégration du CNDP au sein des FARDC se réaliser totalement. Ce dernier passage a dégoûté plus d'un Congolais qui semblent déjà détecter les intensions machiavélique de l'homme fort de Kigali. Beaucoup pensent que les troupes dites du CNDP sont en fait pour la plupart des soldats recrutés et entraînés au Rwanda que Kagame veut laisser comme agent de renseignement. Le piège, en effet, a fonctionné depuis 1996, date de la première invasion du Congo par le Rwanda, avec pour but de pourchasser les réfugiés hutus, placer une marionnette à la tête du pays et de piller les richesses du Congo. Depuis lors la République Démocratique du Congo a été victimes des agressions à répétition de la part de son voisin de l'Est, toutes enveloppées dans du mensonge véhiculé à grande pompe par des médias d'une certaine puissance étrangère dont le gouvernement soutenait Kagame, leur nouvel allié dans la région.
Après la fuite de Mobutu, Laurent-Désiré Kabila, un Congolais et ancien marionnette du Rwanda, s'était non seulement auto-proclamé président de la République mais aussi a changé de face en tentant de servir la cause du Congo et en mettant fin au pillage systématique des richesses nationales par la coalition des petits voisins. Ce qui les effaroucha et ils tentèrent de l'éliminer physiquement. Mis au courent de la machination, Laurent-Désiré Kabila chassa tous les étrangers de l'armée nationale le 27 juillet 1998. C'était un pavé dans la marre puisque Kagame avait jusque-là nié la présence d'un seul soldat rwandais au Congo. Pour lui, les soldats tutsi qui étaient majoritaires dans l'AFDL (avant la formation des kadogo) n'étaient pas des Banyarwanda mais des « Banyamulenge » (une tribu imaginaire).
Cependant, la coalition dirigée par le gouvernement de Kigalli n'avait pas encore dit son dernier mot. Elle piégea les congolais en lassant en cachette quelques éléments de l'armée rwandaise à Kinshasa. Ces derniers tenteront de créer une sorte d'insurrection et attaqueront, dans la nuit du 1er au 2 août 1998, le Palais de Marbre, résidence officielle de feu Laurent Kabila. L'attaque se solda par un échec car, le Mzee Kabila ne fut pas tué comme escompté. Réagissant à cet échec, l'ancien chef d'Etat-major des forces armées congolaises, James Kabarebe prend d'assaut la ville de Goma, avant de risquer une opération suicidaire à Kitona et fonça, en vain, sur Kinshasa.
Une fois de plus l'agression se muera en rébellion, comme Kagame seul sait le faire. C'était la naissance du RCD avec les fameux « banyamulenge », avant que le dictateur rwandais ne retire ses troupes sous les projecteurs des caméras en disant, toute honte bue, qu'ils y étaient pour les FDLR, sans même prendre le soin d'indiquer quand ils y étaient entré. D'ailleurs les Congolais ne sont pas d'avis qu'ils aient jamais tous quittés. Ils en veulent pour preuve des nombreuses débâcles de FARDC contre les CNDP. La plupart d'offensives contre le CNDP étaient connues à l'avance par Kunda dont les ex-militaires de l'AFDL-RCD intégrés dans les FARDC le tenait régulièrement informé mettant ainsi en danger la vie des militaires Congolais.
Selon Radio Okapi, deux sujets rwandais, le lieutenant, Olivier Nibutchimala, et l'adjudant en chef Patrick Munyazi ont été extirpé des rangs du Cndp, mouvement politico militaire de Laurent Nkunda, dans le camp de brassage Lukusa et présentés, vendredi 18 avril 2008, à la presse, à Kisangani, par le commandant de la 9e région militaire, le général Jean-Claude Kifwa. A en croire le général, cité toujours par Radio Okapi, "le premier, le lieutenant Nibutchimala, est lui-même passé aux aveux. Il s’est présenté comme un sujet rwandais et a exprimé le désir de regagner son pays natal. Quant à l’adjudant Munyazi, il a été reconnu par un des instructeurs du centre de brassage comme ayant été rapatrié au Rwanda en mai 2007 par la Monuc, sur sa propre demande. Il s’est retrouvé au camp Lukusa comme élément de la 15e brigade avant de reconnaître son appartenance au Cndp." Ceci est l'exemple de ceux qui ont avoué. combien y en a-t-il qui ne l'avouent pas?
Donc, la présence des militaires rwandais au sein des forces armées congolaise viserait à affaiblir le géant de l'Afrique Central dans un but, inavoué sans doute, d'asseoir, comme l'ont toujours clamé certains, un empire de la minorité tutsi en Afrique des grands lacs. Il ne faut aller chercher ailleurs pour comprendre comment la République Démocratique du Congo ne parvient pas à se débarrasser du joug de la colonisation rwandaise depuis plus d'une décennie. Les machines sont tout simplement grippées depuis l'invasion de 1996.
Des observateurs se sont interrogé pour savoir à qui aurait profité la mort de Laurent-Désiré Kabila lors de l'attaque de sa résidence dans la nuit du 1 er au 2 août 1998, après l'expulsions des soldats étrangers. Ils (les observateurs) sont revenus avec la même réponse : Joseph Kabila.
De même que l'armée de Mobutu comptait prés de 80 % de généraux originaires de la seule province de l'Equateur, les généraux tutsi dans l'armée de Joseph Kabila sont plus nombreux que ceux des n'importe quelle autre province du Congo. Ce qui étonne quelque peu car, comme dans l'exemple précédent on se serait attendu que ce soit les généraux katangais qui soient majoritaires cela d'autant plus que Kyungu wa Kumwanza, le président de l'assemblée provinciale du Katanga, fait toujours passer Joseph Kabila pour un tutsi Katangais. Lui qui n'hésite pas à éliminer physiquement, même les enfants biologiques de son «père». Allez y comprendre quelque chose!
Ci-dessous une liste, non exhaustive qui circule sur l'internet, des généraux tutsi des FARDC issues de l'AFDL-RCD-CNDP, nommés par Joseph Kabila.
N° Noms Fonctions
01 Général Jean BIVEGETE Auditeur Général de l’armée (Haut magistrat militaire)
02 Général MASUNZU Cmd Adjoint 10ème Région militaire/Bukavu
03 Général MALICK KIJEGE Inspecteur Général de l’Armée (ex. G4-EMG) FARDC/KINSHASA
04 Général OBED RWIBASIRA Cmd 5ème Région militaire à Kananga/Kasaï
05 Général MUSTAPHA MUKIZA Cmd Base militaire de KITONA (Bas-Congo)
06 Général Charles BISENGIMANA Inspecteur Général Adjoint De La Police Nationale/Kinshasa
07 Général JEROME GAGAKWAVU EMG/FARDC-Kinshasa
08 Général BOSCO NTAGANDA Chef d’Etat Major Général De Laurent NKUNDA
09 Général Laurent NKUNDA En rébellion contre la République dans le Nord-Kivu
10 Colonel BONANE Cmd 4ème Brigade Ituri
11 Colonel MAKENGA SULTANI Cmd BRAVO/Nord-Kivu
12 Colonel KAMANZI François
13 Colonel MUNYARU GERERO Françoise Cmd de la Police de l’enfance/Nord-
14 Colonel MUHINDO François Cmd de la Brigade Delta à Kichanga/Masisi
15 Colonel François ZERO BRAVO EMG-Armée mixée de NKUNDA, (81ème Brigade FARDC)
16 Colonel MUTEBUTSI Jules En exil au Rwanda après la rébellion de Bukavu, Juin 2004
17 Colonel RORIMBERE Dispo/EMG-FARDC
18 Colonel GISHONDO ELIE Dispo/EMG-FARDC
19 Colonel PADIRI Jonas Cmd Brigade EQUO à Kimoka-Sake/
20 Colonel BOLINGO MATANE 10ème Région Militaire/Bukavu
21 Colonel BIRORI Benjamin Conseiller Militaire/Ruberwa (En Formation En Chine)
22 Colonel BOSOGO Venant Dispo/EMG-FARDC (en rébellion au Sud Kivu : G47)
23 Colonel WILSON Cmd adjoint de la brigade ALPHA à NYANZALE-MWESE
24 Lt Colonel MUNYAKAZI EMG-Armée Mixée de NKUNDA (83ème Brigade FARDC)
25 Lt Colonel Claude MUCHO ½ Cmd brigade Charly à Mushaki/Masisi
26 Lt Colonel INNOCENT Ex ½ G4 AFDL/RCD aujourd’hui G4 E.M-Armée mixée de NKUNDA
27 Lt Colonel KABUNDI ½ Cmd brigade EQUO à KIKOMA SAKE/Nord-Kivu
28 Lt Colonel BISAMAZA ½ Cmd brigade BRAVO/RUTSHURU au Nord-Kivu
29 Lt Colonel NIYIBIZI Cmd du Br. de la Brigade EQUO/Nord-Kivu
Emmanuel Katshunga
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03 mars 2009
Mbanza Ngungu : l’armée angolaise occupe deux villages
Sava Ina et Kuzi sont occupés par des militaires angolais depuis une semaine. Ces derniers auraient même hissé le drapeau angolais dans ces villages. Le ministre provincial de l’intérieur du Bas Congo confirme l’information, mais assure qu’une délégation du conseil de sécurité du district des Cataractes est en mission dans ces deux villages frontaliers avec l’Angola, rapporte radiookapi.net
Tout a commencé vendredi dernier, selon les sources. Tôt le matin, les militaires des forces armées angolaises ont fait une incursion dans le village Sava Ina. Ils ont arrêté le policier congolais qui s’apprêtait à hisser le drapeau national, et l’ont emmené, avec son étendard, à 45 kilomètres de la frontière. En territoire congolais, ils ont brûlé des maisons, saccagé des bureaux de l’Etat et se sont installés, après avoir chassé tous les villageois. Environ un millier de personnes ont trouvé refuge dans la forêt, selon des sources proches de la société civile locale.
Les mêmes sources affirment que samedi dernier, deux hélicoptères de l’armée angolaise ont sillonné nuitamment le village Kuzi, avant que les militaires angolais ne l’occupent le lendemain matin. Le nombre de ces militaires reste inconnu. Selon les mêmes sources, la population restée dans le village ne sait plus vaquer à ses occupations. Ecoles et bureaux de l’administration publique sont restés fermés.
Pour le ministre provincial de l’Intérieur, toutes les dispositions appropriées ont été prises. David Kuku Dimayeye explique qu’une délégation a été dépêchée sur place pour s’enquérir de la situation.
Les deux villages occupés par les Angolais sont situés dans le secteur Gombe Sud, en territoire de Mbanza Ngungu, à plus 200 kilomètres à l’Est de Matadi.
23:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





