20 septembre 2009

LOUIS MICHEL PRESIDENT DU « MONDE » POUR UN AN ?

(Cheik Fita)Louis Michel va-t-il présider l'assemblée générale de l'ONU pour un an, et parmi les dossiers, le dossier RD Congo, nous tous les congolais dedans?

 

Yves Leterme, ministre belge des affaires étrangères a proposé vendredi à ses pairs du gouvernement, le nom de Louis Michel pour la présidence belge de l’assemblée générale de l’ONU

Un consensus s’est dégagé dans les milieux politiques belges autour de cette désignation.

Pour les Congolais cela n’est pas du tout une bonne nouvelle. Bien au contraire.

De un, lors des élections de 2006, l’homme politique belge a joué un rôle de premier plan pour le processus électoral bien sûr, mais surtout pour des résultats prévus d’avance.

De deux, 2010 marque le cinquantenaire de l’indépendance de la RD Congo par rapport à la Belgique. En filigrane les images de la table ronde, de la sécession katangaise soutenue par la Belgique,  de l’assassinat de Lumumba commanditée de Bruxelles, des rebellions, bref, une décolonisation bâclée.

De trois, 2010 doit en principe marquer les élections locales, toujours pilotées à la Zorro par l’abbé Malu Malu , à la tête d’une CEI anticonstitutionnelle.

De quatre, 2010 sera le début de la campagne pour les élections générales de 2011. Au vu des contreperformances du régime issu des urnes en 2006, un grand désir de changement et d’alternance souffle sur le Congo.

Quel pourrait être la position de monsieur Louis Michel dans le dossier « RD Congo » ?

L’homme politique belge avait été en procès contre le représentant de l’UDPS en Belgique, il est actuellement en procès contre deux Congolais pour le dossier Congo.

Peu de Congolais sont enclin à assister un remake de 2006.

Si l’ONU est pour tout le monde,

Si l’administration Obama veut se démarquer de la politique africaine de Bush,

Si la Belgique ne veut pas radicaliser la position des Congolais contre elle, il est préférable qu’une autre personnalité politique soit désignée à la place de Louis Michel. Yves Leterme, actuel ministre belge des affaires étrangères a encore entre ses mains toutes les cartes.

Il n’y a pas de honte à faire machine arrière quand on s’est trompé.

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