09 novembre 2009
Le Mlc a Mbandaka pour introniser son candidat
Véritable démonstration de force, le Mlc l’a prouvée le samedi 7 novembre à Mbandaka. Partie de Kinshasa au motif de présenter officiellement le candidat de ce parti au prochain scrutin devant élire le nouveau chef de l’exécutif provincial après la décision de la Cour suprême de justice de débouter José Makila, la délégation que conduisait François Muamba, secrétaire général du Mlc, a eu droit à un accueil délirant lui réservé par les populations de la capitale provinciale de l’Equateur. A à sa descente d’avion, elle a été accueillie par 70 députés provinciaux membres du Mlc, CRD et Udemo qui font front commun pour gagner cette élection. C’est une foule immense qui attendait au sortir de l’aéroport le secrétaire général et sa suite. Des danses et chants à la gloire du parti ont été entonnés. A la demande des militants, la délégation de Kinshasa a marché à pied de l’aéroport jusqu’au siège du parti en passant par le quartier Air Congo, Mbandaka III, Mbandaka II, Mbandaka I. Branches des rameaux en mains, tous scandaient « mayi ya sika » c’est-à-dire, un nouvel homme avec une nouvelle vision. Tout le long du parcours qu’a emprunté la délégation, l’on notait une marée humaine curieuse de voir l’homme sur qui le parti cher à JP Bemba avait jeté son dévolu pour succéder à José Makila. Par moment, le cortège est intercepté par des femmes, hommes, jeunes et vieux qui tous interpellent les députés provinciaux de ne faire que la volonté du peuple. C’est ainsi que l’on peut entendre dans la foule « prenez tous qu’on vous propose, mais faites la volonté du peuple, sinon, nous vous attendons en 2011 ». Après plus de trois heures de marche et un parcours de plus ou moins 15 km, le cortège à la tête duquel se trouvaient les tolékistes et autres motards arrivèrent au siège du parti sous une pluie battante.
S’adressant à la population, François Mamba a commencé à expliquer l’évolution du dossier JP Bemba à la CPI. Et de dire qu’il faut garder bon espoir que leur leader tant aimé recouvrira sa liberté et ce, à l’issue du procès fixé pour le 27 avril 2010. Toutefois, il n’a pas manqué de souligner que la Cour pourra se prononcer également sur sa liberté provisoire, car, a-t-il souligné, la charge des crimes contre l’humanité qui pesait sur Bemba a été balayée d’un revers de la main par les juges.
Puis vient le moment tant attendu. Le secrétaire général fait monter à la tribune Jean-Lucien Busa qu’il présente sous les applaudissements du public qui scande à nouveau « mayi ya sika ». Après avoir vanté les qualités intellectuelles du candidat du Mlc, François Muamba a profité de l’occasion pour fustiger le comportement de certains cadres du parti qui, malgré le choix démocratique opéré pour désigner le successeur de Makila, ont choisi de défier le Mlc en présentant leur candidature. C’est le cas de Gabriel Bolenge et Michel Bongongo Ikoli. Le secrétaire général a annoncé publiquement leur radiation du parti, Toutefois, a-t-il souligné, ’ils ont un mois pour s’amender et obtenir la grâce du parti.
C’est tard dans la soirée que la délégation est retournée à Kinshasa par le vol des LACS affrétés pour la circonstance.
Monulphe BOSSO/ Télé7
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07 novembre 2009
La CPI sommée de démontrer le sérieux et l'impartialité de son travail
*Décidément, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, FIDH en sigle, sonne le tocsin. Dans un communiqué, cette Organisation Non Gouvernementale basée à Paris, en France, demande à Luis Moreno Ocampo, le Procureur de la Cour Pénale Internationale, de démontrer le sérieux et l’impartialité de son travail en République Centrafricaine, en délivrant une série d’autres mandats d’arrêts contre des présumés auteurs des crimes odieux, en 2002 et 2003. Selon la FIDH, nul grand criminel ne peut échapper à la justice internationale. Souhayr Belhassen, Président de la FIDH, affirme que Bemba ne doit pas être le seul suspect à répondre de ses actes, dans cette affaire. Il cite notamment, Ange-Félix Patassé, un ex-Président Centrafricain, Miskine, son ancien Chef de sécurité présidentielle. Il n’épargne pas, non plus, dans ce même communiqué, François Bozizé, l’actuel Président, en RCA. Doit-on considérer que les congolais œuvrant autrefois sous le drapeau du Mlc, sont aussi visés ? La FIDH n’en dit mot. Mais, toujours est-il que le procès Jean-Pierre Bemba Gombo, 47 ans, prévu au début de l’année 2010 fera certainement tache d’huile. C’est un brûlot, un vrai alors, qui risque d’entraîner plusieurs cadres de ce parti, dans un précipice. Sauve qui peut !
SOURCE International Federation of Human Rights (FIDH)
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06 novembre 2009
Le procès de Jean-Pierre Bemba Gombo s’ouvrira le mardi 27 avril 2010
ICC-CPI-20091105-PR472
Situation : République centrafricaine
Affaire : Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo
Dans une décision rendue aujourd’hui, la Chambre de première instance III de la Cour pénale internationale (CPI) a fixé la date d’ouverture du procès dans l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo au mardi 27 avril 2010.
Jean-Pierre Bemba Gombo serait pénalement responsable, pour avoir effectivement agi en qualité de chef militaire au sens de l’article 28-a du Statut de Rome, de deux crimes contre l’humanité (meurtre et viol) et de trois crimes de guerre (meurtre, viol et pillage), prétendument commis sur le territoire de la République centrafricaine au cours de la période comprise approximativement entre le 26 octobre 2002 et le 15 mars 2003.
Après son arrestation par les autorités belges, conformément à un mandat d’arrêt délivré par la Chambre préliminaire de la CPI, il a été transféré à la Cour le 3 juillet 2008. Il est actuellement détenu au quartier pénitentiaire de la CPI à Scheveningen, à La Haye.
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