30 décembre 2006

Message de Nouvel An 2007 de l'UDPS/BELUX

medium_Udps_logo.2.jpgTableau synoptique des faits et des événements - Détails (suite 1)
Réf.: RBL/UDPS/DE/167/27/12/2006

Au niveau national
Depuis 1960 à ce jour :

A. C’est la première fois, dans notre histoire nationale, que les Organisations humanitaires internationales et nationales parlent de la catastrophe humanitaire et sanitaire, de “la plus grave des crises de ces 60 dernières années depuis la 2ème Guerre Mondiale”: en plus de 5 millions de morts victimes de la guerre, plus de 38.000 congolais meurent par mois, selon les statistiques de ces organisations.

B. Les esclavagistes et les prédateurs avaient dans le passé, recouru à des mutineries, sécessions, conflits fratricides, coups d’Etat militaire et force pour bloquer la consolidation de notre indépendance, la sauvegarde de notre souveraineté nationale, la mise en place et le fonctionnement durable des institutions démocratiques stables ainsi que la gestion du Pays par les dirigeants démocratiquement élus. Mais cette fois-ci, pour réaliser leur complot contre Patrie et contre notre Peuple, ils ont réussi, avec la complicité et la trahison des fils du Pays candidats à la mascarade électorale :

-          à organiser, sur toute l’étendue de notre territoire, une escroquerie électorale sur toute l’étendue du territoire national. Les Fils du Pays se sont engagés malgré tout dans cette escroquerie électorale comme candidats et y ont entraîné nombreux compatriotes sans maîtriser au préalable tous les facteurs et tous les paramètres nécessaires et utiles de cette escroquerie électorale (recensement administratif des congolais à leurs lieux de résidence, respect des libertés et des droits de l’homme, libération de tous les congolais prisonniers politiques et d’opinion, serveur, fichier électoral, nombre exact des électeurs congolais et étrangers, bureaux de vote, nombre des bulletins de vote émis, présence des témoins dans tous les bureaux de vote, transport des urnes…). Ils se sont ainsi engagés bien que M. E. Tshisekedi et l’UDPS aient prévenu tous les Congolais, à temps, preuves à l’appui, qu’il s’agissait bel et bien d’un processus électoral truqué, vicié, dénaturé, perverti, exclusif, injuste, inégalitaire et contre-productif par rapport aux aspirations et aux besoins de notre Peuple;

-          à légitimer ladite escroquerie électorale par la participation de nombreux Congolais, y compris des étrangers, des hommes en uniforme, des enfants mineurs;

-          à faire adopter une constitution rédigée par les étrangers, vide de notre âme, de notre identité propre et ignorant nos réalités nationales (une  constitution qualifiée par le Professeur Léon de Saint Moulin d’”un simple exercice académique pour un pays indéterminé et pour un peuple anonyme”), une constitution scélérate, dictatogène et conflictogène; une constitution qui donne au Président de la République des pouvoirs absolus et illimités et fait de lui l’Homme Fort, intouchable et inamovible face aux institutions faibles; une constitution qui donne aux gouvernants encore plus d’avantages et de privilèges que jamais auparavant et qui privé le peuple de moyens de défendre ses libertés et ses droits fondamentaux théoriquement énoncés dans ladite constitution; une constitution qui consacre l’impunité, le pillage des richesses nationales, la mauvaise gouvernance et le crime alors que, plusieurs années auparavant, les Fils du Pays s’étaient déjà montrés capables de rédiger des constitutions démocratiques (constitution de Luluabourg en 1964, constitution du 24 juin 1967, constitution issue de la Conférence Nationale Souveraine en 1991-1992, constitution issue du Dialogue Intercongolais en 2002-2003);

-          à faire adopter une loi électorale discriminatoire et qui est une prime aux ex-belligérants, au crime, à la violence, aux armes, à l’impunité et au pillage des richesses nationales;

-          et à introniser, à l’issue de ladite escroquerie électorale, un imposteur rwando-tanzanien, un mercenaire et un taximan analphabète au Sommet de l’Etat Congolais.

-          de bloquer la consécration des principes démocratiques et la réalisation des objectifs et des résolutions de la Transition ; et de prolonger, de façon illégale et illégitime au delà jusqu’au 30 juin 2006,  ladite Transition initialement prévue, selon l’Accord global et inclusif et la constitution de la Transition issus du Dialogue Intercongolais, pour une période de 2 ans (30 juin 2003-30 juin 2005); 

-          à exclure, de la gestion de la Transition et du processus électoral, un parti politique comme l’UDPS (l’UDPS n’a été reconnue que le 31 mars 2006, plusieurs mois après la clôture des opérations d’enregistrement et d’enrôlement et la veille de la clôture du dépôt des candidatures), les leaders politiques - comme M. E. Tshisekedi - qui incarnent la confiance et les aspirations de la population et les forces patriotiques et démocratiques congolaises; mais à introniser les plus grands criminels de l’histoire de l’humanité dénoncés, à cause de leurs crimes contre l’humanité, crimes contre la paix, crimes politiques, crimes de guerre, crimes sexuels, crimes de génocide… dans les Rapports officiels consignés à l’Union Européenne et aux Nations- Unies (Rapport d’Emma Bonino, Rapport de Roberto Garreton, Rapport de Christopher Harlant, Rapport de Mary Robinson, ainsi que dans d’autres Rapports, à cause de leurs crimes économiques, notamment dans les Rapports ci-après:  Rapport Kassem, Rapport de la Commission Bakandeja , Rapport Lutundula, Rapports des Cours des Comptes, Rapports de la Banque Mondiale … ;

-          à jeter dans la poubelle de l’histoire tous ces Rapports.

C. La manne ne continuera pas à tomber à flots, du Ciel, sur les têtes des Congolais vu la situation économique sombre et inquiétante des pays occidentaux telle que décrite dans la suite de ce Document.

Pire encore : Tout porte même à croire que les esclavagistes et les prédateurs occidentaux ont choisi la RDCongo comme le Pays qu’ils ont choisi pour y imposer plus que jamais l’esclavage, procéder au génocide des populations autochtones et accentuer la domination, l’exploitation et le pillage des richesses naturelles, des richesses minières du sous-sol, des richesses du sol et des richesses hydro-énergétiques pour résoudre les problèmes économiques et financiers graves auxquels les économies de leurs pays sont et seront confrontés.

C’est seulement le soir venu et pour se donner une bonne conscience que les experts de l’humanitaire et de l’aide au développement, se sont mis à se préoccuper enfin de l'humanitaire en RDC mais sans ne convaincre presque personne.

Après avoir trop crié, durant toute la journée, pour le dossier politique congolais ne relevant pas de leurs compétences, ces experts se sont souvenus, le soir tombant, que leurs prérogatives lui demandent de se préoccuper plutôt du dossier humanitaire et de l’aide au développement. Ils s’y mettent, mais leurs voix trop utilisées et usées pour le dossier politique, sont déjà rauques et essoufflées. Elles sortent à peine de leurs gorges.

Se révèle insuffisant même le soutien des Organisations Humanitaires internationales et de défense des droits de l’homme qui, d’ailleurs, ont été les premières à tirer sur la sonnette d’alarme sur la catastrophe humanitaire en RDCongo pendant que les experts en la matière étaient absorbés et même aspirés par le dossier politique de la RDCongo.  

Si les Congolais ne se prennent pas en charge et continuent à ramper devant les Kapitas médaillés soutenus par les esclavagistes et les prédateurs étrangers, l’immense territoire congolais sera bientôt transformé en un vaste cimetière où :

-         Les scientifiques venus du Monde entier trouveront un terrain de prédilection pour effectuer des recherches et des expériences inédites sur des ossements humains afin de pouvoir dater et connaître le stade du développement humain et de l’évolution des cerveaux des morts.

-         Et les explorateurs seront en train de courir dans tous les sens pour se partager des concessions minières.

Cfr notamment :  Congo-Kinshasa: 90 millions de dollars reçus sur 682 millions demandés pour la RDC - United Nations (New York) - 12 Mai 2006

Trois mois après le lancement du Plan d'action 2006 en faveur de la République Démocratique du Congo (RDC), élaboré en vue d'apporter une aide humanitaire à 30 millions de Congolais dans une situation particulièrement vulnérable, seuls 13% des besoins identifiés ont reçu un financement, informe les Nations Unies.

« Seulement 90.5 millions de dollars sur les 682 millions requis pour l'aide humanitaire ont été octroyés par la communauté internationale », précise un communiqué publié aujourd'hui à New York par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

« Jamais depuis l'indépendance les perspectives de paix n'ont été aussi favorables pour la RDC qui tient à sortir de la crise et du chaos. L'année dernière, 25 millions de Congolais se sont fait enregistrer avec enthousiasme pour voter. En décembre, ils ont d'une manière écrasante approuvé une Constitution qui établit la base d'un Etat démocratique et ouvre la porte aux premières élections libres et justes depuis 40 ans », rappelle OCHA.

« C'est déprimant de constater que le niveau de financement est encore si bas quand on sait que les Nations Unies ont déclaré 2006 l'année de la RDC », a déclaré Ross Mountain, Coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour la RDC.

« Les donateurs traditionnels doivent augmenter leurs contributions d'au moins 100%, vu le triplement des besoins par rapport à celui de l'année passée. Les donateurs non traditionnels doivent accroître leurs contributions afin d'aider à résoudre l'une des plus grandes tâches à laquelle la communauté humanitaire fait face aujourd'hui. Le sous financement peut être aussi mortel que le conflit armé que traverse le pays », a-t-il ajouté.

« Bien que le financement du Plan d'Action 2006, à ce jour, soit insuffisant, le Fonds Commun pour la RDC a reçu une importante somme d'argent d'un petit nombre de donateurs traditionnels. Cet argent permettra aux acteurs humanitaires de mettre en oeuvre un certain nombre de projets d'urgence », explique le communiqué.

« A travers le Mécanisme de Réponse Rapide, environ 365.000 personnes récemment déplacées, victimes directes du conflit armé continuel, ont reçu de l'aide pendant les quatre premiers mois de l'année. Cependant, ce taux d'assistance ne peut pas être soutenu sans financement additionnel », regrette OCHA.

Le Plan d'Action a pour but d'apporter une aide humanitaire vitale - eau, nourriture, assistance médicale, abri et protection - à environ 10 millions de personnes vulnérables. Il s'agit aussi promouvoir la paix et la stabilité dans ce pays.

Quelque 1.200 personnes continuent de mourir chaque jour des effets dérivés de la guerre civile : malnutrition, maladie et déplacement.

Les Nations Unies et la Commission européenne avaient présenté, le 13 février dernier, le Plan d'action humanitaire 2006 en faveur de la RDC , lançant un appel à contributions de 682 millions de dollars pour répondre aux besoins de 30 millions de Congolais dans une situation particulièrement vulnérable (dépêche du 13.02.06).

Humanitaire : Les donateurs internationaux boudent la RD Congo © Jan Egeland S.G. adjoint de l’ONU

Malgré une situation de catastrophe humanitaire, la communauté internationale affiche une certaine lassitude sur le dossier Congo.

C’est un véritable cri d’alarme que vient de lancer à New York, vendredi 12 mai, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires : « Seulement 90.5 millions de dollars sur les 682 millions requis pour l'aide humanitaire ont été octroyés par la communauté internationale ». Malgré tout le tapage médiatique fait en son temps, les donateurs internationaux n’ont versé que 13% des montants nécessaires. Et pourtant, le Plan d'Action humanitaire de l’ONU, de la Croix Rouge et des agences d’aide a pour but d'apporter une aide humanitaire vitale (eau, nourriture, assistance médicale, abri et protection, soins de santé, lutte contre le VIH/sida, éducation, hygiène et assainissement, déminage et promotion de l'égalité entre les sexes) à environ 10 millions de personnes vulnérables de la RD Congo. Par ricochet, les promoteurs du Plan espèrent ainsi promouvoir  la paix et la stabilité dans le pays. Pour rappel, le Plan d’action humanitaire avait été lancé le 13 février 2006 à Bruxelles au cours d'une conférence ministérielle organisée par les Nations Unies, la Commission européenne et le gouvernement de la Belgique. Il porte sur le financement de 330 projets spécifiques initiés non seulement par les agences de l’ONU mais aussi par des ONG tant nationales qu’internationales. Lors du lancement du Plan d’action, Jan Egeland, secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence des Nations Unies,  avait tenu à rappeler que  « chaque jour, plus de 1.200 personnes en RD Congo meurent des effets dérivés de la guerre civile : malnutrition, maladie et déplacement …. Nous devons mettre fin à cette tyrannie du silence. Nous pouvons – et devons – faire plus pour atténuer ces souffrances ». Force est de constater aujourd’hui qu’il existe une certaine lassitude de la communauté internationale à venir au secours du Congo. Et pourtant, les donateurs internationaux sont capables de générosité comme on l’a vu lors de la crise du tsunami de décembre 2004 qui a fait près de 300.000 morts.

La RD Congo a aussi droit à un élan de générosité internationale au vu désastre humanitaire qui prévaut dans le pays suite à l’inconscience des dirigeants et à la rapacité de certains milieux internationaux d’affaires. Le pays est confronté à un génocide silencieux qui a fait près de quatre millions de personnes depuis huit ans. La guerre a renforcé la faiblesse du pouvoir d’achat, la dislocation du marché intérieur, la défiance des investisseurs étrangers et nationaux et la destruction des infrastructures de base. C’est un pays en pleine déliquescence et privé de tout effort national et aussi des aides  des organisations humanitaires et caritatives, comme vient de démontrer le dernier appel de l’ONU. Dans un pays où l’Etat est inexistant, les organisations humanitaires interviennent dans le domaine de la santé, de l’éducation et de la nutrition parfois de manière anarchique, car il existe toujours le problème de coordination de l'aide humanitaire étrangère. La lassitude des donateurs internationaux est prévisible, car il n’existe aucune politique nationale pour faire face aux problèmes sociaux de la population. Le pays est toujours en proie à la corruption et à la mauvaise gouvernance. Il faut que cela change nécessairement. Le Congolais doit arriver rapidement à se prendre en charge, à subvenir à ses propres besoins et à réduire sa dépendance. Le danger est d’entretenir une mentalité d’assisté dont la manifestation la plus patente est un manque de confiance en soi. D’où l’importance d’aller aux élections et permettre au peuple de se choisir des dirigeants compétents et honnêtes. La démocratie doit permettre de créer une République basée sur les mérites personnels tout comme sur les compétences individuelles. Elle doit assurer les bienfaits de la liberté et du rétablissement des valeurs morales de base.

Elle doit aussi permettre d’assurer le développement économique du pays. En mettant en place un système démocratique qui permet aux citoyens de défendre leur point de vue et de participer à la gestion du pays, il est possible de garantir les investissements productifs et partant, le développement économique. Pour cela, il faut une bonne gouvernance, des infrastructures de base efficaces, une administration honnête et une justice qui fonctionne correctement. L’armée, la police et les services de sécurité doivent être soumis au contrôle rigoureux  des autorités et des organisations de défense des droits humains. C’est à cette condition qu’il sera possible de faire de la RD Congo dotée d’immenses richesses naturelles, un pays où il fait à nouveau bon de vivre. En attendant, que les donateurs internationaux viennent en aide au pays.

© Gaston Mutamba Lukusa |15 mai 2006 |congoindependant.com

Au niveau international :

A. Le leadership de l’Occident dans le Monde, après l’effondrement du communisme et la Chute du Mur de Berlin en 1987, n’a pas été à la hauteur des attentes, des espoirs et des aspirations aussi bien des populations de l’Occident que de tous les autres peuples de la terre, notamment dans le domaine de la paix, de la sécurité, de la liberté, de la démocratie, de l’entente entre les peuples, des relations de partenariat entre les Etats, de l’emploi, de la stabilité politique et du respect des libertés et des droits fondamentaux de l’homme.

B. L’année qui s’achève a été marquée par les incertitudes, les contradictions, les inquiétudes et les paradoxes, comme le confirment les événements et les articles de presse parus notamment dans la presse internationale en général et dans Le Monde Diplomatique de ces trois derniers mois en particulier.

  1. Les inquiétudes et les incertitudes chez les puissants de ce Monde et dans les milieux financiers internationaux

Créé après la 2ème Guerre Mondiale, fortement contestée depuis deux décennies, le FMI espère redorer son blason en s’ouvrant aux pays émergents dont les droits de vote vont légèrement augmenter. Mais la multiplication des produits spéculatifs rend le système financier mondial quasi incontrôlable. Les crises se succèdent les unes aux autres et inquiètent les plus hauts responsables des organisations internationales. A la mi- septembre 2006, un gros fonds d’investissement américain, Amaranth Advisor, a perdu plus de la moitié de son capital en un week-end. En 1998, la désintégration d’un fonds de ce type, Long Term Capital Management, avait contraint la Banque centrale à intervenir pour éviter un crash. Mais depuis, les sommes en jeu se sont considérablement accrues. Jamais le système financier mondial n’a été si opaque et les responsables des grandes organisations internationales s’alarment.

En effet, la multiplication des produits spéculatifs rend le système financier mondial presqu’incontrôlable. Le montant quotidien des transactions de change, à peu près égal au capital d’une grande banque des Etats-Unis, il y a quelques décennies, équivaut désormais au capital cumulé de leurs cents premières banques. Les flibustiers de la finance inventent constamment de nouveaux “produits” qui défient à la fois les Etats-nations et les banques internationales. En mai 2006, le Directeur Général du FMI, M. Rodrigo Rato, a déploré ces nouveaux risques, fortement aggravés par la faiblesse du dollar et par le déficit commercial des Etats-Unis. Ses craintes reflètent le désarroi, tant structurel qu’intellectuel, qui secoue actuellement le FMI.

Structurellement, l’encours des crédits du FMI et de ses prêts a spectaculairement baissé depuis 2003, passant de plus de 70 milliards à quelque 20 milliards de dollars à la fin de juillet 2006, réduisant ainsi de façon sensible son influence sur la politique économique des pays sous-développés, et faisant chuter ses revenus en dessous du seuil requis par ses coûts de fonctionnement élevés. Le FMI reconnaît être “quantitativement marginalisé”.  Cfr IMF Survey, Washington, DC, 29 mai 2006, p. 147; IMF in Focus, Washington, DC, septembre 2006, p. 11.

Ses difficultés tiennent largement au doublement, depuis 2000, des prix mondiaux des matières premières (pétrole, cuivre, argent, nickel..) dont les pays en voie de développement sont traditionnellement exportateurs, et qui leur ont permis de rembourser anticipativement leurs dettes, réduisant d’autant les ressources du FMI.

Ses hausses vont se poursuivre en raison de la croissance économique rapide de la Chine , de l’Inde et d’autres pays, entraînant une envolée de la demande qui n’existait pas quand la balance du commerce extérieur était systématiquement favorable aux pays riches. En outre, la position relative des Etats-Unis, en termes d’actifs nets à l’étranger s’est dégradée en faveur du Japon, des pays émergents d’Asie et des pays exportateurs de pétrole, qui affirment leur puissance et deviennent chaque jour davantage les créanciers de Washington. Le creusement des déficits américains pousse le dollar à la baisse: 28% par rapport à l’euro pour la seule période de 2001-2005.

Intellectuellement, le FMI et la Banque Mondiale se trouvent également sur la défensive, après la cascade d’effondrements financiers en Asie orientale, en Russie et ailleurs, entre 1997 et 2000. Nombre de leurs dirigeants les plus connus affirment ne plus croire aux principes de la pensée économique classique du laisser-faire, qui ont jusqu’ici inspiré leurs politiques. Beaucoup admettent que leur “connaissance de la croissance économique est extrêmement  limitée” et qu’il leur faut faire preuve de “plus d’humilité”. M. Stephen Roach, économiste en chef de la banque Morgan Stanley a formulé la mise en garde suivante: “le monde n’a pas fait grand-chose pour se préparer à ce qui pourrait bien être la prochaine crise”. Cfr Roberto Zagha et al. “Rethinking growth”, Finance § Development, Washington, DC, mars 2006, p. 11; Morgan Stanley Bank, Global Economic Forum, New York, 16 juin 2006.

La nature même du système financier mondial n’a strictement plus rien à voir avec les politiques économiques nationales “vertueuses” prônées par le FMI. Les gestionnaires des portefeuilles des fonds d’investissement et les grandes banques nationales et les organismes ont marginalisé les banques nationales et les organisations internationales. Des boursiers  (traders) aventureux ont pris le pas sur les banquiers traditionnels plus prudents, car l’achat et la vente d’actions, d’obligations et autres produits dérivés permettent de réaliser les profits les plus importants, et la règle désormais est de prendre des risques beaucoup plus élevés.

Or, le principe des produits dérivés est de se prémunir contre un risque de prix, de change, etc et concerne aussi bien les matières premières, les monnaies, que des actions, des obligations… C’est un pari sur l’avenir qui peut rapporter gros. Cfr Ibahim Wade, “La dérive des nouveaux produits financiers”, Le Monde Diplomatique juillet 1994.

Des opérateurs sont rémunérés sur la base des profits affichés fictifs ou réels et, couramment, ils mettent en jeu les fonds déposés dans leur établissement. De faibles taux d’intérêts et des banques ne demandant qu’à prêter de l’argent à des hedge funds (fonds spéculatifs à hauts risques) et à des établissements spécialisés dans des opérations de fusions-acquisitions ont donné à ces acteurs toute latitude pour jouer au casino de la finance, aux Etats-Unis, au Japon, et ailleurs. Ils ont concocté une série de fusions plus que douteuses qu’on aurait naguère jugées casse-cou. Dans certains cas, des recapitalisations financées par l’emprunt (leveraged récapitulations) leur permettent de s’attribuer d’énormes honoraires et dividendes qui augmentent d’autant l’endettement de l’entreprise. Quant à ce qui se passe ensuite, ce n’est plus leur affaire… Ces augmentations de capital permettent d’afficher des bilans avec de gros profits, sur lesquels sont calculés honoraires et dividendes.

Le FMI a tiré sur la sonnette d’alarme

Depuis le début 2006, les banques d’investissement ont multiplié les prêts servant à des rachats d’entreprises, évinçant les banques commerciales qui jusqu’ici dominaient cette activité. Pour se tailler des parts de marché plus importantes, les banques d’investissement vivent “dangereusement” selon les termes du responsable de la notation des prêts bancaires de Standard § Poor’s. Elles se lancent dans des opérations  de plus en plus risquées. C’est pourquoi “les observateurs prévoient une hausse sensible  du nombre d’entreprises fortement endettées qui vont se trouver en cessation de paiement” comme le signalait le Financial Times en juillet 2006. Cfr The Financial Times, Londres, 17 juillet 2006.

Mais comme les clauses  juridiques destinées à protéger les investisseurs se sont réduites en nombre, les prêteurs sont moins de possibilités de contraindre les entreprises mal gérées à se déclarer en cessation de paiement. Conscients que leurs paris sont de plus en plus risqués, les hedge funds s’arrangent pour qu’il soit beaucoup plus difficile de retirer l’argent avec lequel ils spéculent. Les opérateurs se sont repositionnés en intermédiaires entre les emprunteurs traditionnels – nationaux et privés – et les marchés, ce qui contribue à déréglementer  un peu plus encore la structure financière mondiale et à augmenter sa vulnérabilité aux crises. Ils recherchent des retours sur investissements élevés et prennent pour cela des risques de plus en plus grands.

La situation est si inquiétante qu’en début d’années le FMI a donné une publicité inhabituelle à un ouvrage de Garry J. Schminasi: Safeguarding Financial Stability. Cfr Gary J. Schinasi, Safeguarding Financial Stability: Theory and Practise. FMI, Washington, DC, 2006.

Ce livre, alarmiste, révèle les angoisses du Fonds avec une abondance de détails troublants. Pour l’essentiel, la “déréglementation et la libéralisation” que le FMI et les partisans du “consensus”  de Washington” préconisent depuis des décennies sont devenues un cauchemar. Certes, assure l’auteur, cette politique a produit “des bénéfices sociaux et privés phénoménaux, mais elle recèle aussi “un potentiel de fragilité, d’instabilité, de risque systémique et de conséquences économiques défavorables” (op.cit. 8, 14 et 17)

L’ouvrage de Schinasi conclut que le développement irrationnel de la finance mondialisée, conjugué à la déréglementation, a “élargi le périmètre de l’innovation en matière de finance et accru la mobilité des risques”.

L’auteur et le FMI préconisent un cadre radicalement nouveau pour suivre de près et prévenir les problèmes susceptibles d’apparaître. Mais pour réussir, il faudra autant “compter sur la chance” que sur des politiques adaptées et sur la surveillance des marchés… Il fut un temps où l’économie ne s’en remettait pas à la chance pour prévoir l’avenir.

L’expression “consensus”  de Washington” vient de l’économiste John Williamson, en 1989, et résume les “ recommandations” faites aux Etats, parmi lesquelles la baisse des impôts, la libéralisation du commerce, les privatisations et la déréglementation financière. Le FMI conditionne ses prêts à l’adoption de ces mesures. Cfr Moises Naim, “Ordre du FMI. ‘Consensus de Washington’”, Manière de voir, n° 72, “Le nouveau capitalisme”, décembre 2003, janvier 2004. 

Encore plus alarmiste, une étude rédigée par des experts de l’establishment financier, parue un peu avant et elle aussi recommandée par le FMI, analyse la myriade de problèmes créés par la libéralisation du système financier mondial. Les auteurs en concluent que “les systèmes financiers nationaux sont de plus en plus vulnérables à un risque systémique lui aussi accru, et à un nombre grandissant de crises financières”  Cfr Kern Alexander, Rahul Dhumale et John Eatwell, Global Governance of financial Systems: The international Regulation of Systemic Risk, Oxford University Press, 2005, p. 22 et passim.

Les spécialistes bancaires de l’ancienne école partagent de plus en plus, avec le FMI, la conviction que cette précarité est bien plus forte qu’auparavant.

L’effondrement financier de l’Argentine (1998) a montré que gouvernements qui résistent aux pressions du FMI et des banques pouvaient jouer sur les divisions entre Etats membres de l’institution pour ignorer la plupart des exigences étrangères. Environ 140 milliards d’obligations d’Etat entre les mains de créanciers privés et du FMI étaient alors en jeu, et venaient à échéance fin 2001. – la plus importante cessation de paiement d’un Etat de l’histoire. Les banques qui, dans les années 1990, avaient multiplié les prêts à l’Argentine ont fini par en payer le prix.

Depuis lors, avec l’envol des prix des matières, les pays émergents (Chine, pays d’Asie du Sud-est et d’Amérique latine) ont connu en 2004 et 2005 des taux de croissance deux fois plus élevés que ceux des pays émergents étaient à l’origine de 37% des investissements directs étrangers (IDE) dans les autres pays en voie de développement. La Chine compte pour beaucoup dans cette croissance, ce qui signifie également que le FMI  et les riches banquiers de New York, Tokyo et Londres ont moins d’influence qu’auparavant. En fait, malgré leurs bonnes résolutions de prudence prises à la suite des crises financières de la fin des années 1990 dans les pays émergents, l’exposition des banques aux risques des actions et obligations des marchés émergents n’a jamais été si forts, en raison des rendements qu’elles procurent dans certains pays (tels les Philippines ou la Zambie ) et de l’excès de liquidités. Comme le dit un opérateur, “c’est reparti pour une histoire d’amour” (The Financial Times, Londres, 27 juillet 2006).

La complexité grandissante de l’économie mondiale et les négociations qui s’éternisent à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) n’ont pu venir à bout des subventions et des mesures protectionnistes qui font obstacle à un accord global de libre-échange et à la fin des menaces de guerres commerciales. La planète économique vit maintenant  sous la menace d’une instabilité bien plus grande et des dangers plus importants pour les riches.

Le problème financier global qui se profile devient inextricable en raison de l’aggravation rapide du déficit commercial des Etats-Unis. Depuis son entrée en fonction en 2001, le Président George W. Bush a dépassé de plus de  3 milliards de $US le plafond d’emprunt fédéral, qui frôle maintenant les 9 milliards de $US. Tant que le dollar continuera à se dévaluer, les banques et les opérateurs chercheront à protéger leurs avoirs, et les aventures financières à hauts risques sembleront plus attrayantes. Il est vrai que Washington préconisait une plus grande déréglementation financière bien avant que sa devise ne s’affaiblisse.

Il existe au moins dix mille hedge funds dont les 4/5 sont domiciliés dans les îles caïmans. Toutefois, 400 d’entre eux, qui gèrent chacun au moins 1 milliard de $US, réalisent à eux seuls 80% des opérations. Et à l’état actuel, il n’existe aucun moyen de les réglementer. Ces fonds spéculatifs détiennent plus de 1500 milliards de $US d’actifs, et le chiffre d’affaires quotidien de leurs opérations sur les produits dérivés globaux  approche les 6.000 milliards de $US – soit environ la moitié du produit national brut des Etats-Unis. Dans le climat d’euphorie de 5 dernières années, la plupart ont gagné, mais quelques-uns ont perdu. Ainsi, en un an, (d’août 2005 à août 2006), près de mille neuf cents hedge funds ont vu le jour, mais 575 autres ont été mis en liquidation.

L’argent de notation Standard § Poor’s voudrait bien évaluer leur solvabilité, mais elles ne l’a toujours pas fait. Les plus importants d’entre eux affirment utiliser des modèles informatiques pour effectuer leurs transactions.

A l’automne 1998, l’économie mondiale frôla une des crises les plus graves de l’après-guerre lorsque Long Term Capital Management (LTCM), hedge fund célèbre pour son utilisation de techniques mathématiques conçues par deux lauréats du prix Nobel, Myron Scholes et Robert Merton, fit faillite. Les efforts conjugués de Washington et de Wall Street empêchèrent le désastre, mais les fonds spéculatifs sont désormais beaucoup trop importants pour être aussi facilement renfloués.

LTCM s’était engagé sur les marchés pour 100 milliards de $US alors que les fonds gérés s’élevaient à … 5 milliards de $US. Pour éviter un effondrement du système, la banque centrale américaine renfloua les caisses avec 3.6 milliards de $US.

A suivre …

Fait à Bruxelles, le 27 décembre 2006.
Pour le Bureau de Représentation de l’UDPS/BELUX
© Dr François Tshipamba Mpuila - Représentant
Tél : + 32 485/270.866 - E-mail: tshipambampuila@yahoo.fr

11 décembre 2006

Des milliers de congolais fuient à nouveau les combats dans le Nord-Kivu

medium_carte_refugies.gifRD Congo : Kinshasa, le 8 décembre 2006

Ce mercredi 6 décembre, au moment où les regards des Congolais étaient tournés vers Kinshasa pour la cérémonie de prestation de serment du Président Joseph Kabila, les armes ont encore crépité aux environs de Bunagana, dans le territoire de Rutshuru (province du Nord Kivu), qui fait frontière avec l’Ouganda. La veille, vers 10 heures, heure locale, la 83ème brigade non intégrée fidèle au général dissident Laurent Nkunda avait lancé une offensive contre la 9ème Brigade Intégrée (BI) à Runyoni et pris le contrôle de cette localité située à 8 km au sud-est de Bunagana. Pour le moment, la 9ème tient toujours et renforce ses positions à Bunagana.

 

Ces affrontements ont provoqué des déplacements massifs des populations. Selon le HCR, entre 7.000 et 10.000 personnes auraient traversé la frontière pour trouver refuge à Bunagana (localité ougandaise du même nom), Kisoro ville et Nyakabada, en Ouganda. D’autres personnes auraient pris des directions différentes, indiquent certaines sources. De très nombreux réfugiés ont quitté leurs maisons sans emporter d’effets personnels. Toutefois, quelques- uns commencent à y retourner. Actuellement, l’insécurité qui règne dans la région reste un obstacle majeur à la mise en place de l’assistance humanitaire.

L’armée ougandaise appelle les éléments armés congolais (infiltrés parmi les civils) à se faire connaître auprès des autorités, faute de quoi ils seront considérés comme une menace à la sécurité. A Sake, dans le territoire de Masisi, environ la moitié des soldats gouvernementaux déployés ont pris position sur les collines environnantes, selon le président du comité local des retournés. Sake avait été récemment le théâtre d’affrontements entre les FARDC soutenues par la MONUC d’une part et les 81ème et 83ème brigades non intégrées d’autre part. En dépit des pillages intermittents, la situation sécuritaire s’est améliorée pour les déplacés et les retournés de Sake. Les 5 et 6 décembre, 1.000 familles déplacées de Tongo ont reçu des vivres distribués par le PAM et NRC à Kalengera. Solidarités/RRM a distribué des couvertures à chaque famille déplacée : 1.000 ménages à Kalengera, 860 à Rubare et 700 à Rutshuru. Parmi ces bénéficiaires figurent aussi des déplacés qui ont fui les affrontements dans la zone de Bunagana.

Contact:

Sylvestre Ntumba Mudingayi
Assistant Information Officer
ntumbamudingayi@un.org
+243 (0)998845386

Claude Ebal Kalinga
Reporting Assistant
kalinga@un.org
+243 (0)998891491

Source : © United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
Date: 08 Dec 2006

Les 100 propositions de Joseph Kabila pour redorer le blason de la RCongo

medium_kinshasa1.jpglundi 11 décembre 2006

Tout au long de sa campagne à travers le territoire national en vue de solliciter les faveurs de l’électorat Joseph Kabila, Chef de l’Etat, a proposé un programme cohérent destiné à redorer le blason terni de la République Démocratique du Congo, ce géant pays d’Afrique centrale aux pieds d’argile, rapporte notre confrère Le Phare.

La pacification du pays, la restauration de l’Etat et de son autorité, la relance économique ainsi que la lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales, figuraient entre autres dans ce vaste programme, rappelle-t-on. On devrait donc assister, sous la 3e République, à de profonds changements, aussi bien en politique générale qu’en matière sociale et dans d’autres secteurs de la vie nationale. Ci-dessous, résumé en cents propositions, le projet de société de Joseph Kabila qui, pour notre confrère, est un véritable chantier de la reconstruction de la Nation avec le mérite d’aller dans les détails du projet et ainsi prouver qu’il connaît les problèmes du Congo et qu’il en a des solutions.

I. Consolidation de la paix et de la nation

1. Eradication des poches d’insécurité entretenues par les groupes armés dans certaines parties du territoire national, désarmement et rapatriement des groupes étrangers ;
2. Promulgation d’une nouvelle législation sur le port d’armes à feu en RD Congo ;
3. Promotion de la réconciliation nationale et lutte contre les inégalités sociales ;
4. Renforcement du contrôle des mouvements des personnes et des biens le long des frontières nationales ;
5. Restructuration profonde et rationalisation des services de sécurité ;
6. Développement de la coopération militaire et en matière de sécurité avec les pays voisins et les partenaires extérieurs, et participation à un système de défense et de sécurité collectives tant au niveau sous-régional que régional ;
7. Promotion et protection des droits humains et des libertés fondamentales notamment par le partenariat avec les organisations non gouvernementales des droits humains et la nette séparation entre la justice militaire et celle des civils ;

II. Restauration de l’Etat et de son autorité
A. Administration générale (Politique intérieure)

8. Réforme de l’Administration publique dans le cadre de l’autonomie des provinces prévues par la Constitution et accroissement de ses moyens d’action ;
9. Promulgation rapide de la loi portant composition, organisation et fonctionnement des entités territoriales décentralisées et mise en place progressive de nouvelles provinces créées par la Constitution  ;
10.Promulgation du nouveau statut du personnel de carrière des services publics de l’Etat en vue de renforcer la discipline au sein de la fonction publique, d’alléger les procédures de gestion des agents, d’améliorer leurs conditions de travail et la qualité des services rendus aux usagers ;
11. Promulgation rapide du statut des Chefs coutumiers ;
12. Poursuite du processus de création d’une armée nationale et républicaine, professionnelle, motivée, bien équipée, puissante et intégrée dans les programmes de développement du pays ;
13. Renforcement des capacités de la Police Nationale et amélioration des conditions de travail des policiers pour plus d’efficacité et de mobilité aussi bien dans la prévention des infractions et la protection des personnes et des biens que dans l’assistance au pouvoir judiciaire ;
14. Promulgation de la nouvelle loi portant organisation et compétences judiciaires ainsi que mise en place rapide de la Cour constitutionnelle, de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat et promotion de la coopération judiciaire internationale ;
15. Essaimage des Cours et tribunaux, plus particulièrement des tribunaux de paix sur l’ensemble du territoire national afin de rapprocher la justice des justiciables et de promouvoir la justice de proximité ;
16. Gestion rigoureuse des Magistrats et du personnel administratif de la justice ;
17. Lutte contre l’impunité notamment par le renforcement des capacités des organes de contrôle de gestion (Cour des comptes, Inspection Générale des Finances, Corps des contrôleurs des finances publiques, contrôle parlementaire…) et de répression des infractions, l’adoption d’une politique restrictive des privilèges de juridiction et l’exécution effective des décisions judiciaires ;
18. Création de l’Ecole Supérieure de l’Administration et de la Magistrature en vue de dispenser aux fonctionnaires et au personnel de justice une formation plus spécialisée et en cours d’emploi ;

medium_kinshasa2.jpgB. Diplomatie (Politique extérieure)

19. Mise en œuvre d’une politique de bon voisinage avec les pays limitrophes, sans exclusive, construction d’un pourtour sécuritaire avec les pays voisins et réaffirmation du rôle intégrateur de la RDCongo en Afrique centrale ;
20. Revitalisation de la participation de la RDCongo dans les organisations internationales africaines essentielles et renforcement des initiatives dans le cadre de la Conférence sur la paix dans les Grands Lacs ;
21. Initiatives dans le renforcement de la Conférence sur la paix dans les Grands Lacs ;
22. Définition et rentabilisation des axes essentiels de la diplomatie congolaise en évitant des éparpillements ;
23. Mise en œuvre d’une politique de rentabilisation de la prestation et des compétences congolaises au sein des Organisations internationales (système des Nations Unies, Organisation Intergouvernementale de la Francophonie et Union Africaine).

 

III Relance de l’Economie

24. Consolidation de la stabilisation du cadre macro-économique afin de favoriser l’activité économique, en général, l’investissement et la croissance, en particulier, et promotion de l’utilisation du Franc congolais dans les transactions locales ;

JOSEPH KABILA SUR LE CHANTIER DE LA NOUVELLE NATION CONGOLAISE

25. Poursuite de l’application du programme économique avec la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International ;
26. Rigueur dans la gestion du budget de l’Etat notamment par une plus grande maîtrise des dépenses publiques et la fixation des performances minimales obligatoires pour les Régies financières afin de maximiser les recettes publiques ;
27. Rationalisation et meilleure maîtrise de l’exploitation des ressources naturelles de la RDCongo et réexamen de certaines conventions conclues en la matière ;
28. Promotion de l’initiative privée notamment par :
la relance de l’intermédiation financière et la promotion en la matière des entreprises locales ;
la protection de la propriété privée ;
la sécurité juridique et physique des affaires ;
l’allègement des procédures administratives ;
l’application rigoureuse par l’Anapi du Code des investissements en vue de réduire les coûts excessifs de la bureaucratie.
29. Renforcement des capacités techniques et financières d’intervention de l’Office de promotion des petites et moyennes entreprises congolaises ;
30. Restructuration de la dette intérieure en vue de son apurement ;
31. Mise en place rapide du Conseil Economique et Social ;
32. Accroissement des investissements publics en faveur de l’arrière-pays ;

B. Politique sectorielle
B.1. Infrastructures


33. Réhabilitation des routes nationales et de desserte agricole ainsi que des ponts et bacs sur ces routes afin d’accroître la fluidité du trafic à l’arrière-pays et de favoriser les mouvements des personnes et des biens ;
34. Achèvement des travaux en cours sur les grands axes routiers Kisangani-Niania-Beni, Kisangani-Bunia, Mbuji-Mayi-Kasongo, Bukavu-Kasongo, Kinshasa-Kikwit ;
35. Réhabilitation des ports fluviaux, dragage et balisage des principaux cours d’eau pour augmenter le tonnage en trafic fluvial ;
36. Appui à l’ONATRA ainsi qu’à la SNCC pour moderniser le charroi ferroviaire et fluvial afin de désenclaver le pays et restructurer, pour ce faire, ces deux sociétés ;
37. Poursuite de la réhabilitation des équipements collectifs, tels que les hôpitaux, les écoles, la voirie urbaine, les bâtiments publics..
38. Relance de l’Office Congolais des Postes et des Télécommunications ( OCPT) ;
39. Intéressement de l’initiative privée à la construction et à la gestion des infrastructures des transports et communications ;
40. Diversification des sources de financement internes des infrastructures publiques des transports et des communications ;
41. Modernisation de l’aéroport international de N’Djili et des aéroports de Lubumbashi, Kisangani, Mbuji-Mayi, Kananga et Goma ;

C. 2 Energie et Eau

 

42. Accroissement des efforts en vue de diversifier les sources d’énergie et d’augmenter la production énergétique nationale ainsi que l’approvisionnement de l’ensemble du pays ;
43. Promotion et extension des champs de production des hydrocarbures dans le bassin côtier, la cuvette centrale et le graben par les investissements privés ;
44. Achèvement des travaux de réhabilitation partielle des turbines du barrage d’Inga et lancement des travaux du barrage de Kakobola dans le Bandundu et achèvement de celui de Katende dans le Kasaï-Oriental ;
45. Augmentation du taux de desserte électrique par l’intensification de l’électrification rurale et utilisation des énergies renouvelables dans l’arrière-pays, telles que l’énergie solaire, éolienne, biomasse…
46. Assainissement et développement des réseaux de distribution d’électricité notamment par des investissements nouveaux publics et privés afin de doter la RDCongo des infrastructures viables de transport d’énergie ;
47. Elargissement de l’accès à l’eau potable au plus grand nombre des Congolais par l’amélioration du réseau de distribution notamment par la relance du programme d’hydraulique rurale et l’achèvement des chantiers en cours ;
48. Amélioration de la qualité des services rendus et allègement des charges de production et de distribution notamment par la réorganisation et l’assainissement de la gestion des entreprises actuelles de production, de transport et de distribution de l’eau et de l’électricité ;
49. Mise en œuvre d’une politique de tarification adaptée au niveau de vie de la population, plus particulièrement de celle des milieux ruraux ;
50. Encouragement des investissements privés dans les secteurs de l’eau et de l’électricité ;

 

 

medium_kinshsaa3.jpgB. 3. Mines

51. Octroi des titres miniers en conformité avec le code minier, plus particulièrement par adjudication publique et suivi rigoureux de l’exécution des conventions minières notamment par l’évaluation périodique de l’exécution des engagements pris et des investissements promis par les opérateurs privés ;
52. Intensification de la lutte contre la fraude minière et les pillages des ressources minières de la RDCongo  ;

B.4 Agriculture

53. Assistance à la réhabilitation des fermes détruites et pillées notamment suite à la guerre ;
54. Amélioration des méthodes et techniques culturales, réhabilitation des moniteurs agricoles pour encadrer les paysans et mécanisation progressive de l’agriculture ;
55. Mise en œuvre d’une politique de crédit agricole accessible aux paysans et de promotion des coopératives agricoles de production et de commercialisation ;
56. Promotion de la production locale du petit matériel et des outils agricoles ainsi que des semences améliorées et leur large distribution à travers le pays ;
57. Production, utilisation rationnelle et distribution des fertilisants ainsi que des pesticides et encadrement technique des exploitants agricoles ;
58. Augmentation de la production animale et exploitation optimale de la pêche fluviale, lacustre et maritime notamment par l’encadrement des pêcheurs dans la création des brigades et dans les méthodes de conservation des produits de la pêche ;
59. Modernisation des services nationaux de santé animale, promotion de la recherche agronomique et amélioration des circuits commerciaux ainsi que des prix des produits agricoles ;
60. Accroissement des investissements en faveur des petites exploitations agricoles, des infrastructures et des PME liées en amont et en aval à la petite agriculture et produisant des biens ainsi que des services demandés par la grande masse de la population rurale ;
61. Développement de l’agro-industrie et réalisation des projets de développement rural intégré ;

B. 5 Industrie

62. Promotion de l’industrie de transformation des produits congolais et de production des matériaux de construction ainsi que des intrants locaux agricoles, chimique etc.

B. 6 Portefeuille

JOSEPH KABILA A UN CAHIER DE CHARGES POUR REALISER SON PROJET DE SOCIETE

63. Promulgation de la loi portant restructuration, par étapes, du portefeuille de l’Etat et mise en œuvre de cette restructuration ;

B.8. Relations économiques internationales et Commerce extérieur

64. Rationalisation de l’adhésion de la RDCongo aux organisations économiques internationales et participation active aux initiatives tendant à promouvoir l’intégration économique régionale et sous-régionale en Afrique ;
65. Facilitation de l’ouverture davantage des opérateurs économiques congolais aux milieux d’affaires internationaux en leur faisant bénéficier des opportunités et avantages qu’offrent les instruments internationaux de coopération économique, financière et commerciale ;

IV Lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales
A. Santé

66. Réforme du cadre institutionnel de l’administration de la santé dans le sens d’une plus grande décentralisation de la population à la base ;
67. Renforcement de la zone de santé comme unité centrale de l’organisation et de la stratégie des soins de santé en R.D. Congo ;
68. Réhabilitation des infrastructures médico-sanitaires et accroissement de leur capacité d’accueil par des investissements nouveaux en vue d’élargir la couverture sanitaire et l’accès aux soins de santé à toutes les couches de la population ;
69. Rationalisation de l’utilisation des ressources humaines et formation accrue des paramédicaux, plus particulièrement du personnel des niveaux A1 et A2 ;
70. Approvisionnement régulier du pays en produits pharmaceutiques et promotion de l’industrie pharmaceutique congolaise ;
71. Promotion de la médecine préventive, de l’hygiène publique, domestique et scolaire ;
72. Augmentation des ressources affectées à la santé par l’accroissement de leur quotité dans le budget de l’Etat, la diversification des sources de financement et la rationalisation de leur utilisation ; 73. Mise en place des mécanismes favorisant la participation communautaire à l’administration des soins de santé ainsi qu’à la prévention des maladies et promotion des opérateurs sanitaires privés ;
74. Institution d’un système de sécurité sociale élargi à la prise en charge collective des soins de santé et cogéré par les employeurs ainsi que les travailleurs, et appui aux mutuelles de santé
75. Amélioration du contrôle de l’administration des soins de santé et relance de la recherche bio-médicale ;

B. Education et recherche scientifique

 

76. Augmentation des crédits budgétaires alloués au secteur de l’éducation, allocations des ressources substantielles à la recherche scientifique et mise en œuvre d’une politique de coopération scientifique qui puisse ouvrir davantage aux chercheurs congolais les portes des institutions de recherche étrangères ;
77. Lancement de la campagne nationale de solidarité à l’enseignement en R.D. Congo afin de recueillir les ressources additionnelles pour l’amélioration des conditions de travail et de vie de l’enseignant et le financement des infrastructures scolaires ;
78. Appui à l’industrie congolaise du livre scolaire et approvisionnement des écoles en ouvrages scolaires et en matériel didactique ;
79. Renforcement de l’autonomie des Etablissements publics d’enseignement supérieur et universitaire ainsi que de l’inspection des Universités et Instituts supérieurs privés, application rigoureuse des conditions d’agrément et institution d’une procédure d’homologation des diplômes délivrés par ces établissements afin de leur donner une même valeur nationale ;
80. Renforcement du partenariat Etat-privé (confessions religieuses et opérateurs scolaires privés) ainsi que dans la définition de la politique d’éducation en R.D Congo ;
81. Réhabilitation, extension et création des écoles techniques, agricoles, et vétérinaires à l’arrière-pays ;
82. Réhabilitation progressive des infrastructures scolaires avec la participation des communautés de base ;
83. Relance de l’alphabétisation des adultes ;

C. Habitat

84. Promulgation d’une loi-cadre sur l’habitat, assistance à l’autoconstruction, promotion de l’industrie locale de production des matériaux de construction et intéressement des promoteurs privés à la construction des logements sociaux ;
85. Création d’un Fonds de promotion de l’habitat social financé notamment par l’épargne-logement, 1% de la masse salariale annuelle de l’exercice précédent versé par les employeurs ayant un effectif d’au moins 5 travailleurs (y compris l’Etat), le système de crédit en pool, les emprunts garantis par l’Etat, les dépôts obligatoires à concurrence de 3% du chiffre d’affaires réalisé au cours de l’exercice précédent par les entreprises industrielles, commerciales et financières et les revenus de la parafiscalité spéciale en faveur de l’habitat ;

D. Emploi, salaires et sécurité sociale

86. Accroissement des investissements publics et encouragement de l’initiative privée dans les secteurs à intense utilisation de la main d’œuvre locale, et appui aux institutions et projets de réinsertion sociale ainsi que de formation professionnelle des jeunes désoeuvrés ;
87. Instauration du crédit-emploi garanti par l’Etat en faveur des jeunes entrepreneurs encadrés par l’Office des Petites et Moyennes entreprises du Cong ( OPEC ), et protection de la main d’œuvre locale par l’application rigoureuse de la règle de la préférence nationale ;
88. Institution d’un salaire minimum interprofessionnel garanti, smig, flexible et ajustablement périodiquement en fonction d’un seuil d’inflation fixé par voie des négociations paritaires ;
89. Institution d’un système de sécurité sociale diversifié et couvrant plusieurs branches de la vie, implication plus grande des associations patronales et syndicales dans la gestion de la sécurité sociale et restructuration conséquente de l’Institut National de Sécurité Sociale ;
90. Meilleure organisation de la sécurité sociale des agents et fonctionnaires de l’Etat notamment par la création d’un organisme spécifique ;

E. Tourisme et Environnement

91. Relance du tourisme par un appui institutionnel au secteur de l’hôtellerie, la réhabilitation et la sécurisation des parcs nationaux et autres sites protégés ;
92. Intensification de la lutte contre les érosions, le déboisement, la déforestation, le braconnage, la pollution sous toutes ses formes et l’insalubrité publique ;
93. Meilleure gestion du secteur forestier en protégeant les droits des populations qui habitent dans les lieux d’exploitation forestière ;
94. Redynamisation du Programme National d’Assainissement et promotion des initiatives privées pour mettre fin à l’insalubrité publique surtout dans les grands centres urbains ;

F. Culture et Sports

95. Valorisation des sports et de l’identité culturelle congolaise, promotion et protection des œuvres de l’esprit et sauvegarde des droits des artistes pour qu’éclore le génie créateur du Peuple congolais.
96. Création et promotion des institutions sportives et culturelles, et réhabilitation et construction des infrastructures de développement, de valorisation et de diffusion de la culture congolaise par la parole, l’image, l’écriture, la lecture et par toutes autres formes appropriées ;
97. Promotion de l’industrie congolaise du livre et défense du pluralisme de l’information ainsi que de l’indépendance de la création artistique et de la communication ;
98. Rentabilisation du riche patrimoine culturel congolais à travers l’instauration d’une véritable industrie culturelle avec l’organisation des festivals annuels dans différents domaines culturels (musique, folklore, théâtre, poésie, littérature, cinéma…) ;
99. Mise en place des bibliothèques publiques dans les différentes contrées de la République , soutien aux œuvres intellectuelles et promotion de la production locale des films, théâtre et musique à travers notamment la création d’un Centre National de cinématographie, un opéra national, un conservatoire etc.
100. Intégration des activités culturelles dans le système éducatif et promotion du sport national dans toutes les disciplines et à travers les catégories scolaires, militaires, professionnels et de vétérans.

© Le Phare, Kinshasa 8 décembre 2006

08 décembre 2006

La signification de la fin de la recréation sifflée hier par “Joseph Kabila”

medium_Etienne_Tshisekedi.6.jpgTout est fin prêt maintenant pour exécuter le système d’asservissement et de prédation patiemment mis en place depuis 1996.

Hier donc, mercredi 06 décembre 2006, lors de son intronisation par ses géniteurs et parrains politiques réunis à Kinshasa, “Joseph Kabila” a annoncé qu’il venait de “siffler  la recréation” pour les Congolais.

Cette phrase constitue une menace et un mépris envers un peuple envers qui un vrai responsable politique et un vrai démocrate doit avoir du respect et témoigner de sa reconnaissance s’il a été démocratiquement élu par ce peuple. C’est une phrase qui fait partie de la nature des sytèmes dictatoriaux, autoritaires, esclavagistes et prédateurs. Le respect des textes légaux, la bonne gouvernance, l’éthique, le respect du Bien Commun, le respect des libertés et des droits de l’homme, la fermeté et la rigueur propres au système démocratique ne se confondent jamais avec des phrases menaçantes et méprisantes lancées à l’égard du peuple et des électeurs..

Cette phrase ne cadre pas non plus avec la logique de la fin des élections, si elles ont été libres, transparentes et démocratiques: celles-ci sont l’un des points culminants d’un processus. démocratique qui restera toujours perfectible et inachevé.

Tous les Congolais vont bientôt comprendre le sens profond, clair et distinct de ces menaces et de ce mépris et vivre la réalité concrète de cette petite phrase. Tous les Congolais, disons-nous, quels que soient leurs courants, partis politiques, familles, clans, tribus, ethnies, provinces, y compris mêmes les complices, les collabos et les traîtres….

De 1996 à 2006, les rwandais, ougandais, burundais, tanzaniens ainsi que les esclavagistes et les prédateurs occidentaux ont, après s’être servi d’un congolais (LD Kabila) comme un trompe-oeil et un paravent et après l’avoir vite éliminé de la scène théâtrale (assassinat le 16 janvier 2001), mis ce temps à profit pour mettre en place un système performant d’asservissement et de prédation. Ce système est doté de structures et de mécanismes sophistiqués non compris par nombreux congolais naïfs, dupes et distraits. Un système châpeauté par un tueur à gage froid et à col blanc, un individu apparemment inoffensif  et innocent, mais qui est accusé par les Rapports officiels consignés à l’Union Européenne et aux Nations Unies et par ceux qui l’ont connu de très près comme l’un des plus grands criminels de l’histoire humaine: Hyppolite Kanambe, alias “Joseph Kabila”.

Hier, “Joseph Kabila” a annoncé aux Congolais et au Monde que le système était enfin fin prêt pour passer à exécution.  Aucun congolais n’aura désormais ni le temps de se moquer des autres congolais mourants et agnosants, ni l’énergie de se défendre seul. Même si tous les Congolais, indistinctement, n’en meurent pas le même jour, mais tous seront frappés. Et ils en mourront chacun à tour de rôle.

A l’entrée de l’AFDL, plusieurs jeunes congolais ont été recrutés presque dans toutes les provinces du Pays (Est, les deux Kasaïs, Bas-Congo, Province Oriëntale, Bandundu, Kinshasa, Equateur…) soit-disant pour être formés dans l’armée. Mais le commandant des troupes terrestres de l’AFDL (“Joseph Kabila”) sait ce que sont devenus tous ces jeunes congolais: drogués, assassinés… pour priver le Pays, plus tard, d’une jeunesse qui pourrait se réveiller, s’armer, défendre la Patrie, le Peuple, l’intégrité territoriale, l’indépendance, la souveraineté, les institutions démocratiques, les leaders…  Il fallait faire table rase.. pour que la Patrie, le Peuple, les biens soient une proie facile, sans défense, face aux esclavagistes et aux prédateurs étrangers….

Tous les services de sûreté, de sécurité et de défense nationale sont contrôlés et dirigés par les étrangers (rwandais, tanzaniens, burundais, ougandais…).

Tous les services répressifs mis en place depuis 1996, pendant plus de 10 ans, ont été bien protégés et ont survécu pendant toute la Transition et durant tout le mandat de 5 ans de “Joseph Kabila”: Démiap, Pir, GSSP, Anr… Hier, tous ces services ont fait leur entrée triomphale dans la 3ème République.Ils continueront à surveiller les Congolais, à les sévir, à les réprimer, à les arrêter, à les torturer, à les assassiner… toujours impunément.

Les soldats que les Congolais ont vu défiler fièrement hier, très bien habillés, devant “Joseph Kabila” et ses visiteurs sont presque des étrangers: rwandais, tanzaniens, burundais, ougandais… Tous les congolais ex-FAZ sont toujours tenus dehors. Ceux qui sont dans le système sont placés dans des conditions très déplorables pour qu’ils se découragent et même périssent. Ils sont bien surveillés, poursuivis, discrètement et surnoisement éliminés physiquement, empoisonnés l’un après l’autre…

Depuis 1996, pendant que les congolais membres de l’AFDL s’enivraient jour et nuit (Kakudji, Mwenze Kongolo, LD Kabila, Katumba Mwanke…), les étrangers membres de l’AFDL et les parrains de l’AFDL (rwandais, tanzaniens…), du MLC (ougandais…) consacraient leur temps et leur énergie à l’étude approfondie de la cartographie des produits miniers stratégiques de notre Pays.

Le Sommet de l’Etat Congolais, toutes les institutions de l’Etat, tous les grands services financiers et économiques du Pays, toutes les voies de sortie et d’entrée de l’argent dans le Trésor Public Congolais… tout est châpeauté et sous le contrôle des étrangers…..

Qui osera affirmer n’avoir pas été prévenu par l’UDPS? Et cela depuis le 23 mai 1997 à ce jour. Cfr:
- Conférence de presse de M. E. Tshisekedi le 23 mai 1997;
- Conférence de presse de M. E. Tshisekedi le 7 août 1998 à peine revenu de la relégation;
- Plan global de réglement pacifique et global de la crise le 4 septembre 1998;
- Formation de l’UFAD;
- Toutes les interventions écrites et orales de l’UDPS au Dialogue Intercongolais;
- Formation de l’ASD pour sauver le Dialogue Intercongolais;
- Message du 15 septembre 2003 depuis l’Afrique du Sud intitulé “Ensemble, Sauvons et construisons le Congo”;
- Meeting du 28 septembre 2003 à Kinshasa de M.E.Tshisekedi lors de son retour de l’Afrique du Sud;
- Discours de M.E.Tshisekedi le 2 avril 2005;
- Messages de M.E.Tshisekedi à tous les Partenaires-Visiteurs et aux Congolais durant toute la Transition ;
- Message du 14 décembre 2005 sur le référendum constitutionnel
- Message de Nouvel An 2006….

Aujourd’hui, presque tout le monde demande que M. E. Tshisekedi parle encore!

Mais qu’avons-nous déjà fait de ses différents messages passés? Les avions-nous analysés, diffusés et expliqués auprès des Partenaires et de nos Compatriotes. Les avions-nous mis en pratique?

Faut-il qu’il parle encore pour que ce qu’il nous dira ne soit ni analysé, ni diffusé, ni appliqué? Pensons-nous sincèrement qu’un seul individu puisse tout faire pendant que nous, nous tournons les pouces, nous croisons les bras, nous attendons tout de lui et de Dieu ….

Aide-toi et le Ciel t’aidera.

© Dr François Tshipamba Mpuila

07 décembre 2006

Communication du Cardinal Etsou à ses collègues de la CENCO

« AVANCE EN EAU PROFONDE» ( Lc 5, 4)

LA FOI DANS L'AVENIR DU CONGO

 

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Déclaration de la Conférence Episcopale Nationale du Congo à l'aube de la Troisième République

Introduction

1. Réunis en Assemblée plénière extraordinaire à Kinshasa les 04 et 05  décembre 2006, nous, Archevêques et Evêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, saisissons cette occasion pour nous adresser à nos fidèles et aux hommes de bonne volonté en ce moment où, après une longue transition ponctuée par toutes sortes de turbulences politiques et sociales, notre pays est parvenu à l’étape finale de l’entrée effective dans l’ère nouvelle de la IIIe République.       

Solidaire avec l’Episcopat de la RD Congo , le Cardinal, Archevêque de Kinshasa, dans une lettre datée du 30 novembre 2006, adressée aux Evêques membres de la CENCO , regrette d’être retenu à Bruxelles et souhaite à l’Assemblée « un moment de grande communion fraternelle, de solidarité profonde avec notre peuple, et une opportunité pour nous exprimer dans la cohésion et l’unité, avec sens de responsabilité, afin que ‘ vienne le Règne de Dieu ‘ dans nos différents diocèses et dans notre pays ».                             

I. Une ère nouvelle

2. Comme nous l’avons affirmé dans notre message de juin 2006 : « Pour une fin de Transition apaisée. ‘ Le peuple avait le cœur à l’ouvrage ‘ (Ne 3,38) », les regards de tous les Congolais étaient tournés vers les élections. La population  était impatiente d’en finir avec une situation politique dramatique faite des misères indescriptibles, des souffrances indicibles et des morts innombrables. Elle manifestait sa volonté d’aboutir le plus tôt possible en cette année 2006 à l’instauration d’un Etat de droit. Aujourd’hui nous pouvons nous réjouir du fait que notre pays vient de prendre un nouveau départ. Il vient de mettre le cap sur les valeurs universelles qui font les Etats et les régimes politiques respectueux de l’homme et de sa dignité à tous égards. Nous bénissons le Seigneur, seul Maître de l’histoire, qui a permis à notre pays  de prendre ce tournant décisif.

De l’avis des observateurs nationaux et internationaux, le scrutin s'est dans l'ensemble bien déroulé, quoi qu'on ait déploré des incidents graves dans certains endroits. Le système adopté et appliqué d'affichage direct et immédiat des résultats, leur communication par téléphone et par Internet, et leur acheminement vers les bureaux centraux, a permis de disposer dès le lendemain, de tendances et de projections suffisamment fondées.

3. Nous félicitons le Chef de l’Etat pour son élection à la magistrature suprême. Nos félicitations s’adressent aussi à tous les élus du peuple. Dans la prière nous formons le vœu que leur mandat soit au service du bien commun et du développement intégral et solidaire de notre peuple dans la justice et la paix.

Nous félicitons les perdants pour l’attitude digne et responsable dont ils ont fait preuve, en acceptant les résultats des scrutins dans l’intérêt supérieur de la nation et pour sauvegarder la paix.

Nous saluons une fois de plus le peuple congolais pour sa dignité et sa maturité politique en allant voter dans le calme et la discipline, malgré la grande pluie qui s’est abattue dans certaines provinces du pays. Notre peuple a montré par là sa détermination à se choisir librement ses dirigeants. Nous lui disons à l’aube de cette IIIe République : « Avance en eau profonde » ( Lc 5,4)!

Nous réitérons nos félicitations à la Commission Electorale Indépendante (CEI) pour avoir réussi le pari d’organiser les élections tant attendues par la nation congolaise et pour avoir amélioré l’organisation du scrutin. La Police nationale, la MONUC ainsi que l’ensemble des forces de l’ordre méritent nos félicitations pour ce qu’elles ont entrepris en vue de sécuriser la tenue des élections.

II. Inquiétudes

4. Dans notre dernier Message daté du 5 octobre 2006, ayant pour thème:  « La vérité vous rendra libres  (Jn 8,32). Le verdict des urnes dans la transparence », nous vous avons indiqué, avant la tenue du deuxième tour de l'élection présidentielle, fixée au 29 octobre 2006, les conditions requises pour que soient assurés le bon déroulement et une heureuse issue du scrutin, en vue d'une entrée pacifique dans la IIIe République. A cette fin nous avons rappelé à tous les Congolais et aux  acteurs politiques, les principes et les positions ci-après :

- non à la violence pour se maintenir ou accéder au pouvoir,

- non à la balkanisation de la République Démocratique du Congo,

- campagne et élections dans la transparence,

- acceptation du verdict des urnes.

5. Au regard de ce qui précède, nous ne pouvons nous empêcher de relever des zones d’ombre qui ont émaillé la tenue des élections. Nous déplorons effectivement  des cas d’irrégularités, des actes de fraude et de violences rapportés par toutes les missions d’observation électorale. On peut dès lors  se poser la question de savoir si le processus et le verdict final ont été entièrement transparents au point de refléter la vérité des urnes.

6. C’est dans ce sens que le Cardinal Archevêque de Kinshasa, très inquiet pour sa part de la tournure que prenaient les événements a demandé à la CEI , dans sa lettre pastorale adressée aux fidèles de l’Archidiocèse de Kinshasa, que les résultats proclamés correspondent réellement à la vérité des urnes. 

7. En outre, des vices inquiétants se sont manifestés tout au long de la transition en général et du processus électoral en particulier : absence de critères de moralité, corruption et vénalité à large échelle,  achat des consciences, déficit de loyauté et de sincérité dans les alliances politiques, traîtrise et infidélité à la parole donnée, cupidité au point que l’argent est devenu le critère prioritaire des options et des actions dans la société, goût du gain facile, tricheries et magouilles, détournements de deniers publics, profanation des cimetières, mépris de la loi suivant les intérêts subjectifs et partisans, manipulations des chiffres, violence… La CENCO condamne avec force ces antivaleurs qui risquent d’hypothéquer l’avenir de notre pays, car un pays ne se construit jamais dans le mépris des valeurs morales.

8. Notre patrie, qui vient de prendre le parti de tourner le dos à la médiocrité ne peut pas vouloir à la fois  une chose et son contraire. La démocratie, c’est un état d’esprit quotidien, elle est une culture : culture des droits humains fondamentaux, culture du primat de la loi et surtout de la loi constitutionnelle fondée sur une loi supérieure, la loi naturelle, culture de l’excellence. La démocratie, c’est la culture de l’Etat de droit, de l’amour de la patrie, du respect de l’autre.

III. Cap sur l’avenir

9. La CENCO prend acte du résultat définitif proclamé par la Cour Suprême de Justice. Après les  élections présidentielles et législatives, il est urgent que les fils et les filles de notre pays s’engagent résolument à l’œuvre de la reconstruction du pays. Pour cela, des exigences incontournables doivent être respectées et des tâches urgentes bien identifiées et programmées. 

Des exigences fondamentales

10. Nous rappelons l’importance des exigences morales et spirituelles : sans elles ni nos ressources naturelles ni toute la technicité du monde ne peuvent rien apporter pour l’avènement d’un Congo nouveau. Nous sommes convaincus que le changement des gouvernants ne peut à lui seul entraîner automatiquement le changement tant souhaité et attendu par notre peuple. Nous croyons que seule la conversion des coeurs et le changement des mentalités nous aideront à édifier une société juste et fraternelle. Nous sommes tous appelés, chacun à son niveau, à ce changement de style de vie[1].

Un sursaut patriotique et responsable

11. Après avoir été, comme le dit notre hymne national, « longtemps courbés » par l’esclavage, la colonisation, le néocolonialisme, la dictature, la longue et difficile transition, dressons nos fronts, tenons-nous droits et restons dynamiques et vigilants pour aller plus loin, car « le Congo nous appartient »[2]. Tous les Congolais et Congolaises doivent pleinement assumer leur part de responsabilité pour l’avènement d’un Congo nouveau. Nous devons savoir que le développement de notre pays dépend avant tout de nous-mêmes.

La RDC n’est pas un pays sous tutelle internationale

12. Sans l’implication et la participation active et compétente des Congolais dans le processus entier de la détermination et de l’exécution des programmes de développement, à établir avec les instances internationales, rien d’important et de réellement durable ne peut être réalisé. Dans le cadre des échanges internationaux, et tout en tenant compte des exigences et contraintes actuelles de la mondialisation, le développement de la RDC doit être avant tout l’affaire et la responsabilité des Congolais.

Les ressources naturelles de la RDC sont inaliénables

13. Au cours des dernières années de la transition, le peuple congolais dans son ensemble s’est insurgé contre la poursuite acharnée et de plus en plus étendue, de l’exploitation irrégulière des ressources naturelles du pays et des contrats reconnus par tous les experts comme « léonins », signés entre la RDC et des investisseurs tant étrangers que nationaux. Le souhait est de voir la IIIe République remettre les choses dans l’ordre juste. Il incombe donc au Gouvernement congolais, au Parlement national ainsi qu’aux Assemblées Provinciales, selon les attributions de leur niveau, de s’atteler à réexaminer, dans l’équité et selon la loi, l’état des accords déjà passés. Ceci est réclamé depuis des années, sur le plan international et national, comme devant être effectué sur la base de plusieurs rapports existants, parmi lesquels nous signalons spécialement les Rapports du Panel des experts des Nations Unies et le tout récent Rapport parlementaire dit « Lutundula ». Le peuple congolais attend la suite à donner à cette requête.

Des tâches urgentes

La consolidation de la paix et de la concorde nationale

14. Après les élections, il est urgent de réconcilier les Congolais et respecter l’opposition démocratique dans le pays : réconciliation entre le peuple et ses dirigeants, les dirigeants entre eux, le peuple avec lui-même[3]. On attend de nouveaux gouvernants un geste de réconciliation en libérant les prisonniers politiques, en engageant des recherches pour retrouver des personnes portées disparues et de les remettre à leurs familles. C’est aussi le moment d’exiger pour la RDC la création d’un fonds international pour sa reconstruction, en guise de réparation pour les dommages des guerres successives d’agression. Par ailleurs il est impérieux que les Etats de la sous-région s’engagent solennellement à la paix par la signature d’un pacte de non-agression.

La création d’une armée républicaine

15. Les nouveaux dirigeants prendront à cœur la tâche primordiale de la création d’une armée nationale en vue de garantir la stabilité du pays, car l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale ne sont pas négociables. Ils y consacreront les moyens appropriés pour une rémunération équitable des forces de l’ordre.

La lutte contre l’analphabétisme

16. Les élections ont révélé un taux fort inquiétant d’analphabétisme dans notre pays. Cette question est liée au problème de l’enseignement et de l’éducation pour tous dans notre pays, ainsi qu’à des paramètres culturels qu’il importe de combattre. Peut-on espérer une vraie démocratie et un développement durable avec un peuple privé de son droit élémentaire de savoir lire et écrire ? Il est urgent que les nouvelles autorités fassent de l’éducation de masse une priorité, grâce à une alphabétisation croissante et fonctionnelle.

 Le désenclavement des populations

17. Dans la lutte contre la misère toujours présente, il s’avère nécessaire qu’un minimum soit réalisé pour sortir les populations de l’enclavement imposé par l’impraticabilité totale de la majeure partie des routes. Dans beaucoup de contrées de notre pays, les transports routier, fluvial, ferroviaire et aérien font défaut s’ils n’ont pas entièrement disparu depuis de longues années. Des populations sont complètement isolées, coupées du reste du pays et ignorées par l’Etat.

Le respect de la dignité de la personne humaine

18. La CENCO continuera à dénoncer toutes les violations des droits de l’homme. Il est vrai que les droits de l’homme sont violés non seulement par les étrangers et les nationaux à travers la répression et les assassinats, mais aussi en raison de l’existence des conditions d’extrême pauvreté et de structures économiques injustes qui sont à l’origine de grandes inégalités. Les salaires insignifiants et irréguliers aggravent la situation. L’intolérance politique et l’indifférence face à la situation d’appauvrissement généralisé traduisent un mépris de la vie humaine concrète devant lequel nous ne pouvons nous taire.  La pauvreté grandissante qui touche des millions de nos frères et soeurs et qui a atteint des degrés de misère intolérables, est le fléau le plus humiliant que nous avons connu lors de la IIe République et la transition. Nous l’avons dénoncé à plusieurs reprises et nous continuons à le dénoncer avec insistance et fermeté. Et nous, pasteurs, nous sommes touchés jusqu’au plus profond de nous-mêmes de voir sans cesse la multitude des hommes, des femmes, des enfants, des jeunes et des personnes âgées qui subissent l’insupportable poids de la misère ainsi que des différentes formes d’injustice sociale. Une nouvelle politique économique et sociale doit être mise en œuvre pour la libération de tous ces captifs (Cf. Lc 4,18).

La mise sur pied du Conseil économique et social

19. Après les récentes élections, en vue de rappeler à tous les Congolais et Congolaises la tâche importante du développement de la RDC au grand profit premier du peuple congolais, il est urgent que, dès la première année de la prochaine législature, on s'attelle à   mettre sur pied la nouvelle structure du « CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL » prévue très heureusement par la Constitution de la IIIe République (art.208), Conseil économique et social au niveau national, et par la suite au niveau de chaque Province.

L’ouverture à l'Afrique et au Monde

20. La RD   Congo a toujours été un pays ouvert aux échanges extérieurs, et plus précisément au Commerce International. La tradition de large coopération internationale, aussi bien bilatérale que multilatérale, s'est poursuivie et intensifiée, depuis l'accession du Congo à l'Indépendance, en 1960, jusqu'à nos jours.

21. Il y a lieu de souligner que les premiers concernés par les projets et les modes de développement de la RDC , sont les Congolais eux-­mêmes. Par le Gouvernement de la République , les divers experts congolais dans différents secteurs, doivent  être présents et entendus à toutes les étapes et à tous les échelons de la conception et de la prise de décision en matière de programme et plan de développement social, économique et industriel.

IV. La poursuite de la mission évangélisatrice

22. L’Eglise catholique continuera à s’engager dans le travail de la formation des consciences, d’éducation civique pour la consolidation de la culture démocratique  et d’interpellation prophétique. Elle poursuivra sa mission spécifique, en articulant harmonieusement avec les activités du secteur social, les problèmes essentiels du kérygme, de la catéchèse, d’une préparation soignée  à l’administration des sacrements, de la qualité de la vie chrétienne grâce à la pratique des vertus morales élémentaires attendues de tout chrétien, la préparation et l’encadrement des vocations sacerdotales et religieuses, et l’animation du laïcat[4].

CONCLUSION

23. Au seuil de la IIIe République , solidaires avec notre peuple, nous redisons notre foi en l’avenir qui appartient à Dieu mais exige la collaboration et l’engagement de l’homme. Ainsi invitons-nous tous les nouveaux dirigeants, tous les fils et filles de notre peuple à prendre pour de bon le bel élan dans la paix afin de bâtir un Congo nouveau. Nous ne pouvons pas oublier tous ceux qui ont payé un lourd tribut en ces années sombres des guerres : plusieurs millions de morts. Ces frères et soeurs ont droit à la mémoire, à notre compassion, à notre instante prière.

24. Avec la Bienheureuse Marie Clémentine Anuarite, fille de notre peuple qui a accepté de verser son sang pour ne pas trahir la parole donnée à Dieu, nous prions pour qu’à jamais cessent les guerres et les rébellions en RDC. A la Vierge Marie , Reine de la Paix , Notre Dame du Congo et Notre Dame de l’Espérance, nous confions notre pays. En ses mains nous déposons les joies et les espoirs de notre peuple et les tâches urgentes de cette IIIe République. Nous en recommandons la réussite à son cœur de mère, implorant sa protection sur l’avenir de notre pays. Qu’elle nous aide à travailler avec courage et endurance pour consolider la paix et l’unité nationale et rechercher inlassablement le progrès et l’essor national.

Que Dieu bénisse et garde la RDC

Fait à Kinshasa, le 05 décembre 2006

[1] Conférence Episcopale Nationale du Congo, « Lève-toi et marche » (Ac 3,6), Message des Evêques catholiques de la République Démocratique du Congo aux fidèles et aux hommes de bonne volonté, Kinshasa, Editions du Secrétariat Général de la CENC , 1997, n°14.

[2] Idem, « Voici le temps favorable, voici maintenant le jour du salut » (2 Co 6,2). Le Congo nous appartient, Déclaration du Comité Permanent des Evêques de la RDC sur la situation politique actuelle, Editions du Secrétariat Général de la CENCO , Kinshasa, 2005, n° 6.

[3] Cf.Idem, Mémorandum au Secrétaire général des Nations Unies,  Editions du Secrétariat général de la CENCO , Kinshasa, 2004, n° 21.

[4] Cf. Mgr L. MONSENGWO PASINYA, «  La Parole de Dieu n’est pas enchaînée » (2 Tm 2,9). Entretien avec les Evêques de France, Lourdes, 06 novembre 2005, n° 5.

© Cenco

27 novembre 2006

Déclaration de Son Éminence, le Cardinal Frédéric ETSOU

medium_Cardinal_Etsou.2.jpgÀ vous, chers fidèles de Kinshasa,
À la CEI,
Au CIAT,
À la MONUC,
À la Délégation de l'Union Européenne,
À l'Eurofor

 

À vous, mes chers diocésains, je vous dis sincèrement merci pour votre sens élevé de responsabilité et d'amour pour notre Patrie, qui a motivé votre joie d'aller, le 29 octobre dernier, voter pour celui qui sera appelé à la Magistrature Suprême et devra, ensemble avec le peuple, tirer notre beau pays du bourbier et du marasme économique et social dans lequel il a été plongé, pour le guider vers un lendemain meilleur de paix, de justice, de prospérité et de dignité.

Je vous félicite pour votre courage et votre détermination à mettre fin à cette longue transition par la voie des urnes.

Vous avez ainsi confirmé devant la Communauté internationale que le peuple congolais est libre et souverain de se choisir son propre Président et ses gouvernants.

J'invite la CEI , le CIAT, la MONUC , la Délégation de l'Union Européenne en RDC au respect strict des PROCES VERBAUX tels qu'établis par chaque bureau de vote, recueillis et approuvés par les témoins de chaque camp, par vos propres représentants, par la Fondation Carter ainsi que par d'autres institutions crédibles qui ont bien voulu accompagner la RDC dans cette dernière phase de l'enfantement du futur exécutif.

Je dis fermement non et non à toute autre manoeuvre qui mettrait en cause le libre choix, transparent et démocratique du peuple congolais, et qui risquerait de jeter le pays dans une confusion inutile.

La Communauté internationale devrait s'abstenir de toute tentative d'imposer au peuple congolais celui qu'il ne s'est pas choisi comme son Président. Toute tentative de ce genre serait un acte grave d'irresponsabilité et pourrait hypothéquer et entamer tout ce qui fait la fierté et le prestige de l'Occident et des USA. Non donc aux manipulations frauduleuses des urnes. Non à ce qui n'est pas la volonté du peuple congolais. Non à toute tentative d'imposer au peuple congolais un candidat devant juste satisfaire les appétits gloutons et prédateurs de ses commanditaires étrangers des ressources du sol et du sous-sol congolais.

Aux responsables de la CEI , particulièrement Mr l'Abbé Apollinaire Malu-Malu, nous vous invitons à déclarer et à annoncer les résultats vrais et crédibles qui reflètent le vote vrai des Congolais, gage pour une vraie paix et le début d'une ère nouvelle de reconstruction de la République Démocratique du Congo, du respect de sa souveraineté et de l'unité nationale. Nous voulons par les urnes la paix. Nous voulons la paix.

Puisse la Vierge Marie , Notre-Dame des douleurs, inspirer des sentiments de piété envers le peuple qui a tant souffert à cause de l'égoïsme des uns et des autres, y compris de ceux des Congolais qui, pour l'argent ou le pouvoir, s'adonnent à hypothéquer le futur de leur pays, en bafouant les droits fondamentaux du peuple congolais.

À vous, mes chers fidèles de Kinshasa, à vous Congolaises et Congolais, courage et patience. Que Dieu bénisse la RDC , qu'il nous accorde sa paix, l'entente et l'amour pour reconstruire notre pays et le sortir de la misère et de la pauvreté.

Ma bénédiction également vous accompagne !

Cardinal Frédéric ETSOU NZABI-BAMUNGWABI
11 Novembre 2006

Site internet : www.cenco.cd

Déclarations de Son Eminence, le Cardinal ETSOU : http://www.cardinalrating.com/cardinal_31.htm

Mise en garde des Evêques catholiques : Pas de pouvoir contraire à la vérité des urnes

medium_Etsou.jpgMise en garde des Evêques catholiques : Pas de pouvoir contraire à la vérité des urnes
(Le Potentiel 14/08/2006)

Les Evêques catholiques ne démordent pas. Ils continuent à veiller au grain pour le bon déroulement de toutes les étapes du processus électoral. Après avoir menacé de ne pas reconnaître la validité des élections si les irrégularités n’étaient pas corrigées, ils avaient fini par inviter le peuple congolais à aller voter massivement, convaincus des assurances qui leur avaient été données par les organisateurs des élections. Les voilà qui reviennent à la charge après le vote du 30 juillet pour mettre en garde toutes les parties contre les tendances de ne pas se soumettre au verdict des urnes.

Dans une déclaration rendue publique le samedi 12 août, avec comme thème principal « La paix dans la vérité des urnes », la Conférence épiscopale nationale du Congo, Cenco, vient de se prononcer sur le déroulement des élections du 30 juillet. Dans cette déclaration conjointement signée par le Cardinal Frédéric Etsou, Archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kisangani et président de la Cenco , et Mgr Tharcisse. Tshibangu Tshishiku, Evêque de Mbuji-Mayi et vice-président de la Cenco , les Evêques catholiques tiennent à ce que toutes les opérations consécutives au scrutin se déroulent en toute transparence et sans faille pour que soit connue la vérité des urnes.

Aussi, la Cenco hausse le ton et «condamne toute tentative d’organiser le pouvoir contrairement à la vérité des urnes ».

La Cenco insiste pour faire remarquer que « c’est à travers cette vérité que sera sauvegardée la paix pour la République démocratique du Congo ». Partant, dans cette déclaration de la Cenco , les évêques catholiques interpellent tout le monde en ces «termes : « C’est pourquoi nous invitons l’ensemble du peuple congolais et les candidats qui se sont présentés aux élections à se soumettre au verdict des urnes ».

TENTATIVES DE MANIPULATIONS ET TRICHERIES

Comme ils l’ont affirmé tout au début de ce processus électoral, les Evêques catholiques continuent à vérifier toutes les étapes du processus électoral. C’est ainsi qu’ils signalent que depuis le déroulement des élections le dimanche 30 juillet 2006, ils ont observé « des tentatives effectives de manipulations, tricheries et mécanismes de fraude qui ont été signalées ».

Face à cette situation, ils affirment qu’il y a lieu « d’en établir l’importance et le poids sur la crédibilité de deux scrutins. Les rapports de observateurs tant nationaux qu’internationaux à ce sujet seront indicatifs. La Cenco les examine pour appréciation ».

Auparavant, la Cenco a rendu un hommage mérité au peuple congolais qui s‘est rendu nombreux aux urnes, « dans l’ordre et la discipline, dans la patience et la tolérance, dans le calme et la paix ». Et de lancer ce cri de coeur : « Le peuple a parlé ; la cause doit être entendue ! Aucune personne ni institution, nationale ou internationale, ne peut se faire fi de cette volonté du peuple ». – C’est tout dire.

LA PAIX DANS LA VERITE DES URNES

Déclaration de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco) à l’issue des élections nationales

1. Conformément à ses prises de positions antérieures, la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco) affirme une fois de plus avec force que les élections libres, transparentes et démocratiques constituent la voie royale et obligée pour la conquête du pouvoir politique.

Aussi la Cenco se réjouit-elle de voir que le peuple congolais s’est rendu nombreux aux urnes, dans l’ordre et la discipline, dans la patience et la tolérance, dans le calme et la paix. La Cenco félicite le peuple congolais pour la maturité et l’esprit démocratique qu’il a démontrés pendant le scrutin. Pour le travail accompli, la Cenco remercie la Commission électorale indépendante (CEI), tous les observateurs nationaux et internationaux ainsi que les organismes qu’ils représentent.

2. Le peuple a parlé ; la cause doit être entendue ! Aucune personne ni institution, nationale ou internationale, ne peut faire fi de cette volonté du peuple. Seules les personnes librement élues par le souverain primaire sont habilitées à gouverner l’Etat en toute légitimité pendant la prochaine législature.

C’est pourquoi la Cenco tient à ce que toutes les opérations consécutives au scrutin se déroulent en toute transparence et sans faille, pour que soit connue la vérité des urnes. En effet, depuis le déroulement des élections, le dimanche 30 juillet 2006, ici et là, à travers le pays, des tentatives effectives de manipulations, tricheries et mécanismes de fraude ont été signalées. Il y a lieu d’en établir l’importance et le poids sur la crédibilité de deux scrutins. Les rapports des observateurs tant nationaux qu’internationaux à ce sujet seront indicatifs. La Cenco les examine pour appréciation.

3. En ce qui la concerne, la Cenco condamne toute tentative d’organiser le pouvoir contrairement à la vérité des urnes. C’est à travers cette vérité que sera sauvegardée la paix pour la République démocratique du Congo (RDC) : c’est pourquoi nous invitons l’ensemble du peuple congolais et les candidats qui se sont présentés aux élections à se soumettre au verdict des urnes.

4. A ceux qui seront régulièrement déclarés élus, nous recommandons de faire preuve d’un sens élevé d’esprit national dans le service de l’Etat par delà les différents courants des partis politiques, ainsi que les tendances et attaches régionales et provinciales. Qu’ils se montrent de véritables rassembleurs ayant à cœur de gouverner l’Etat congolais nouveau avec comme seule visée : l’intérêt supérieur de la nation et la consolidation de l’unité nationale à laquelle tiennent toutes les filles et tous les fils, citoyens de la RDC.

Quant à ceux qui feront partie de la minorité constitutionnelle, nous demandons de faire montre d’esprit démocratique et de contribuer au gouvernement du pays en exploitant, à cet effet, toutes les voies légales reconnues à l’Opposition politique par la Constitution de notre pays (Constitution, Art 8). Ils prépareront ainsi l’alternance politique pour l’avenir et consolideront la culture démocratique dans notre pays.

5. La Cenco félicite encore le peuple congolais pour sa profonde volonté de paix et de concorde nationale. Elle l’appelle de nouveau à éviter, en toute circonstance, des réactions et des actes de violence et invite les uns et les autres au respect de la loi et des procédures légales dans la revendication de leurs droits.

Que Dieu bénisse la RDC et son peuple.

Fait à Kinshasa, le 12 août 2006

+ Frédéric Cardinal ETSOU
Archevêque de Kinshasa

+ Th. TSHIBANGU TSHISHIKU
Evêque de Mbuji-Mayi
Vice-Président de la CENCO

+ L. MONSENGWO PASINYA
Archevêque de Kisangani
Président de la CENCO

Site internet : www.cenco.cd

Déclarations de Son Eminence, le Cardinal ETSOU : http://www.cardinalrating.com/cardinal_31.htm

Félicitations du gouvernement belge pour Joseph Kabila

medium_Guy_Verhofstadt.jpgFélicitations du gouvernement belge pour Joseph Kabila
27.11.06

BRUXELLES – Au nom du gouvernement belge, le Premier Ministre Guy Verhofstadt et le Ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht adressent au Président de la République démocratique du Congo (RDC), M. Joseph Kabila, le message de félicitations suivant.

 

" Monsieur le Président,

C'est avec un vif intérêt que le gouvernement et la population belges ont pris connaissance de l'arrêt de la Cour suprême de Justice qui, ce lundi 27 novembre 2006, vous a proclamé vainqueur de l'élection présidentielle.

Permettez-moi, en leur nom, de vous présenter mes chaleureuses félicitations.

Nous sommes convaincus que, investies de la légitimité du suffrage universel, les autorités congolaises seront mieux préparées à affronter, dans un esprit consensuel et de réconciliation nationale, les défis de la stabilité et de la reconstruction de la République démocratique du Congo.

Soyez assuré que la Belgique sera à vos côtés dans cette grande et noble tâche. Notre pays vous présente dès aujourd'hui ses meilleurs voeux de réussite.

Nous vous remercions pour votre invitation à assister à l'investiture du Chef de l'Etat élu au suffrage universel, prévue le 6 décembre 2006."

Source : Communiqué de presse du gouvernement belge, 27.11.06

20 novembre 2006

Communiqué de l'Union pour la Nation

UNION POUR LA NATION / EUROPE
Bureau de la Représentation de l’Union pour la Nation en Europe
Communiqué de presse n° 005/UNE/06

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Le Bureau de la Représentation de l’Union pour la Nation en Europe informe les Congolais, les membres de la Diaspora ainsi que l’opinion publique que, comme il l’avait annoncé, Jean Pierre Bemba Gombo « Mwana Mboka » a introduit depuis le samedi 18 novembre 2006, devant la Cour Suprême de Justice de la République Démocratique du Congo, une action en justice en contestation des résultats proclamés par la Commission Electorale Indépendante.

En résumé, cette action ne porte pas seulement sur le nombre des listes de vote par dérogation mais, plus que cela, sur les irrégularités relevées sur l’ensemble du processus, lesquelles ont porté préjudice au candidat de l’Union pour la Nation. Ces apories ont notamment trait au manque de transparence qui a caractérisé tout le processus. Elles concernent, entre autres, le fichier électoral, lequel inclut tantôt des omis, tantôt des inscrits sur les listes spéciales, tantôt encore des citoyens votant par dérogation. Elles touchent également le stock des bulletins de votes, alors que dans certaines provinces, les gens ont voté moins qu’au premier tour.

Quelques directeurs de campagne de l’Union pour la Nation tels que le Pasteur Théodore Ngoy et Anselme Enerunga ont été volontairement empêchés de battre campagne en faveur du J.P. Bemba dans le Katanga et au sud- Kivu, les témoins de l’Union chassés de plusieurs bureaux de vote de l’Est du Congo, plusieurs procès verbaux, notamment à l’Est, ont été établis de manière fausse et portent les mêmes signatures. L’Union a également réitéré les griefs déjà soulevés dans ses requêtes introduites en son temps devant la Commission Electorale et au sujet desquelles elle n’a obtenu que deux réponses du reste insatisfaisantes.

Pour la crédibilité du scrutin, l’Union pour la Nation a introduit devant la Cour plusieurs chefs de demande, en ce compris l’annulation du scrutin dans les provinces où les irrégularités ont entraîné le recours de l’Union.

Vu l’ampleur des fraudes, le Bureau se doit de rappeler à l’opinion certains faits répréhensibles à charge du président sortant : falsification de la loi portant enrôlement et identification des électeurs, falsification  de la loi référendaire, falsification de la constitution à soumettre au référendum, publication des faux décrets antidatés, auto -acceptation de sa propre démission de l’armée sans se référer au haut conseil de la défense. Usurpation de l’identité congolaise : arrivée en RDCongo en 1996 avec la nationalité Tanzanienne après y avoir fait son service militaire obligatoire, Joseph Kabila n’a jamais introduit une demande de naturalisation afin d’acquérir la nationalité congolaise conformément à la loi. Acceptation unilatérale de la présence de l’Eufor sur le sol congolais sans passer par le conseil des Ministres, invitation des mercenaires angolais et tanzaniens. Les exemples d’irrégularités, de faux en écriture, d’usage de faux et de prise illégale d’intérêt à charge du président sortant sont légions.

Par ailleurs, le Bureau de la Représentation de l’Union pour la Nation en Europe invite le peuple congolais et la diaspora à la mobilisation générale pendant cette semaine cruciale. Le peuple souverain primaire sait pour qui il a voté. Le Bureau demande au Cardinal Etsou de mettre à la disposition de la Cour Suprême de Justice et au grand public, les résultats que l’Eglise catholique a compilés afin de confondre les tricheurs et leurs parrains. Si d’aventure la cour traitait de manière arbitraire et complaisante la requête en annulation du scrutin  introduite par l’Union pour la Nation , le peuple congolais souverain primaire, lui qui a voté majoritairement pour Jean Pierre Bemba « Mwana Mboka », devra se prendre en charge conforment aux dispositions constitutionnelles prévues par la loi de la RD Congo. Pour se faire, le Bureau lance un vibrant appel patriotique à tous les combattants de la liberté afin de barrer la route aux tricheurs et à leurs parrains. Un Président de la République ne peut pas être élu sur base des PV falsifiés, faux en écriture, faux et usage de faux avec prise illégale d’intérêt.  Les Congolais ne veulent plus d’une république bananière.

De ce qui précède, le Bureau s’oppose avec la dernière énergie aux injonctions de certains parrains peu scrupuleux de ce processus électoral vicié, qui obligent les Congolais à accepter, tels des écervelés, les résultats grossièrement falsifiés au profit du président sortant. En outre, le Bureau dénonce avec fermeté la présence inopportune des milliers de soldats de l’Eufor et de la Monuc au tour de la résidence de Jean Pierre Bemba Gombo ; Voici comment un digne fils du pays est quasi prisonnier des troupes étrangères d’occupation, dans son propre pays ! Tout atteinte à l’intégrité physique de « l’Enfant du pays » entraînera une réaction foudroyante de la part de la population congolaise. Pour rappel, la RDCongo , pays cher à Patrice -Emery Lumumba, est indépendante depuis le 30 juin 1960, n’en déplaise à certains prédateurs internationaux nostalgiques de la colonisation et de l’esclavage. Le hold-up électoral ne passera pas.

Fait à Bruxelles, le 20 novembre 2006.

Pour le Bureau de la Représentation de l’Union pour la Nation en Europe
Benjamin Stanis Kalombo

04 octobre 2006

Manifestation du 7 octobre 2006 à Bruxelles : l'Udps dénonce une escroquerie !

medium_Tshisekedi.jpgLa dynamique UDPS Liège demande aux membres et sympathisants de l'UDPS habitant Benelux de s'abstenir pendant les manifestations qui sont organisées par les associations congolaises et certains partis pour le soutien de JP BEMBA le 07/10/2006 à Bruxelles.

Il s'avère que les moyens même mis en place pour le déplacement de nos compatriotes constituent un objet de discrédit pour les organisateurs de cette manifestation car la source de financement doit être expliqué à tous les vrais compatriotes. Qui paie les bus car l'UDPS n'a pas payé même 1€ et est cité parmi les participants à la manifestation?

Aucun membre de la structure officielle de notre parti dans le Benelux n'a été contacté officiellement pour engager le parti, les affiches avec sigle UDPS est une escroquerie politique et doit être dénoncée par les cadres du parti partout où ils se trouvent.

Les membres de l'UDPS qui au nom de la liberté individuelle et de la démocratie optent pour le soutien de BEMBA en allant participer à cette manifestation du 07/10/2006 doivent éviter d'utiliser les habits avec effigies de notre président national Etienne TSHISEKEDI wa MULUMBA et de tous les calicots faisant référence à notre parti politique.

Vous êtes sans oublier que le MLC, PPRD, RCD et leurs alliés ont été parmi les partis qui n'ont pas voulu que la diaspora congolaise vote en adoptant les articles 5,6,7 de la loi électorale et de ce fait exclure les gens qui allaient voter probablement pour UDPS.

L'UDPS le monde nous regarde et nous juge,la prudence et la neutralité doivent nous conduire,on ne gagne rien en soutenant le 1+4=0 nouvelle formule a travers un de ses membres,c'est aussi par respect de nos vrais combattants appelés communément parlementaires débout de la ville province de Kinshasa que nous vous demandons à prendre cette attitude car malgré la souffrance quotidienne ils n'ont pas hésité de soutenir le parti par les actions concrètes dont nous continuons à pleurer encore la main coupée de notre combattant DIDIER BONGEYA.

© Samy Musampa Batena Babo
Liège / Belgique
E-mail: sammusampa@hotmail.com

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