23 décembre 2006

Après Marie-Thérèse Nlandu, à qui le tour?

Il ne fait plus l’ombre d’un doute que le chef de file du cartel « Union pour la Nation », Jean-Pierre Bemba Gombo, sera la prochaine cible du pouvoir kabiliste. L’article intitulé « L’avocat Marie-Thérèse N’Landu côté cour et côté jardin ! », publié sous la signature de « MMC », la branche éditoriale de« DigitalCongo.net », un site Internet qui joue le rôle d’organe officieux de Joseph Kabila est révélateur de cet objectif. La « savimbisation » de Bemba serait-elle en route ?

C’est une parodie de procès qui a débuté vendredi 22 décembre devant le tribunal militaire de la garnison de Kinshasa-Gombe. A la barre, l’avocate Marie-Thérèse Nlandu Mpolo Nene, 53 ans, et neuf co-accusés. Comme à l’accoutumée, la première audience a été axée sur des questions de procédure ainsi qu’à l’énoncé des infractions retenues contre la partie défenderesse. De quoi l’accuse-t-on ? Selon la radio Okapi, trois chefs d’inculpation sont articulés à l’encontre de la prévenue Nlandu : détention illégale d’armes de guerre, recrutement des militaires. La troisième infraction, inattendue, se passe de tout commentaire : instigation d’un mouvement insurrectionnel. Ouf ! Quelle débordante imagination ? Il faut refuser de voir pour ne pas réaliser que l’affaire Nlandu prend désormais la tournure d’un procès politique. La prochaine audience est fixée à mercredi 27 décembre. En parcourant l’article précité de « MMC » (MultimediaCongo), il est clair qu’un plan qui ne dit pas son nom est en route pour étouffer toute forme d’opposition en RD Congo en général et celle incarnée par le cartel Union pour la Nation en particulier. Selon des sources bien informées, les « super faucons » de l’entourage présidentiel ont convaincu Joseph à « mâter » Jean-Pierre Bemba. « Si Bemba ne veut pas se comporter de manière « raisonnable », il subira le sort réservé à Savimbi », a déclaré, dans un cercle restreint, un diplomate européen en poste à Kinshasa. Cet agent diplomatique assure la main sur le cœur que ces propos ont été tenus par un proche conseiller de Kabila. Lors de la campagne électorale pour la présidentielle, le quotidien bruxellois « La Dernière Heure », sous la plume de son spécialiste maison promettait envisageait déjà cette « solution finale ». L’affaire Nlandu a tout l’air de « l’acte I » de ce plan. Ceux qui minimisent ce dossier pourraient se mordre les doigts. Après avoir présenté Marie-Thérèse N’Landu comme « prévenue irréfutablement » dans une affaire « de détention d’armes de guerre », MMC impute aux « partisans du candidat malheureux Jean-Pierre Bemba » la responsabilité d’avoir fait « brûler le siège de la Cour suprême de justice ». Pour la petite histoire, l’auteur de l’article omet de relever que « Marie-Thérèse » a été arrêtée non pas à la suite d’un mandat émis contre elle. La police s’est saisie de sa personne lorsqu’elle s’est présentée au siège de la Police afin de s’informer sur la situation de ses collaborateurs. Selon des témoins, l’avocate aurait eu une vive altercation verbale avec le fameux « colonel » Raüs.

Insolence
Après l’arrestation de Me Nlandu, ses proches confiaient que celle-ci a été arrêtée « pour insolence ». L’auteur de l’article semble confirmer que la juriste paie pour son franc-parler. L’accusée est présenté comme un membre non influente mais « particulièrement verbeuse » de l’Union pour la nation (UN), « plate-forme électorale qui a soutenu le candidat malheureux Jean-Pierre Bemba au second tour de l’élection présidentielle ». MMC de poursuivre que « (…) la bouillante avocate connue pour sa verve oratoire empreinte d’une verbosité sans pareille » a été chargée par « les maîtres de sa plate-forme occasionnelle » de mettre sur pied « un groupe d’anciens militaires pour opérer on ne sait encore exactement quel coup fourré ». Selon MMC toujours,
Me Nlandu était placée sous « surveillance étroite » par les services spéciaux de la police lesquels ont surpris une voiture en stationnement non loin de l’église catholique St-Luc au quartier Ma Campagne. « Fouillée de fond en comble, la voiture a révélé le contenu de son coffre qui contenait des grenades offensives », peut-on lire. « C’est alors que s’en est suivie l’interpellation des occupants de la voiture au quartier général des services spéciaux de la police, à Kin Mazières ».
C’est ici, à en croire MMC, que les occupants de la voiture « passèrent aux aveux sans trop de peine ». Le chauffeur fut, selon MMC, le premier à avouer que la voiture appartient à Mme Marie-Thérèse N’Landu. Et de poursuivre que les passagers de la voiture ont par contre fourni les « éléments clés constitutifs de cette affaire ». Quels sont ces éléments ? « Ils ont reconnu avoir fait partie de l’ancienne Garde civile dissoute avec l’arrivée au pouvoir de l’Afdl ». Est-ce un crime quand on voit tous les officiers ex-Faz qui fourmillent dans l’entourage de Joseph ? Les éléments ayant appartenu à l’ex-Garde civile seraient-ils moins congolais ou auraient-ils commis un crime particulier ? MMC ne s’arrête pas en si bon chemin. « Plus grave : ils avaient pour la circonstance reçu une mission spécifique bien précise en rapport avec la situation du moment ». Laquelle ? L’auteur de répondre : « Serait-il superflu de préciser que l’on se trouvait alors dans un contexte de bouillonnement politique surchauffé par l’agitation provoquée par les partisans de l’UN qui voulaient forcer la main aux hauts magistrats de la République statuant sur la requête en contestation des résultats électoraux du second tour de l’élection présidentielle introduite par Jean-Pierre Bemba en personne ». « Faudrait-il ajouter en plus que c’est dans la foulée de cette contestation que la cohue incontrôlée des partisans de l’UN avait envahi les abords de la Cour suprême de justice, mettant à sac une partie de ses installations, et infligeant aux hauts magistrats un affligeante dérobade en catastrophe par des issues improvisées afin d’échapper à la vindicte de leurs agresseurs potentiels ».

MMC de conclure : « Ainsi, (…), la police en est arrivée à conclure que l’avocate Marie-Thérèse N’Landu est la partie visible d’un iceberg ». Questions : qui a fourni à « MMC » toutes ces « informations judiciaires » censées être couvertes par le secret de l’instruction ? Le pouvoir kabiliste aurait-il tous les droits y compris celui de violer le secret d’instruction ?

© B. Amba Wetshi

21 décembre 2006

Pétition en ligne pour la libération de Me NLANDU

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Chères toutes, Chers Tous, 

Aidez-nous à libérer notre mère, tante soeur, épouse,nièce, grand-mère, Maître Marie-Thérèse Nlandu, avocate. 

Victime de représailles politiques en raison de ses prises de position, elle est arrêtée arbitrairement au Congo depuis le 21 novembre 2006, est accusée de fausses infractions et est détenue dans des conditions déplorables.

Suite à celles-ci, notre mère a eu une attaque cardiaque et son état de santé ne cesse de se dégrader.  Malgré une demande de libération pour raison de santé, les autorités congolaises refusent de la libérer.

Elle sera traduite (avec ses 6 collaborateurs arrêtés et torturés depuis  le 20 novembre 2006) devant une juridiction militaire qui au Congo est loin d'être indépendante.

Notre mère est une prisonnière de conscience comme Amnesty International l'a si bien dit dans son action urgente du 27 novembre 2006.

http://www.amnestyinternational.be/doc/article9548.html

Aidez-nous à les sauver pour qu'ils puissent être rétablis dans leurs droits, pour qu'ils puissent être auprès de leurs familles et amis, surtout en cette période de fêtes si symbolique.

S'il vous plait, soyez nombreux et nombreuses à la signer.N'oubliez pas de confirmer votre signature après y avoir été invité par le message que vous recevrez à cette fin sur votre boîte mail.

http://www.lapetition.be/petition.php?petid=18

Nous vous remercions,

Belinda et Dali Mbala
Filles de Prisonnière de Conscience
e-mail : mbaladali@yahoo.fr

17 décembre 2006

Me Thérèse Nlandu devant un Tribunal Militaire ?

© The North American Faculty of Congolese Origin (NAFCO) / L’Association des Professeurs d’Origine Congolaise d’Universités d’Amérique du Nord (POCAN)

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Me Thérèse Nlandu devant un Tribunal Militaire ?

L’Association des Professeurs d’Origine Congolaise d’Universités d’Amérique du Nord (NAFCO-POCAN) est consternée par la récente décision de Monsieur Joseph Kabila de faire juger Me Marie-Thérèse Nlandu par un tribunal militaire.

Cette décision témoigne d’une absence totale de respect pour les dispositions de la Constitution de la République Démocratique du Congo relatives aux droits humains et d’une ingérence flagrante de Monsieur Joseph Kabila dans le fonctionnement de la justice.

Me Marie-Thérèse Nlandu est détenue  depuis le 21 novembre dernier. Bien qu’elle n’ait pas été inculpée, vous  l’avez accusé d’avoir détruit la cour suprême de justice puisqu’elle avait parlé tout haut, comme tout autre citoyen pouvait le faire : dénoncer l’inactivité, le manque de vision, le manque de planification et l’irresponsabilité du gouvernement  que vous dirigez. 

En effet, dans un moment de tension, une période tourmentée comme celle la, n’était-il pas la responsabilité de  votre gouvernement d’encadrer la population?  Combien des soldats avez vous envoyé pour protéger le palais de justice?  Or comme Me Nlandu l’avait bien observée, la population était délaissée selon le message ci-après que vous lui attribuez : « Puisque maintenant ça crépite partout et il n’y a personne, personne ne nous protège; à quoi sert la MONUC ?, à quoi sert l’EUFOR?, à quoi sert l’armée congolaise?, à quoi ça sert ? Nous demandons au peuple congolais : devenez vous-même souverain, votre propre armée..»

Monsieur le Président, NAFCO vous rappelle d’abord que ce dossier  relève de la compétence des tribunaux civils en vertu de l’article 156 de la Constitution selon lequel : «Section 4 : Du Pouvoir judiciaire, Paragraphe 4 : Des juridictions militaires, Article 156 : Les juridictions militaires connaissent des infractions commises par les membres des Forces armées et de la Police nationale. En temps de guerre ou lorsque l’état de siège ou d’urgence est proclamé, le Président de la République , par une décision délibérée en Conseil des ministres, peut suspendre sur tout ou partie de la République et pour la durée et les infractions qu’il fixe, l’action répressive des Cours et Tribunaux de droit commun au profit  de celle des juridictions militaires. Cependant, le droit d’appel  ne peut être suspendu.

En effet, Me Marie-Thérèse Nlandu n’est pas  membre des Forces armées et encore moins de la Police nationale. De plus, la République Démocratique du Congo n’est pas actuellement en temps de guerre et à notre connaissance aucun en état de siège ou d’urgence n’a été proclamé

Votre nouvelle décision nous décoit totalement car les dispositions de la Constitution à cet égard sont suffisamment claires, mais elles sont toujours ignorées. Seuls les régimes sanguinaires et dictatoriaux ont recours aux tribunaux militaires afin de justifier les détentions prolongées, sans inculpation ni jugement des civils. Le Comité des droits de l'homme des Nations unies a d’ailleurs recommandé la suppression de cette pratique.

Il nous semble qu’il s’agit de la première d’une série d’attaques envers les Congolais de l’Ouest qui n’ont pas majoritairement voté pour vous. Nous vous rappelons Monsieur le Président que la ré-construction du Congo demande l’implication de tout le monde, y compris ceux qui n’ont pas voté pour vous.

Malheureusement, les arrestations arbitraires et les détentions prolongées de Me Nlandu et d’autres compatriotes de l’Ouest qui croupissement dans vos prisons, le manque de respect de la constitution du pays.. tous ces faits ne favoriseront pas l’implication de tout le monde dans la ré-construction de la République Démocratique du Congo.

La récréation continuera et l’action de votre gouvernement est vouée à l’échec.

Patriotiquement votre,

Nsalambi V. Nkongolo,
Cert. Cpe(Harvard) ; Cert.cpe (MIT), Ph.D. (Laval)
President NAFCO-POCAN
P.O. Box 2172
Jefferson City, MO 65102
U.S.A

13 décembre 2006

Me Nlandu Mpolo, prisonnière de Joseph Kabila

medium_big_loulou.jpgMaître Marie-Thérèse Nlandu Mpolo Nene est, peut-être, privée de liberté pour avoir « offensé» Joseph Kabila. L’avocate vient allonger la longue liste des Congolais qui ont osé houspiller la conspiration du silence qui entoure l’énigmatique  parcours personnel du « président élu »  de la RD Congo.

« L’affaire Nlandu est un grossier montage  à l’image de l’affaire Kuthino». C’est l’opinion invariablement exprimée par des observateurs tant à Kinshasa qu’à l’étranger. Près d’un mois après l’arrestation spectaculaire de Marie-Thérèse Nlandu Mpolo Nene, un des 33 candidats à l’élection présidentielle et conseil du vice-président Jean-Pierre Bemba, le mystère reste entier sur les faits répréhensibles imputables à ce membre du barreau de Kinshasa.  Le 21 novembre dernier, Marie-Therèse Nlandu, a été enfermée dans un des cachots des services spéciaux de la police alors qu’elle était à la recherche de ses collaborateurs en ce lieu redouté par les Kinois. Dirigée par le « colonel » Raüs Chalwe Ngwashi, cette unité de la police, formée notamment par la coopération technique française, dépend directement de Joseph Kabila.  Les griefs articulés à l’encontre de cette avocate et de ses proches sont d’une légèreté à l’image  de la décrépitude ambiante : « terrorisme ». Ni plus, ni moins. Me Nlandu  est, le plus sérieusement du monde, accusée de « détention d’armes de guerre et de grenades ». Ces proches parlent de « monumentale affabulation ». L’incendie du bâtiment de la Cour suprême de justice aurait été imputé aux membres de son entourage. Dans son édition datée de jeudi 30 novembre, l’hebdomadaire satirique bruxellois « Père Ubu » publie un document qui jette un éclairage nouveau sur cette affaire politico-judiciaire. Il s’agit d’une « lettre ouverte» que la prévenue avait adressée à la « communauté internationale » à la veille du premier tour de l’élection présidentielle qui s’est tenu le 30 juillet 2006.

Zones d’ombre

L’authenticité de ce document a été attestée par les membres de la famille Nlandu qui résident en Belgique. « En notre qualité de femme politique, et candidate présidente de la RD Congo , (…), avons l’honneur de vous adresser la présente requête », écrit Me Nlandu en soulignant que « la question de la crise congolaise doit revêtir nécessairement une dimension d’ordre éthique ». C’est ici que la femme politique  sort l’artillerie lourde. Elle déverse un « tapis de bombes » dans le camp du chef d’Etat sortant en rappelant au passage « la persistance des zones d’ombre » sur la personne du président-candidat mais aussi sur le doute qui plane sur l’identité réelle de celui-ci qui est « de plus en plus appelé Hyppolite ou Christopher Kanambe ». Rien que des sujets qui fâchent. Après avoir relevé que « Joseph » est  « de nationalité rwandaise » et qu’il tire sa force du soutien de certaines puissances financières de la communauté internationale, Me Nlandu poursuit son pilonnage en s’attaquant à « l’entourage ». Pour elle, étant donné que des membres de l’ « entourage immédiat »  de Kabila ont été accusés « de corruption et d’indélicatesse dans la constitution d’une immense fortune personnelle sur le dos du peuple congolais », la communauté internationale  doit astreindre Kabila à faire, avant son investiture, une déclaration sur l’honneur  de n’avoir jamais posé un « acte d’indélicatesse ou de corruption dans la constitution de sa fortune personnelle ». Et qu’il n’a jamais « commis d’actes illicites ou indirects avec le groupe Forrest et qu’il n’a pas placé de fonds personnels en Tanzanie et à Dubaï ».

Transactions fatales

L’avocate se fait plus incisive en exigeant des preuves établissant que Joseph  n’est nullement impliqué dans des actes de corruption au Congo et qu’il est exempt de tout soupçon dans les transactions dites « fatales » entre autres. Elle les énumère :  l’emphytéose Moanda, contrats miniers, la vente du sol et sous-sol congolais, la gestion des entreprises publiques dont la disparition de 32 millions de dollars US payés par le Congo Brazza à la Société   nationale d’électricité (SNEL), les fonds destinés aux hôpitaux du Congo-Kinshasa dans le budget 2005, les 12 millions de dollars US donnés au Mouvement Social pour le Renouveau (MSR) pour manipuler les élections, toutes les ventes suspectes de terre pendant la Transition du reste considérée comme période suspecte.  Ce chapelet de griefs a sans doute été perçu par le « camp kabiliste » comme une attaque frontale. « Marie-Thérèse » ne s’arrête pas en si bon chemin. Elle va plus loin en remuant le passé de Joseph Kabila. Et ce, depuis la guerre dite de « libération » à ce jour. Elle recommande à la communauté internationale d’exiger au président-candidat de prouver « qu’il n’a jamais été impliqué dans des abus de droits de l’homme, divers assassinats et crimes contre l’humanité ». Elle épingle des cas spécifiques : la  « disparition » de « 200 à 500.000 Hutus » pendant l’avancée de l’Afdl de 1996 à 1997 dans l’axe Goma-Kisangani. Ajoutant que Kabila doit démontrer « qu’il n’est ni de près ni de loin concerné par la mort de 5.000.000 de Congolais depuis 1996 à ce jour, qu’il n’est pas lié en tant que Commandant suprême des Fardc à l’exécution sommaire du colonel Tsheke Muadi, commandant Mamba Tshiaba, Officier S3 Ilenda Désiré, ni du Commandant de compagnie Etende ». Me Nlandu de conclure en abordant le sujet hautement sensible relatif aux origines familiales de Joseph Kabila en invitant celui-ci à infirmer ou à confirmer « sa filiation vis-à-vis de sa mère biologique Marcelline Katerebe Mukambuguje et de son père Christopher Kanambe ». Enfin, que Joseph « publie et signe sous serment » son curriculum vitae détaillé avec précision des années, des noms des écoles et lieux, les types d’études, des titres académiques acquis, des références de ses professeurs et témoignages de ses collègues de classe.

Secret d’Etat

Après le pasteur Fernando Kuthino et son mouvement « Sauvons le Congo » et l’avocat-pasteur Théodore Ngoy wa Nsenga, Marie-Thérèse Nlandu vient allonger la liste des Congolais confrontés à la violence d’Etat pour avoir dit haut et fort la vérité sur l’actuel numéro un du pays. A Lubumbashi, le défenseur des droits humains Golden Misabiko vit en clandestinité pour avoir écrit dans une lettre ouverte que Joseph Kabila porte une fausse identité. Les membres de la famille biologique de Laurent-Désiré Kabila n’échappent pas à cette règle.  C’est le cas notamment d’Etienne Kabila, exilé en Afrique du Sud, et du candidat député provincial John Kabila Taratibu. Participant, mardi 20 juin dernier, à l’émission «Tosolola» de la Radio Lisanga-Télévision à Kin, « John » avait publiquement contesté l’appartenance de « Joseph » à la famille biologique de feu LD Kabila. Son habitation fut attaquée par des hommes non autrement identifiés. L’homme ne dû son salut qu’à une fuite éperdue. En un mot, la vie passé du successeur de Mzee est élevée au rang de secret d’Etat le mieux gardé du pays. Le  « président démocratiquement élu » avait promis, dans une interview accordée au quotidien « Le Soir » daté du 17 novembre,  de régler quelques vieux comptes avec ceux qui l’avaient chahuté durant la campagne électorale. « Le plus difficile pour moi, ce fut la souffrance de ma famille (…). J’ai vu la souffrance de ma mère, de mes sœurs, de mes frères. Moi, je pouvais supporter les critiques. Mais les calomnies, les mensonges, les contrevérités, c’était plus difficile », déclarait-il. Lors de la conférence-débat organisée, samedi 9 décembre à Bruxelles, par le Cercle des étudiants congolais de l’ULB, Fidèle Babala, directeur de cabinet du vice-président Jean-Pierre Bemba, a été abondamment questionné sur l’arrestation de Marie-Thérèse Nlandu. Certains intervenants n’ont pas manqué de vitupérer, à tort ou à raison, la « mollesse » que semble afficher le cartel « Union pour la Nation  » - préférant jouer la carte de la légalité - face à ce dossier touchant aux droits et libertés bafoués d’un de ses membres. « Nous nous occupons du cas de Marie-Thérèse Nlandu, a dit Babala. Nous en ferons au moment opportun un casus belli ». En attendant, disent des analystes, « Me Nlandu peut être considérée comme  la « prisonnière personnelle » de Joseph Kabila ».

© B. Amba Wetshi

08 décembre 2006

Maître Marie-Thérèse NLANDU en grand danger !

medium_nlandumpolo_80.4.jpgLIBEREZ MARIE-THÉRÈSE NLANDU !

 Alors qu'une forte délégation d'officiels belges dont le Premier Ministre Guy VERHOFSTADT s'apprête à assisté ce 6 décembre 2006 à la cérémonie d'investiture du Président Joseph KABILA, la représentation au Benelux du Parti pour la Paix au Congo tient à rappeler à l'opinion internationale que sa présidente nationale Maître Marie-Thérèse NLANDU ainsi que six de ses collaborateurs sont toujours détenus arbitrairement par le régime de Kinshasa depuis le 20 et le 21 novembre 2006.

Lisez le dossier ci-après :

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07 décembre 2006

Libérez Maître Marie-Thérèse NLANDU !

Communiqué de presse n° 04/12/06

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  Alors qu'une forte délégation d'officiels belges dont le Premier Ministre Guy VERHOFSTADT s'apprête à assister ce 6 décembre 2006 à la cérémonie d'investiture du Président Joseph KABILA, la représentation au Benelux du Parti pour la Paix au Congo tient à rappeler à l'opinion internationale que sa présidente nationale Maître Marie-Thérèse NLANDU ainsi que six de ses collaborateurs sont toujours détenus arbitrairement par le régime de Kinshasa depuis le 20 et le 21 novembre 2006.

Fait à Namur, le 6 décembre 2006

Pour le Parti pour la Paix au Congo (Congo Pax),

Le Représentant au Benelux,

Didier NKINGU

28 novembre 2006

Affaire NLANDU : Déclaration des leaders congolais

Déclaration des leaders congolais au lendemain de l’arrestation arbitraire de Maître Marie-Thérèse NLANDU MPOLO-NENE

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1.      Description des faits et vice de procédure

Ce mardi 21 novembre 2006, Madame Marie-Thérèse NLANDU MPOLO-NENE, avocate au barreau de Kinshasa, un des 33 candidats au premier tour de l’élection présidentielle aux échéances en cours, Présidente du parti politique « Congo Pax » et membre de l’Union pour la Nation , a fait l’objet d’une arrestation arbitraire alors qu’elle était allée à la structure carcérale parallèle dénommée « Kin Mazière » s’enquérir du sort de ses collaborateurs enlevés le lundi précédent.

L’arrestation fut brutale, avilissante tellement le traitement était sans ménagement comme si on avait à faire à une malfrate.

Tout semble indiquer que l’ordre d’arrestation de Maître Marie-Thérèse NLANDU émanait des milieux proches de la présidence de la république. Ses collaborateurs, en effet, avaient été enlevés au niveau de la paroisse Saint Luc de Ma Campagne. Ils étaient enlevés là où ils attendaient Me Marie-Thérèse NLANDU en visite dans une famille. Ils se sont retrouvés brusquement encadrés par 4 Jeeps de la Police d’Intervention Rapide qui les avaient suivi depuis longtemps ; le communiqué de la « Voix des Sans Voix » est assez précis.

Après la Cour Suprême de Justice, elle s’est rendue aux services spéciaux de la police où elle a également retrouvé le véhicule au bord duquel se trouvaient ses collaborateurs enlevés. Sa surprise était bien grande, son choc et sa révolte compréhensibles, car la police l’a appréhendée elle et son garde du corps avant de les placer en détention sous le prétexte que ce sont eux qui venaient d’incendier la Cour Suprême de Justice.

2.      Etat de droit foulé aux pieds

Manifestement, le mensonge non seulement ne gêne pas, mais il est même devenu une arme que l’on veut utiliser à tout moment comme gage d’efficacité dans des actions de nuisance. Comme s’il suffisait de dire pour que se réalise ce que l’on a dit. Et comme si tout était permis pourvu qu’une justification soit donnée.

Il est important d’indiquer ici que ce genre de comportement relève de la barbarie, qu’il ne devait pas être toléré dans un Etat de droit. Et au moment où une dame choisit une voix pacifique pour solliciter un suffrage politique auprès du peuple congolais, une avalanche répressive se déchaîne sur elle, l’insécurisant et la brutalisant pour l’acculer au silence. Alors que la Constitution de la République Démocratique du Congo, en son article 22, reconnaît à toute personne le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion.

Nous ne pouvons pas indiquer combien cette perle de notre peuple ne mérite pas ce sort, nul n’a le droit de décourager les personnes croyant en l’Etat de droit, militante des droits de l’Homme, élevée dans la culture Kongo particulièrement respectueuse de la personne humaine et pétrie des valeurs chrétiennes.

Il est inadmissible qu’elle soit traitée de la sorte ! Nous protestons donc avec la plus vigoureuse énergie contre cette brutalité qui ne fait que nous éloigner de l’élégance et des valeurs absolues pour lesquelles nous nous battons toujours. Et nous sommes totalement révoltés contre tout usage de mensonge pour conférer de la vraisemblance à des actes barbares, et cela annonce des lendemains qui doivent nous faire déchanter.

Nous sommes résolument en devoir d’inviter notre peuple à s’éveiller, à rester attentif pour ne pas laisser faire n’importe quel arbitraire. Désormais, nul ne devrait avoir le droit d’agir aussi arbitrairement et de faire un étalage aussi arrogant de sa mauvaise foi.

Nous exigeons la libération immédiate de cette dame qui devrait bénéficier de l’immunité due à son rang ainsi que de tous ses collaborateurs. Fait à Kinshasa, le 22 novembre 2006

Docteur Pierre Anatole MATUSILA
Ernest Wamba dia Wamba
Ne MUANDA NSEMI
Justine M'POYO Kasa-Vubu
Kenga KIMPIATU 
Romain NIMY
Kiakumuisi KISOMBE
Prof. Emmanuel BAMBA
Me Bienvenue NTELA
Jean-Claude Luzamba VUEMBA
Ambassadeur Mtuiku Basamba KIMASI
Yves KISOMBE
Eugène Ndongala DIOMI
Zacharie BIDI BIDI
Prof Jean NSONSA
Prof LOKA ne Kongo
Raphaël Lumba SILUVANGI
KIAKUAMA kia KIZIKI

Communiqué de la famille de Me Marie-Thérèse NLANDU

COMMUNIQUE DE PRESSE

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"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir"
Albert EINSTEIN

Madame, Monsieur, 

La famille de  Maître Marie-Thérèse Nlandu (ses fils, ses filles, ses sœurs et son mari) ainsi que le Parti pour la Paix au Congo   portent à votre connaissance l'arrestation arbitraire dont celle-ci a fait l'objet de la part des services de sécurité du Président Joseph KABILA dans les circonstances relatées sur le site Congo Indépendant

Maître Marie-Thérèse NLANDU a toujours oeuvré pour la paix, cela lui a valu d’être nommée en 2003 ambassadrice pour la Paix de Universal Peace Federation (U.P.F.) , ayant son siège à New York 

Site : Universal Peace Foundation

En tant qu'avocate et activiste des droits de la personne humaine, elle a eu à assister entre autres des détenus politiques dans des procès complexes hautement politiques et ce, au péril parfois  de sa propre sécurité.

Nous venons encore à vous pour vous informer que celle-ci est tabassée ce jeudi soir 23 novembre 2006.  Elle est dans un état inquiétant, cette information nous vient d'un officiel européen car nous avons fait appel à la communauté internationale pour nous aider à la libérer.  Mais la voie diplomatique est longue et jusque là, elle est toujours entre les mains de ses tortionnaires.

Il n'y a aucune justification en droit qui explique le comportement des autorités congolaises car lorsqu'on arrête, il faut un mandat d'arrêt, les articles de loi qui expliquent cette arrestation...  Dans le cas de Maître Marie-Thérèse NLANDU, rien de tout cela n'a été respecté.

Et pourtant, la République démocratique du Congo vient d'élire son Président, Joseph Kabila et espère entrer dans l'ère réelle de l'Etat de droit.

Nous constatons à nos dépens que cela ne va pas dans ce sens.  Le Président Joseph KABILA s’est présenté comme le candidat du peuple, et pourtant Me Marie-Thérèse Nlandu, ancienne candidate à l’élection présidentielle du 30 juillet 2006 en RDC vit des heures sombres.

Comment peut-on parler de démocratie quand les droits de l'Homme sont de la sorte bafoués ?

Me Marie-Thérèse Nlandu est détenue dans de conditions déplorables: depuis son arrestation, on ne lui a pas donné  à manger, il n'y a pas d'urinoir dans sa cellule, aucune hygiène, ni d'assistance médicale...  Si une personne emblématique au Congo telle que Me Nlandu subit de telles violences, que peut-il arriver au peuple congolais déjà tant intimidé ?

Nous vous demandons votre aide pour une large diffusion ce mail afin de la libérer.

Fait à Bruxelles, le 23 novembre 2006

Pour sa famille,
Dali et Belinda Mbala
mbaladali@yahoo.fr

Muriel et Nicole Mbengo
Tél : + 32 2 426 53 14
Mobile : + 32 479 32 48 55
Mobile : +32 477 23 09 01

Pour le Parti pour la Paix au Congo,
Didier NKINGU
dnkingu@yahoo.fr

Pour le Comité de soutien à la Libération de Me Marie-Thérèse NLANDU,
Dunia SENDWE
Email : dunia@sendwe.be
Mobile : + 32 487 922 900
Tél : + 32 4 375 30 75

Pétition
Pour nous aider, nous vous prions de bien vouloir :

1. Cliquer sur le lien de la Pétition ci-après

2. Télécharger et Imprimer la Pétition

3. Faire signer un maximun de personnes

4. Renvoyer la pétition par la Poste, par Fax ou par Email à :

Mme Dunia SENDWE
38 avenue Blonden bte 42
4000 Liège
Tél : + 32 4 375 30 75
Fax : + 32 4 375 34 71

Email : dunia@sendwe.be

Petition_pour_la_liberation_de_Me_NLANDU.doc

Libérez Me Marie-Thérèse NLANDU !

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"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir"
Albert EINSTEIN

 

Me NLANDU est incarcérée depuis le 21 novembre 2006. En allant s'enquérir de la situation de ses collaborateurs, enlevés la veille, Me NLANDU a été immédiatement arrêtée et emprisonnée à la prison de MAKALA.  

 

Nous sommes inquiets car hier nous avons appris que la Cour Suprême de Justice avait légitimé Kabila. Sa prestation de serment aura lieu le 6 décembre 2006 en la présence de la communauté belge(*) et internationale.

 

La prestation de serment de Kabila est prévue pour le 6 décembre mais malheureusement, ni Maître NLANDU ni ses collaborateurs n'ont été libéré. Leurs vies sont en danger. Ils vivent dans la plus grande insécurité. 

 

Nous regretons que la Presse belge et internationale ne parle pas davantage de l'incarcération arbitraire de Me NLANDU car la Presse demeure l'unique moyen de faire pression sur les autorités pour libérer Me NLANDU.

 

(*) Lire à ce sujet le Communiqué du Gouvernement Belge

PÉTITION POUR LA LIBÉRATION DE MAÎTRE MARIE-THÉRÈSE NLANDU

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Maître Marie-Thérèse NLANDU, avocate de profession, Présidente du Parti CONGO-PAX, ambassadrice pour la paix de Universal Peace Federation (U.P.F.) en 2003 , ex-candidate présidente de la République , conseil de Jean-Pierre BEMBA dans le recours en contestation des résultats provisoires de l’élection présidentielle pendant devant la Cour Suprême de Justice, a été arrêtée arbitrairement à Kinshasa (RDC) le mardi 21 novembre 2006 alors qu’elle recherchait ses collaborateurs, Messieurs Bienvenu Makumbu, Charles Kianza, José Inonga, Gauthier Lusadisu, Bona et Gaillot, tous étant des civiles,  enlevés la veille par les services de sécurité du Président Joseph KABILA.

Actuellement, elle est incarcérée et à la prison de Makala avec ses collaborateurs. Les conditions de leur détention sont déplorables : ils sont torturés et affamés, sans aucune assistance médicale.

Le chef d’accusation qui pèse sur eux, celui de complicité dans une affaire de détention illégale d'armes, est un mensonge grossier.

NOUS EXIGEONS LEUR LIBERATION IMMEDIATE !

Pour nous aider, nous vous prions de bien vouloir :

1. Cliquer sur le lien de la Pétition ci-après

2. Télécharger et Imprimer la Pétition

3. Faire signer un maximun de personnes

4. Renvoyer la pétition par la Poste, par Fax ou par Email à :

Mme Dunia SENDWE
38 avenue Blonden bte 42
4000 Liège
Tél : + 32 4 375 30 75
Fax : + 32 4 375 34 71

Email : dunia@sendwe.be

Petition_pour_la_liberation_de_Me_NLANDU.doc

Nous vous remercions et comptons sur votre soutien.

Comité de soutien à la libération de Me NLANDU 

Mme Dali MBALA
Tél : + 32 2 426 53 14
Email : mbaladali@yahoo.fr

Ou

Mme Dunia SENDWE
38 avenue Blonden bte 42
4000 Liège 

Tél : + 32 4 375 30 75
Fax : + 32 4 375 34 71
Email : dunia@sendwe.be

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