11 décembre 2006
Le règne du mensonge politique en RDC. Qui a tué Kabila?
© Fweley DIANGITUKWA
Éditions L'Harmattan
Voici enfin expliquées en détail les raisons et les circonstances de l'assassinat du président autoproclamé Laurent-Désiré Kabila, les origines de Joseph Kabila et le nouveau style de recolonisation de la République démocratique » du Congo (plus subtil et plus stratégique) mené à partir des représentants locaux acquis aux idées des potentats étrangers. Le peuple congolais est terrorisé, trompé et appauvri à dessein afin de spolier plus facilement les richesses minières du Congo.
« Le règne du mensonge politique en RD Congo » est un livre qui doit être lu par les Congolais qui aiment profondément leur pays et par tous les amis de la RD Congo. Faites connaître ce livre autour de vous. Le tirage étant limité, veuillez commander votre exemplaire dès aujourd'hui.
La vie politique congolaise est réglée par le mensonge. Parmi les dossiers les plus chauds sur cette question, il y a la nationalité des soldats rwandais incorporés dans l'AFDL, le massacre des réfugiés Hutu en RDC, le vrai mobile de l'assassinat de L.-D. Kabila caché aux Congolais, le choix de son successeur, le curriculum vitae très discuté de Joseph Kabila et de plusieurs hommes politiques haut placés, les objectifs poursuivis par l'AFDL, les CPP, le PPRD, l'enrichissement sans cause des hommes politiques, etc.
A cause de son âge avancé, LDK ne pouvait plus être ce soldat à l'image héroïque de Che Guevara. Ainsi, chaque brave guerrier qui pouvait accepter de mener la guerre pour son compte devenait son allié, son ami, son confident, son frère ou son « fils ». Il a présenté James Kabarebe, sujet rwandais, comme un parfait citoyen congolais. Le président L.-D. Kabila a pactisé avec tout individu qui était capable de lui montrer le « bon » chemin, augmentant ainsi la confusion dans la question de la nationalité.
Les services de renseignement étaient truffés d'étrangers qui se disaient Congolais et qui étaient présentés tels quels par Kabila lui-même. En politique, lorsqu'un homme d'État a menti une première fois, il a tendance à persévérer dans son mensonge afin de ne pas être discrédité. Voilà comment le mensonge politique est devenu un art en RD Congo. Aujourd'hui, de nombreux Congolais déclarent publiquement que la relation de consanguinité que le président Laurent-Désiré Kabila a déclarée avoir avec Joseph Kabila est un vrai mensonge.
A Rome, César fut assassiné par Brutus qu'il aimait comme son fils. Un leader politique ne peut être assassiné que par celui qui lui est très proche. Justement par un Brutus ! Mais qui est ce Brutus congolais ?
Le scénario de la mort de Lumumba s'est-il répété, celui de l'implication d' une puissance étrangère et l'accession au pouvoir du bourreau de la victime secondé et protégé par tous les arrivistes, les assoiffés du pouvoir et de l'argent facile et par la communauté internationale ? Le Congo a besoin d'un leader de conviction, d'un homme d'Etat rassembleur, qui incarne l'esprit de développement et de progrès, appelé à sortir ce sous-continent du mensonge politique et de la démagogie ».
Le règne du mensonge politique en RDC. Qui a tué Kabila?
Éditions L'Harmattan à Paris
ISBN : 2-296-018400-8 ; 13 €
Fweley Diangitukwa est docteur en sciences économiques et sociales, mention : science politique (Université de Genève). Il a déjà publié plusieurs ouvrages.
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21 septembre 2006
La Loi Fondamentale du 19 mai 1960
Plaidoyer pour un Commonwealth entre la Belgique, le Congo, le Burundi, et le Rwanda.
Le Pasteur-Juriste Prosper SENDWE a développé le point de vue de l’Ecole africaine de Bruxelles et du Comité pour l’avènement d’un Commonwealth entre les quatre pays précités. Le pasteur Sendwe se réfère à son étude juridique de la loi fondamentale belge du 19 mai 1960 relative aux structures du Congo. Il reconnaît dans cette loi 3 fonctions principales.
Il s’agit d'une :
- Loi spéciale belge
- Constitution pour la transition en R.D.C
- Base constitutionnelle pour l’avènement d’un Commonwealth entre les quatre états souverains cités ci-dessus
Quelle actualité comporte pour nous une telle loi, promulguée il y a quarante-trois ans et depuis tombée pratiquement en désuétude ? Le pasteur Sendwe reconnaît que ni en Belgique, ni au Congo, cette loi n’a été abrogée conformément aux formes substantielles prévues : elle est donc toujours valide.
Ensuite, il examine l’intérêt de cette loi. Il constate que la République démocratique du Congo, dans ses frontières du 30 juin 1960, est la création de cette loi. Il remarque que celle-ci comporte un programme de formation de l’Etat congolais et de consolidation de son indépendance. La République démocratique du Congo ne pourra être définitivement et complètement indépendante qu’à l’issue du processus fixé par la loi fondamentale, qui consiste en la mise en vigueur de la Constitution définitive, élaborée, adoptée et promulguée selon les formes substantielles prévues.
M. Sendwe constate que le coup d’état du colonel Joseph Désiré Mobutu du 14 septembre 1960, en neutralisant les principaux acteurs congolais prévus par la loi fondamentale, a ruiné définitivement toute la légalité au Congo.
Depuis lors, le pouvoir n’a plus été exercé qu’à la suite de coups de force successifs. Du point de vue juridique, la République démocratique du Congo est en transition depuis le 30 juin1960 en attente d’une Constitution congolaise définitive et cette transition légale n’est pas à confondre avec les multiples périodes transitoires que l’on connaît depuis le 14 septembre 1960.
La loi fondamentale du 19 mai 1960 est également d’actualité parce que, d’après l’étude du pasteur Sendwe, elle fournit la base constitutionnelle de l’établissement d’un Commonwealth entre les quatre Etats souverains de Belgique, du Congo, du Rwanda et du Burundi.
D’après le pasteur Sendwe, les troubles, les guerres et les massacres génocidaires, qu’ont connus au cours des quarante dernières années les régions d’Afrique centrale s’expliquent sans doute par l’absence d’un cadre institutionnel regroupant les quatre Etats, historiquement et longtemps unis, que sont ces quatre pays.
Pourtant, la loi fondamentale, en parlant d’unions à établir entre ces Etats, prévoit un tel cadre. Deux fois, au Parlement belge, en mai 1984 et en mai 1986, le projet d’un Commonwealth à établir entre ces quatre pays a été évoqué. Le pasteur Sendwe pense que cette double évocation n’a pas été suivie d’effet durable, parce qu’elle ne se référait pas aux dispositions pertinentes prévues par la loi fondamentale du 19 mai 1960.
Dans l’intérêt mutuel des peuples belge, congolais, rwandais et burundais, et tenant compte du capital historique de sympathie entre ces peuples, le pasteur Sendwe estime que les différents contentieux historiques, financiers et autres pourront sereinement et harmonieusement être résolus dans le cadre d’un Commonwealth entre les quatre Etats, tel que prévu par la loi fondamentale.
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